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Adoption d’enfant et dépénalisation : JAMRA et "Mbañ Gacce" saluent le rejet des recommandations pro-homo de Genève et réclament la révision de la loi sur l’adoption

mercredi 30 octobre 2013


A l’occasion de la conclusion de sa 2e Evaluation périodique universelle (Epu), le jeudi 25 octobre dernier, devant le Conseil des droits-de-l’homme de l’Onu, le Sénégal, comme en 2009, a encore courageusement opposé une fin de non-recevoir aux recommandations à lui faites par le même cartel de pays occidentaux (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne, Belgique…) visant l’abrogation de l’article 319 de notre Code pénal, réprimant les unions contre-natures.

L’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de veille “Mbañ Gacce“ saluent cette digne position de notre pays, et décident par conséquent de sursoir à leur tournée d’information et de sensibilisation auprès des Cités religieuses, à l’effet de tirer la sonnette d’alarme sur les dangers que cette énième agression contre nos valeurs culturelles et religieuses faisaient planer sur la stabilité social du pays.

Il est évident que les 98% de croyants sénégalais, musulmans et chrétiens confondus, restent très attachés aux legs spirituels de nos vaillants ancêtres et des grandes figures religieuses qui reposent sur notre sol. Le rejet sans équivoque des actes contre-natures par nos références socio-religieuses ne souffre d’aucune ambiguïté. L’homosexualité est fermement condamnée (à huit reprises) dans le Saint-Coran. Chaque fois, à travers l’histoire du peuple pervers du prophète Loth, neveu d’Abraham : “Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Vous n’êtes que des gens transgresseurs“ (sourate 26 (Les Poètes), verset 165-166). « Et Lot ! Nous lui avons apporté la capacité de juger et le savoir, et Nous l’avons sauvé de la cité où se commettaient les vices ; ces gens étaient vraiment des gens du mal, des pervers ». (s 21 (les Prophètes), v. 74)…

Les Hadiths du Prophète de l’Islam confirment également ces « fatwas » coraniques : « Maudit soit celui qui a un rapport sexuel avec un animal, maudit soit aussi celui qui pratique l’acte du peuple de Lot » (d’après Ibn Abbas). Les Textes Bibliques ne sont pas en reste : Dans le livre du Lévitique de l’Ancien Testament, les unions homosexuelles masculines sont explicitement condamnées à deux reprises : « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lévitique 18, 22). « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux un acte abominable (…) : leur sang retombera sur eux » (Lévitique 20, 13).

Par conséquent, l’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de veille “Mbañ Gacce“ considèrent que c’est bien parce que la société sénégalaise, dans son écrasante majorité, rejette les unions contre-natures que le Législateur l’a traduit par des dispositions pertinentes dans notre Code pénal. La société sénégalaise abhorre ces déviances parce qu’elles sont en totale porte-à-faux avec sa foi profonde, et non parce que les Sénégalais ne “sont pas encore prêts“. Cette assertion équivaudrait à considérer que notre Infaillible Créateur, qui a proclamé depuis la nuit des temps qu’ « Il sait mieux que quiconque ce qui est meilleur pour chaque créature » - parce qu’étant “plus proche de (nous) que (notre) veine jugulaire“ - se serait trompé dans Ses “fatwas“ !

Et pourrait bien être amené un jour à réviser Ses (éternels) Textes Sacrés, (Coranique, Biblique ou Torahïque). Lesquels ont tous déjà, et de manière irréversible, statué sur la question des unions contre-natures, qu’ils ont définitivement rejetées depuis des temps immémoriaux ! Autrement dit les Sénégalais ne seront jamais “prêts“ à accepter une abomination sur laquelle la “fatwa“ éternelle du Tout-Puissant est sans équivoque ! Par ailleurs, l’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de veille “Mbañ Gacce“ estiment qu’il est moralement inacceptable que nos orphelinats, qui ne survivent que grâce à la bonne volonté de quelques rares donateurs et âmes charitables, musulmanes (“La Rescousse“, de Liberté 6) et chrétiennes (“Les Sœurs Franciscaines“, de la Médina), voient souvent, impuissants, leurs nobles efforts éducationnels réduits à néant par certains libertins venus d’autres horizons, et qui, profitant de la “souplesse“ du cadre juridique sur l’adoption au Sénégal – Article 226 Code de la Famille, peu regardante, il est vrai, sur les bonnes vies et mœurs des requérants -, ciblent le pays de la Téranga, pour se porter volontaires dans l’adoption d’enfants orphelins ou abandonnés. Affichant une sincérité de façade, et se mêlant à de véritables philanthropes, dont l’humanisme et l’amour pour les enfants ne souffrent d’aucun doute, ils exfiltrent ces deniers vers des destinations douteuses, ou les attend un avenir non moins incertain, en raison du risque qu’ils courent d’être accueillis par des couples atypiques, ayant officiellement scellé, chez eux, des mariages contre-natures. Ce péril est d’autant plus patent qu’il n’existe, dans la législation sénégalaise en matière d’adoption, aucune mention concernant le suivi de l’enfant, une fois arrivé à destination.

Aussi, l’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire “Mbañ Gacce“ saisissent l’opportunité de l’arrivée prochaine de ces singuliers “bienfaiteurs“, en cette saison touristique de tous les dangers, pour proposer à l’Etat sénégalais de rejeter systématiquement toute demande d’adoption d’enfant émanant de requérants dont les pays ont voté une loi autorisant le mariage homosexuel.

Car il est temps que l’Etat cesse de porter la responsabilité morale de ces traumatismes psychologiques et émotionnels, qui finissent par compromettre l’équilibre comportemental d’innocents et fragiles gamins qui, pour toute offre d’accompagnement de leurs premiers pas dans la vie, se voient injustement imposer, comme “papa“ et “maman“, deux gaillards moustachus, se partageant au vu et au su de tous la même chambre conjugale. Brouillant ainsi les repères fondamentaux de l’enfant, dés le bas-âge.

Dakar, le 29 octobre 2013 Imam Massamba Diop Coordonateur national de L’Observatoire "Mbañ Gacce" Président exécutif de l’Organisation Islamique Jamra

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