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Abdoul Mbaye, Premier Ministre : L’Etat s’attèle à assainir les finances publiques

samedi 12 mai 2012


La relance de l’économie sénégalaise passe nécessairement par l’assainissement en priorité des finances publiques, a affirmé vendredi le Premier ministre Abdoul Mbaye, indiquant que « l’Etat du Sénégal s’y attèle déjà ».

‘’C’est à ce travail qu’on s’attèle actuellement, et dans le cadre de cet assainissement, il faut aussi faire face à d’extrêmes urgences qui, tous, visent à alléger les souffrances de la frange la plus défavorisée de la population sénégalaise’’, a-t-il déclaré.

M. Mbaye s’exprimait à l’issue d’une séance de prise de contact et de travail avec la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES).

‘’Dans le cadre de la relance, a-t-il souligné, cette réunion de prise de contact et de travail avec la CNES nous a permis de partager sur de très nombreux points dont la relance de l’économie du Sénégal qui suppose également commencer par l’assainir’’.

Quand on parle d’assainissement de l’économie, on pense tout de suite au rétablissement des fondamentaux, a-t-il rappelé. ‘’C’est par exemple réduire le déficit public qui est très important même si on ne peut pas l’éliminer tout de suite à cause des priorités qui nécessitent de nouvelles dépenses’’, a-t-il précisé.

Selon le Premier ministre, ‘’il faut aussi revenir à un déficit plus raisonnable en rationalisant les agences, réduire les dépenses publiques inutiles’’. Pour lui, le gouvernement ‘’est déjà dans cet exercice’’.

‘’Toutefois, il faut être sûr que ce qui est sanctionné ne va pas se reproduire pour amener l’ensemble du personnel politique et autres à des comportements plus vertueux’’, a-t-il souligné.

‘’Mais une fois que ce sera fait, a-t-il déclaré, il appartient aux entreprises de prendre en charge la relance de notre économie’’.

Abdoul Mbaye estime que le rôle de l’Etat ‘’se limite juste à créer le cadre, à donner un encadrement correct mais il appartient à l’investissement privé de donner une nouvelle dynamique à l’économie sénégalaise’’.

Outre l’urgence d’assainir les finances publiques, a-t-il poursuivi, il faut aussi combattre les déficits céréaliers en permettant aux populations de mieux se nourrir, lutter contre les inondations et surtout, avec la rationalisation des dépenses publiques, créer un cadre favorable au développement du secteur privé.

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