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AHMET KHALIFA NIASS : POURQUOI JE N’AI PAS VENDU LE MERIDIEN PRESIDENT dont la valeur vénale, à mon avis, se situe entre un milliard de dollars et un milliard d’euros (soit entre 500 et 600 milliards de nos francs).

samedi 6 juillet 2013

En ma qualité de plénipotentiaire de l’Etat, j’ai eu à négocier la vente du Méridien Président dont la valeur vénale, à mon avis, se situe entre un milliard de dollars et un milliard d’euros (soit entre 500 et 600 milliards de nos francs). Aujourd’hui, si l’hôtel devait être revendu, il y aurait lieu de le faire en tenant compte de ces trois critères réunis : 1.La superficie 370.000m2 à 1000 dollars le mètre carré : 370 millions de dollars a. Les infrastructures : 340 millions de dollars 3. Le fonds de commerce : 300 millions de dollars J’ai, en son temps, rejeté les deux offres qui m’en avaient été faites. L’une émanait du Prince Al Walid qui avait, pour l’occasion, confié le dossier à son représentant à la bourse de Dubaï (où il était coté), en l’occurrence Monsieur Nikos Hadjos. Qui après négociations, le 19 mars 2007, m’a fait parvenir par courriel une proposition d’un montant ridicule. 37 millions d’euros, soit prés de 45 millions de dollars. Ce genre d’offre, pour les négociateurs expérimentés, constitue toujours une invite à la corruption. C’est-à-dire, un peu à l’Etat, beaucoup aux négociateurs. Mais je n’étais, certes, pas là pour ça. L’autre offre venait de la Libye qui proposa 150 millions d’euros en plus de l’un des avions de Kadhafi. En l’occurrence un Airbus A340 avec un aménagement royal haut de gamme pour une valeur de 110 millions d’euros. Soit 260 millions d’euros, c’est-à-dire plus de 300 millions de dollars. (Curieusement, l’avion avait été revendu à Kadhafi par le même Prince Al Walid qui venait de le racheter au Sultan de Brunei qui l’avait possédé en première main. D’ailleurs le non paiement d’une commission concernant ladite transaction à une femme d’affaires jordanienne fait l’objet d’un procès pendant à Londres qui a fait la une du Financial Time la semaine dernière. Laquelle femme accuse Al Walid d’être revenu sur ses engagements vis-à-vis d’elle). Mais j’ai dû rejeter l’offre, freinant, ainsi l’ardeur de ma hiérarchie. Parce que tenant compte de la mauvaise qualité des relations entre ces deux pays arabes que sont la Libye et l’Arabie Saoudite. Je rappelle qu’en son temps des Libyens avaient été arrêtés pour tentative d’assassinat (lequel attentat était prévu au moment où il offrait un diner de rupture du Ramadan au Président Wade ainsi qu’à sa délégation dont je faisais partie) du Roi Saoudien. Alors que c’est ce pays qui nous avait offert le Méridien Président.

M. AhmedKhalifa NIASSE


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