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Après la grève des enseignants : le réaménagement du calendrier scolaire à l’étude

mardi 12 mai 2015

Bien qu’ayant été le premier syndicat d’enseignants à suspendre son mot d’ordre de grève, le 17 avril dernier, c’est seulement hier que l’Union syndicale pour un enseignement de qualité (Useq) a signé le protocole d’accord que le gouvernement a déjà paraphé avec le Grand cadre et le Cusems.


L’Union syndicale pour un enseignement de qualité (Useq) qui regroupe le Sudes, le Sypros, le Sneel/Cnts et l’Uden avait suspendu son mot d’ordre de grève le 17 avril dernier, soit près de 15 jours avant le Grand cadre et le Cusems. Cependant, il l’avait fait sans avoir signé un protocole d’accord avec le gouvernement. Désormais, c’est chose faite. Hier, après une rencontre présidée par le Premier ministre, Amadou Diaouné, coordonnateur de l’Useq, et ses camarades ont paraphé le document final dans lequel sont consignés l’ensemble des engagements pris par le gouvernement pour satisfaire les doléances des syndicats d’enseignants. A cette occasion, Mahammed Boun Abdallah Dionne a rendu un vibrant hommage à l’Useq qui, au plus fort moment de la grève, a préféré suspendre son mot d’ordre pour éviter une crise plus aiguë à l’école. « Cette décision est tout à leur honneur », a déclaré le ministre de la Fonction publique. Viviane Bampassy a indiqué que cette rencontre avec l’Useq se justifie par le souci du Premier ministre de rencontrer les différents cadres de syndicats d’enseignants qui étaient en grève. Cela, en vue d’harmoniser, avec chaque partie, les contenus des différents procès-verbaux. « Ce qui a été donné comme orientation par le Premier ministre avait été d’abord partagé avec le Grand cadre et le Cusems. Il était important aussi de le faire avec l’Useq. Car dans l’examen et la validation du procès-verbal qui a sanctionné la réunion du 24 avril, à laquelle avaient pris part toutes les entités syndicales, la démarche a été séparée », a expliqué Mme Bampassy. Maintenant que tous les syndicats ont suspendu leur mot d’ordre, le gouvernement a réaffirmé sa disponibilité à respecter tous ses engagements. D’ailleurs, au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement a rappelé les instructions qu’il a données aux ministres concernés et insisté sur l’échéancier qui a été arrêté pour leur matérialisation. « Le gouvernement reste mobilisé autour de ces engagements et est déjà en train de les mettre en œuvre, de concert avec les partenariats sociaux. Nous avons privilégié une démarche partenariale avec les syndicats pour éviter, à l’avenir, qu’on revive la même situation qui nous a menés à cette grève », a expliqué le ministre de la Fonction publique. Le coordonnateur de l’Useq s’est dit réconforté par le pragmatisme du Premier ministre et l’engagement du Collectif des médiateurs qui s’est porté garant de la bonne application des accords signés avec le gouvernement.

Une décision sera prise d’ici la semaine prochaine

La question du rattrapage du quantum horaire et du réaménagement des dates des examens a été largement évoquée au cours de la rencontre entre le gouvernement et l’Useq. A ce propos, l’organe syndical a proposé le réaménagement du calendrier, notamment en ce qui concerne les dates des compositions et des examens, afin de mettre les élèves dans les meilleures conditions pour aborder la fin de l’année avec plus de sérénité. L’argument avancé par Amadou Diaouné est que cette grève de deux mois a fait perdre 240 heures de cours, soit le tiers du quantum horaire qui, au Sénégal, est de 700 heures en temps normal. « Compte tenu des perturbations, si on maintient le calendrier actuel, beaucoup d’élèves risquent d’être sur le carreau en termes d’enseignements-apprentissages. Nous demandons donc que les dates des examens et des compositions soient revues », a-t-il déclaré. Le Premier ministre n’a pas été insensible à cette question puisqu’il a demandé au ministre de l’Education nationale et à son homologue de la Formation professionnelle d’examiner ce problème de la façon la plus sérieuse. En réponse à cette interpellation, Serigne Mbaye Thiam a informé que l’évaluation de l’impact de la crise sur le quantum horaire est en cours et que, d’ici mardi prochain, sur la base des conclusions qui en ressortiront, les mesures et les dispositions qui s’imposent seront prises.

Le Soleil

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