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Affaire Karim Wade : le pénaliste Ndiack Fall démonte l’argument du ministre de la justice

mercredi 16 avril 2014

Le pénaliste Ndiack Fall démonte l’argument du ministre de la justice dans l’affaire Karim Wade. Me Sidiki Kaba a déclaré qu’il est possible d’avoir une troisième en demeure pour l’ancien ministre Selon lui, la loi ne prévoit pas une troisième mise en demeure. Deux hypothèses sont possibles : le renvoi devant une juridiction ou le non lieu. Il souligne en outre que les droits du prévenu ont été violés parce que la détention provisoire en matière d’enrichissement illicite ne doit pas excéder six mois.


« Première hypothèse, la commission d’instruction estime qu’il y a des charges suffisantes pour attraire M. Karim Wade devant la cour de répression de l’enrichissement, autrement dit devant la juridiction compétente. La 2e option, la commission d’instruction estime qu’il n’y a pas de charges suffissante, autrement dit que ladite commission n’a pas trouvé suffisamment d’éléments de preuves pour attraire M. Karim Wade par la juridiction ; dans ce cadre précis la Cour décerne un arrêt de non lieu », a dit le spécialiste du droit pénal. Pour ce spécialiste du droit, les droits de Karim Wade ont été violés. « L’option de troisième mise en demeure est contestable dans la mesure où nous somme en matière délictuelle ; et en cette matière, en principe puisque M. Wade est en prévention provisoire, la détention ne doit pas excéder 6 mois. Je pense effectivement que les droits de M. Karim Wade ont été violés ».

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