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Affaire Katoucha Niane : Son compagnon réauditionné

dimanche 15 février 2009

Assassinat ou accident ? L’avocat de la famille de l’ex-reine des podiums entend faire toute la lumière sur sa mort mystérieuse. Et demande la réaudition de son compagnon de l’époque. Un an après la disparition tragique de sa compagne, Katoucha, Victor Laurent Cotte pensait en avoir fini avec la justice. Cet ancien architecte reconverti dans la peinture et la vidéo avait fait son deuil de ce drame qui, pour lui, ne s’apparentait à rien d’autre qu’à un malheureux accident.


« Il n’y a personne à accuser de la mort de Katoucha », clamait-il, en mars dernier, quelques semaines après que l’on eut retrouvé, flottant dans la Seine, le corps de l’égérie d’Yves Saint Laurent et que les siens aient porté plainte contre X pour assassinat. Il se trompait.

A l’improviste, le fantôme de la reine des podiums est revenu hanter la vie de ce quinquagénaire aux cheveux mi-longs poivre et sel. Roland Dumas, l’avocat de la famille de Katoucha a demandé que Victor Laurent Cotte soit réentendu par le juge d’instruction chargé de l’affaire. La procédure suit son cours, explique l’homme de loi. De nouvelles investigations sont nécessaires. Il y a une dizaine de points obscurs qui restent à élucider. Et des témoins à entendre à nouveau ». L’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand s’interroge en particulier sur l’état des affaires gérées en commun par Katoucha et son compagnon.

Ensemble, ils avaient fondé l’association KPLCE – Katoucha pour la lutte contre l’excision –, une cause dans laquelle l’ex-top model était totalement investie, elle qui avait été victime de cette pratique alors qu’elle n’était encore qu’une fillette de dix ans. C’est pourtant une autre facette de leur business commun que Roland Dumas pointe aujourd’hui du doigt. « Ils étaient associés dans un restaurant au Sénégal. Pour les uns, l’affaire battait de l’aile. Pour les autres, les comptes se portaient bien… Qu’en est-il exactement ? ».

Pour en avoir le cœur net, l’avocat a choisi de relancer le dossier. Il demande également au juge qu’il entende à nouveau le fils de Victor Laurent Cotte. Au matin du 1er février 2008, c’est en revenant de son travail de nuit que ce jeune homme a retrouvé le sac à main de « la princesse peule » sur le pont de La petite vitesse, la péniche où ils habitaient tous les trois. « Or, il a attendu plusieurs jours avant de se manifester. Pourquoi ce silence ? », s’interroge maître Dumas. Alors que certains proches de la victime sont désormais convaincus que leur fantasque amie a bel et bien été assassinée, l’avocat se contente de pointer les éléments « troublants » qui n’ont toujours pas été élucidés.

Pourquoi le sac à main et son contenu – carte de crédit, agenda, portable – étaient-ils secs alors qu’il avait plu toute la nuit ? Par quel mystère, après plusieurs semaines passées dans la Seine, le corps de Katoucha était-il en si bon état de conservation, comme le prétend son père ? « Ce soir-là, il y avait peut-être un rôdeur ou quelqu’un qui l’attendait sur la péniche », explique Roland Dumas qui, à défaut d’assassinat, évoque le délit de non-assistance à personne en danger. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2008, Victor Laurent Cotte séjournait sur la côte Basque. Et, depuis plusieurs mois, son histoire d’amour avec Katoucha allait mal… Sur ce passé douloureux, pour l’instant, Cotte, contacté par nos soins, ne souhaite pas s’exprimer. Même s’il prépare sa défense au cas où il serait sommé de le faire.

Laurent Del Bono

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