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Attentat meurtrier à Paris : Un mort et cinq bléssés, le coursier activement recherché

jeudi 6 décembre 2007

La "piste politique" était "a priori" écartée jeudi soir par les enquêteurs après l’explosion survenue à la mi-journée dans un cabinet d’avocat parisien, où un colis piégé a causé la mort d’une personne et a blessé grièvement une autre, selon une source proche de l’enquête. (Publicité)


"En l’état des investigations, les enquêteurs de la brigade criminelle écartent la piste politique et ne privilégient cependant aucune piste particulière", a dit cette source.

La police doit également s’intéresser aux dossiers traitrés par ce cabinet, a-t-on ajouté de même source, et notamment une plainte "à caractère privé" déposée contre l’un des avocats visés par le colis piégé qui date de 2005.

Un "attentat" selon la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie qui à ce stade ne privilégie aucune piste particulière. La ministre a par ailleurs "condamné avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux".

Se rendant ensuite sur les lieux, elle a adressé "une pensée pour l’assistante décédée dans cet attentat". La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie et l’enquête a été confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle.

Selon une source proche de l’enquête, la personne tuée, âgée de 60 ans, est la secrétaire du cabinet d’avocats destinataire du colis, celui de Catherine Gouet-Jenselme.

Un avocat de ce cabinet, Me Olivier Brane, 58 ans, a été grièvement blessé et hospitalisé, mais ses jours ne sont pas en danger, selon Mme Alliot-Marie.

Le colis piégé était à son nom ainsi qu’à celui de Me Gouet-Jenselme, a précisé un proche de l’avocate.

Le cabinet visé est situé au 4e étage gauche d’un immeuble situé 52 boulevard Malesherbes (VIIIe). Dans ce même immeuble, au 1er étage, est situé le cabinet d’avocats dans lequel a exercé le président Nicolas Sarkozy.

Interrogé, l’Elysée s’est refusé à tout lien entre l’explosion du colis piégé et la personne du chef de l’Etat. Selon le parquet de Paris, "ce n’est pas le cabinet de Nicolas Sarkozy qui était visé".

"Pour l’instant, il n’y a pas de piste privilégiée. L’enquête est en cours", a déclaré Mme Alliot-Marie. "Les différentes plaques des autres activités qui ont lieu dans cet immeuble sont très nettes. Donc apparemment, c’était vraiment quelqu’un de ce cabinet qui était visé", a-t-elle poursuivi.

"Les mobiles" de l’explosion sont "pour l’instant totalement inconnus", a déclaré de son côté le procureur de Paris, Jean-Claude Marin.

L’avocate visée avec son collègue ignore, selon ses proches, le motif de l’acte car "elle ne s’occupe pas d’affaires sensibles, mais plutôt de conflits d’assurances, d’affaires de divorce et immobilières".

L’explosion a eu lieu à 12H50. "Selon les premiers éléments, un coursier a apporté un colis dans une cassette", a expliqué M. Marin, tandis que Mme Alliot-Marie a précisé que ce colis "contenait deux charges et deux mécanismes dont un seul a fonctionné mais les deux charges ont effectivement explosé".

"Cela a entraîné la mort de l’assistante du cabinet d’avocats qui ouvrait le paquet et des blessures sérieuses à l’un des avocats du cabinet qui se trouvait derrière elle", a-t-elle poursuivi.

Dans le cabinet visé, "il n’y a pas" d’avocat "semble-t-il, qui à l’heure actuelle soit mêlé au procès Colonna", a précisé M. Marin.

Alors que l’adresse du cabinet d’avocats est également celle de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, M. Marin a déclaré que "personne" n’était présent "dans les locaux de la Fondation au moment de l’explosion" et que "de toute façon, le coursier s’est adressé au cabinet" d’avocats.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë est venu sur les lieux "témoigner par sa présence de la gravité de l’acte, de sa condamnation la plus nette et de sa solidarité avec les victimes et en particulier les proches de la victime décédée".

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a fait part de "sa vive émotion" et dit qu’il "s’inclinait" devant la victime.

Le coursier activement recherché

Selon lepoint.fr, la police recherche une femme d’une vingtaine d’années, qui aurait déposé le colis piégé au cabinet d’avocats.

C’est la piste la plus sérieuse pour le moment dans l’enquête sur l’attentat qui a tué la secrétaire d’un cabinet d’avocats du 8e arrondissement de Paris. Selon lepoint.fr, la police recherche activement jeudi soir une femme « brune, d’un mètre cinquante-cinq, la vingtaine et portant un casque », de type « nord-africain ». Elle se serait présentée au cabinet d’avocats Gouet-Jenselme jeudi midi pour y déposer le colis piégé.

Selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, ce colis, livré au 4e étage du 52 boulevard Malesherbes, à Paris, contenait deux engins explosifs, reliés entre eux, qui se sont déclenchés au moment de l’ouverture du colis, dans le hall du cabinet. La section antiterroriste du parquet de Paris, saisie de l’affaire, et la section antiterroriste de la Brigade criminelle, chargée de l’enquête, recherchent activement cette coursière, d’autant plus suspecte qu’aucune société de coursiers ne s’est manifestée pour signaler une livraison au cabinet.

Michèle Alliot-Marie est revenue précipitamment de Bruxelles pour se rendre sur place. La ministre de l’Intérieur a précisé que le « colis contenait deux charges et deux mécanismes » et « qu’un seul des mécanismes a fonctionné » mais que « les deux charges ont explosé ». « Il s’agit essentiellement d’explosifs artisanaux », ajoute la ministre.

L’avocat « hors de danger »

La victime de l’explosion, âgée de 60 ans, travaillait pour le cabinet d’avocats Gouet-Jenselme, situé au quatrième étage gauche de l’immeuble. Selon une source policière, c’est l’avocat Olivier Brane qui aurait ouvert le colis, et la secrétaire qui se trouvait à proximité a succombé à une crise cardiaque. Me Olivier Brane a été grièvement blessé. Il a été transporté à l’hôpital parisien de La Pitié Salpêtrière mais ses jours ne sont pas en danger. Selon l’avocat Pierre Ponos, le colis était adressé à Olivier Brane et Catherine Gouet-Jenselme, qui dirige le cabinet.

« Les mobiles » de l’explosion criminelle sont « pour l’instant totalement inconnus », a ajouté le procureur, précisant que, concernant le destinataire, « il semble que ce soit quelqu’un du cabinet » d’avocats où a été livré le colis. La présence dans le même immeuble de l’ancien cabinet d’avocats de Nicolas Sarkozy a fait craindre un motif terroriste, et déclenché une mobilisation policière et militaire importante. Le procureur de la République, Jean-Claude Marin, a exclu tout lien entre cette information et l’explosion. Il a aussi déclaré qu’il n’y avait pas de lien avec le procès en cours d’Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Erignac. Certaines sources avaient pu évoquer cette possibilité

Un collectif d’anciens salariés d’Air-Afrique, dont Me Brane était l’avocat, se disent jeudi soir « très inquiets » et évoquent « la piste d’un attentat crapuleux ». Air Afrique a été mise en liquidation judiciaire en 2002. .

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