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Accueil Envoyer à un ami Version imprimable Augmenter la taille du texte Diminuer la taille du texte Partager « Dépénalisation et déprisonnisalation » des délits de presse : Moustapha Diakhaté met son veto et déclare : « cette loi n’est ni révolutionnaire ni adoptable »

lundi 31 mars 2014

Quelques jours après le réexamen du nouveau code de presse en souffrance à l’Assemblée depuis la présidence de Me Abdoulaye Wade, par le Synpics qui estimé qu’elle était « révolutionnaire », Moustapha Diakhaté le président du groupe parlementaire BBY a pondu une réponse sèche « elle n’est ni révolutionnaire ni adoptable ». En un mot comme en mille, il s’oppose à l’adoption de cette loi. Lire sa réaction.


« Dépénalisation et déprisonnisalation » des délits de presse : Moustapha Diakhaté met son veto et déclare : « cette loi n’est ni révolutionnaire ni adoptable » "Le Groupe BennooBokkYaakaar milite,aujourd’hui comme hier, sous réserve du respect de l’égalité de tous les citoyens devant la loi,de l’ordre public, des droits d’autrui, pour le droit d’informer, d’être informé, d’avoir des opinions, des sentiments et de les communiquer sans aucune entrave, quel que soit le support utilisé ;

Le Groupe BennooBokkYaakaar porte et partage les bonnes dispositions contenues dans le projet du nouveau code de la presse en terme de plus de garantie par les professionnels eux-mêmes à organiser le secteur des médias, le statut du journaliste, la pratique du journalisme, mais surtout le fonctionnement adéquat du système d’autorégulation ; Le Groupe BennooBokkYaakaar considère que la dépénalisation, la déprisonnisation ne sauraient être envisageables pour la diffamation, l’injure, les fausses informations, les outrages, la discrimination raciale, haine religieuse ou ethnique par voie de presse et cela pour deux raisons :

enlever le caractère pénal à toutes ces infractions, au bénéfice des seuls journalistes au sens du Synpics, de la FIJ et de la FAJ reviendrait à engendrer d’inacceptables inégalités des citoyennes et des citoyens devant la loi ; Voter la dépénalisation, la déprisonnisation, c’est à remettre dangereusement en cause les principes de la généralité et de l’impersonnalité de la loi.

Au regard de ce qui précède, il n’est donc pas envisageable que la déprisonnisation et la dépénalisation puissent être adoptées".

Pour rappel, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication au Sénégal (Synpics ) en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES) s’est penché les 27 et 28 mars 2014 sur une « relecture du Projet du code de la presse » au Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de l’UCAD.

Le point de blocage pour le vote de ce nouveau projet code de la presse est sans nul doute la dépénalisation. Ce point nodal est en quelque chose une « déprisonalisation » du journaliste dans l’exercice de ses fonctions mais, par contre l’entreprise de presse qui l’emploie encourt de lourdes sanctions pécuniaires. Pour la grande majorité des députés « il est hors de question qu’ils valident une réglementation avec de telles dispositions ».

« Donc nous avons jugé utile, nous autres professionnels de la presse d’en discuter pour faire avancer les choses. Il y a des points d’achoppement, mais, il ne s’agit pas pour autant d’aller dans un sens pour plaire à l’autre. Il s’agit de voir si ce code qui a été élaboré des années auparavant peut faire l’affaire. Il y a d’importantes dispositions qui restent très pertinentes et actuelles. Donc il faut faire un nouveau toilettage de ce code » informe le secrétaire général du Synpics, Ibrahima Khalil Ndiaye.

Pour le Synpics, il n’est pas envisagé d’élaguer tout bonnement les dispositions qui fâchent. « Si nous avons demandé cette dépénalisation, c’est parce qu’il y a en contre partie des sanctions financières très fortes qui peuvent même remettre en cause l’équilibre ou la survie de l’entreprise de presse », rappelle M. Ndiaye qui soutient aussi que le code est un document global et qu’il ne faudrait pas en extirper une partie pour que le tour soit joué.

Directeur de la communication, Alioune Dramé, pense que c’est une très bonne chose de revoir le code de la presse pour que son adoption par le Parlement puisse être effective, car, il a trop duré sur la table du président de l’Assemblée nationale. Pis, il n’est pas lu par tout le monde alors que « c’est un code pour le redressement de la presse et du métier de journaliste », lâche-t-il.

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