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APRES DES EXPERIENCES AU GHANA, EN ANGOLA ET EN ZAMBIE : Le Français Hervé renard intéressé par le banc des « Lions »

mardi 7 février 2012

Le Sénégal est la grosse déception de la Can 2012. Mais n’empêche, des techniciens comme Hervé Renard lui trouve des excuses et reste preneur en cas d’offres pour coacher les « Lions ».


BATA – Certes, le remplacement d’Amara Traoré sur le banc de l’équipe nationale n’est pas à l’ordre du jour au niveau de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Mais le poste fait l’objet de grandes convoitises. Alors que l’instance fédérale s’est donné rendez-vous, ce mardi, pour faire une évaluation de la participation cauchemardesque des « Lions » à la 28e Coupe d’Afrique des nations (Can), des appétits commencent à se manifester. Le premier technicien à faire un clin d’oeil aux autorités sénégalaises est le Français Hervé Renard. En effet, depuis que son équipe, les « Chipolopolos » de la Zambie, a battu le Sénégal (2-1), il ne cesse de vanter le mérite et les qualités des « Lions ». C’est parce que tout simplement le coach zambien, qui a enfin accepté de parler spécialement du Sénégal, est intéressé par le poste de sélectionneur. « Bien sûr que je suis intéressé pour entraîner cette équipe du Sénégal. C’est un pays qui parle français. Il paraîtrait que c’est un pays très agréable à vivre. Pour l’instant, j’ai un contrat en Zambie jusqu’en novembre 2012. J’espère un jour aller au Sénégal, si je suis contacté », lance Hervé Renard. C’est surtout le talent et la qualité de ses stars qui motivent son penchant. « Malgré l’élimination prématurée du tournoi, le Sénégal est une grande équipe. C’est une nation de football avec de grands joueurs. Ils ont été bons, lors des qualifications », tresse-t-il des lauriers. Et M. Renard d’ajouter en regrettant : « Ils ont raté leur tournoi pour diverses raisons. Il faudrait que cette équipe qui a de nombreuses individualités, de nombreuses qualités, se refasse un moral et puis qu’elle soit prête pour cette prochaine Coupe d’Afrique. C’est seulement en 2013, c’est pour bientôt. Je suis sûr que le Sénégal sera présent ». C’est clair que c’est la défaite d’entrée, face à la Zambie, qui a brisé le ressort des « Lions » et gonflé à bloc les « Chipolopolos ». Et le technicien français le confirme du reste : « On a posé beaucoup de problèmes à cette équipe. On y a certainement cassé sa dynamique. Et nous, ça nous a boostés pour cette compétition. Ça donne de la force et de la confiance. Pour être honnête, battre le Sénégal sur le premier match nous a donné énormément de confiance ».

Hervé l’« africain », un des fans des « xons » BATA - A force de vivre au Ghana, en Angola et aujourd’hui en Zambie, après un premier séjour de deux ans (2008-2012), Hervé Renard s’est fait une parfaite religion sur les réalités traditionnelles africaines. Surtout les pratiques mystiques qui constituent une seconde force chez certains sportifs. Cité en premier dans le départ des Zambiens de l’hôtel Carmen géré par le Sénégalais Mamadou Soumbounou (vice-Consul du Sénégal à Bata), l’« ami » d’Amara Traoré fait dans le clair-obscur. « On raconte que je suis à l’origine du départ de la Zambie de l’hôtel Carmen. Mais sachez que ce n’était pas spécifiquement pour des raisons mystiques. Il y avait d’autres considérations liées à la pratique du sport de haut niveau. N’oubliez pas que dans une Can, c’est une compétition qui regroupe les seize meilleures équipes nationales africaines. Il faut sévir très vite lorsqu’il y a des choses qui ne sont pas plaisantes », tente-t-il de se défendre. Sur notre insistance à revenir sur cette affaire qui a été bien ébruitée, l’ancien assistant de Claude Leroy avec le Ghana, à la Can 2008, avoue. « Je pense que ça peut exister. Mais cette fois-ci, ça n’a pas dû marcher pour le Sénégal. On a travaillé sur le terrain sans y penser. On a essayé d’être le plus performant possible. Je ne suis pas le plus grand fan des pratiques mystiques. Mais je fais attention à tout, s’agissant de ces pratiques occultes. Je n’ai pas eu peur à ce sujet », conclut Hervé l’« Africain ».

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