Accueil du site > Sports > Can 2010 > 3ÈME FORUM INTERNATIONAL : « INVESTIR EN AFRIQUE »

3ÈME FORUM INTERNATIONAL : « INVESTIR EN AFRIQUE »

mercredi 27 septembre 2017


La transformation digitale va permettre de booster l’économie et d’améliorer la performance des processus existants, en partenariat avec la Chine

La deuxième journée du 3e Forum « Investir en Afrique » est marquée par l’envie de la Chine et des partenaires privés qui veulent appuyer les pays africains à se développer par la révolution numérique, afin de leur permettre de faire face aux défis du continent. Il a été aussi question de voir comment développer les compétences pour la main-d’œuvre actuelle et future de l’Afrique. En effet, la question de l’éducation a été abordée en présence de Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, qui a étalé les difficultés auxquelles est confrontée l’éducation en Afrique.

« Tic et Bond en avant »

Pour avoir accès à une technologie de rupture et une technologie à coût réduit, l’Afrique a besoin d’une infrastructure de base, selon les investisseurs. Pour eux, la gouvernance et l’environnement sont un des freins du secteur de l’économie numérique dans la plupart des pays africains. « Si les investisseurs veulent aider les pays africains à adopter les nouvelles technologies digitales, ils doivent penser d’abord à la réglementation numérique », a dit Antoine Ngom, président de l’organisation des professionnels du secteur numérique au Sénégal.

Un expert d’affirmer : si les gouvernements africains savent comment réguler le marché en termes d’offre et de demande, en tant qu’entité facilitateur et co-créateur, le secteur privé sera attiré et va investir dans l’infrastructure digitale, avec le numérique derrière.

Pour Antoine Ngom, l’idée, c’était de voir comment utiliser le digital pour faire un grand bond en avant dans le développement de l’Afrique. « La révolution digitale, c’est une réalité que les Africains doivent prendre dans le bon sens, en saisissant l’opportunité de pouvoir s’approprier cette initiative révolutionnaire et d’être l’acteur de sa mise en œuvre », a fait savoir M. Ngom.

« Repenser les méthodes d’acquisition de compétences et des services de l’éducation »

Aujourd’hui, en Afrique, les compétences sont une contrainte, parce les talents sont limités. Seuls 33% de la population atteignent le niveau secondaire, alors que la moitié seulement atteint l’université. Cette disparité conduit à l’inégalité et fait que les conditions de succès ne sont pas réunies dans le marché de l’emploi. Pour le Chargé de l’éducation de la Banque mondiale, « avoir une éducation de qualité est une priorité pour l’Afrique, parce que ça permet d’avoir un travail de qualité ». Pour lui, l’éducation de qualité avec les nouvelles technologies digitales permettra à l’Afrique de lutter contre le chômage des jeunes.

Selon Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, un certain nombre d’objectifs qui étaient fixés lors du forum de Dakar pour les pays africains n’ont pas été atteints. « Il y a des obstacles importants, particulièrement l’éducation de base, parce qu’il y a 89 millions de jeunes âgés de 12 à 24 ans qui n’accèdent pas à l’école ou même s’ils y accèdent, l’accès à l’écriture et à la langue pose un énorme problème. L’enseignement supérieur n’est pas épargné avec un taux de 7% en Afrique, là où les pays occidentaux atteignent un taux de 76% », a fait savoir le ministre sénégalais.

Mame Thierno Sèye (Stagiaire) jotay

Répondre à cet article