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A vos promesses, pour un million neuf cent attentes

jeudi 5 avril 2012

Pour Nietzche, l’espoir est le pire des maux car il prolonge la souffrance de l’homme. Telle est la situation que devront vivre les deux millions d’électeurs qui ont préféré Macky à Wade par un score à la soviétique. Toute sa campagne a été jalonnée de promesses épatantes et qui ont fini par avoir raison d’un vieux routier. Ayant trop promis aux citoyens, il est dores et déjà très attendu par une forte demande sociale de sénégalais, vivant pour la plupart, une déchéance sociale élevée. Même si le motif du vote contre Wade est loin des manquements reprochés à un Président qui a révolutionné pas mal de secteurs en douze années de gestion. L’attente sera donc longue et la demande pressante. De tous les Présidents élus, Macky Sall n’aura aucun privilège de grâce. Le temps joue contre lui et tout retard lui porterait préjudice. Dés lors, pour ne pas trop vite tomber dans la disgrâce, des alternatives lui sont nécessaires pour différer le futur contentieux avec le citoyen lambda. Mais est-ce qu’il en dispose. La seule vérité sur le choix de son chef de gouvernement est qu’il cherche de l’argent. Beaucoup d’argent pour stabiliser une contestation en veille. Et, nul n’ignore que, les premiers missiles viendront de la banlieue, centre de concentration de la contestation et de la pauvreté. Une banlieue acquis à sa cause à toutes les étapes de la présidentielle. Donc, la baisse des denrées de premières nécessités urge. Mais comment, si l’on sait que le prix du riz a augmenté sur le marché mondiale. Les manœuvres s’amenuisent et glissent tout droit vers une désillusion pour les sénégalais qui ont cru à la rupture et à l’espoir contre la continuité. Dés lors, dans ce contexte de crise mondiale, il sera difficile pour le nouveau Chef de l’Etat de tenir toutes ses promesses. Même les plus immédiats. Toutes ses utopies de campagne. L’emploi des jeunes sera angoissant pour le nouveau régime. La fonction publique est bouchée pour une bonne dizaine d’années. Les différentes agences de financement des jeunes ont atteint leur seuil de saturation et d’épuisement de crédits. Pour l’enseignement, lui qui connait le dossier, aura fort à faire dans une période de rareté d’argent, de satisfaire les syndicats d’enseignants. La construction d’école a atteint sa phase terminale et on s’achemine vers l’atteinte des objectifs pour une scolarisation. Finie donc la récréation. Place au travail rapide et soigné. Elu par un vote sanction, le Président Macky Sall est dans une situation peu enviable. La réalité du pouvoir est contraire au discours du dehors. Cependant, les citoyens pourraient développer une dynamique d’indulgence eu égard à la confiance portée sur lui. De l’autre côté, toutes les flutes contestataires sont de son côté. Les nouveaux opposants se relèvent difficilement de la veste ramassée. Donc, un début de mandat sans pression politique. Le temps est au maquillage.


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