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« Au bal des Incultes, on danse au rythme de la Françafrique »

mardi 31 juillet 2012


Tout d’abord, nous tenons à rappeler que l’Afrique a suffisamment souffert dans ses relations avec les puissances occidentales colonialistes. Dans le cas d’espèce de la zone dite francophone, le système vampirique, mis en place après les « indépendances » par le Général De Gaulle et sous la houlette de Jacques Foccart, dénommé « Monsieur Afrique », n’avait pour objectif que d’asservir, d’assimiler et de soumettre les dirigeants africains au service exclusif de la France, au détriment de leur peuple. Cette pratique ignominieuse de l’ingérence a donné naissance à l’avènement au pouvoir et à l’intronisation d’hommes politiques africains tels que Mobutu Sese Seko, Sékou Touré, Blaise Compaore, etc. Cependant, elle s’est confrontée à la résistance de dignes fils de l’Afrique comme Patrice Emery Lumumba, Thomas Sankara, qui ont tous été respectivement assassinés parmi tant d’autres, pour servir de leçon à ceux qui seraient tentés de s’opposer à l’exploitation sauvage du Continent noir par les « Puissances de Babel ». Les pays africains ont toujours été la mamelle nourricière des terroristes économiques d’Hellène, organisés sous forme de réseau. Dès lors, l’émancipation culturelle, intellectuelle, morale et psychique du peuple africain, fait l’objet d’une grande attention dans les plus hauts cercles de l’administration et des renseignements des pays colonisateurs. C’est ainsi que Maurice Robert a fait office comme Chef du Département Afrique, après avoir été le responsable des Services Secrets français en Afrique. D’après plusieurs sources, il serait, avec la complicité de son homologue Jacques Foccart, auteur de plusieurs exactions et crimes impunis sur le Continent noir. L’homme a été l’instigateur du coup d’état visant à renverser le régime d’Ahmed Sékou Touré en Guinée Conakry, dont la faute était d’avoir déclaré devant le Général De Gaulle sa fameuse assertion, « nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage ». Nous sommes plus qu’indignés par le manque de lucidité diplomatique et d’envergure politique de l’administration du Président Macky Sall, qui trouve normal qu’un ministre des affaires étrangères d’un autre pays, vienne s’immiscer dans nos affaires intérieures, en rendant visite à des organisations privées à vocation indéfinie. La visite de Laurent Fabius à Dakar et sa rencontre avec le mouvement « Y’en a Marre », dans un contexte géopolitique et géostratégique aussi particulier et unique, démontrent encore une fois, la volonté inavouée de la France de « remettre » la main sur les anciennes colonies. Dans le « Programme de Contrôle de Masses » initié et théorisé par les colonialistes, il faut toujours trouver un vaisseau vide et en quête d’animation, pour consolider ou renverser un régime, si de besoin. Laurent Fabius trouve en « Y’en a Marre », le collaborateur adéquat pour, non seulement parafer les accords militaires signés d’avec la France en catimini par le Président Sall, mais surtout pour l’obliger à revenir sur sa décision de ne pas envoyer de troupes au Mali. Tout de même, il mérite d’être souligné que les conventions militaires ont officiellement pour objet, la protection des présidents signataires contre toute agression extérieure, mais officieusement, des clauses secrètes envisagent leur maintien au pouvoir, quelle que soit la contestation intérieure de leur régime par le peuple indigène. En contre partie de cette assurance anti-subversion, la France de par ses entreprises publiques et privées, bénéficie en priorité de la fourniture en matières premières et stratégiques. Voila tout le sens de la décision du régime en place, d’enlever les taxes portuaires et l’inspection de l’arsenal, de céder le Park national de Hann, la base militaire de Ouakam sans frais de location, la zone militaire de l’Aéroport Léopold Sedar Senghor... à l’Armée française, en transit ou en station à Dakar. Comme pour dire que le ridicule ne tue plus, les intellectuels malhonnêtes et les terroristes médiatiques dont regorge le Sénégal, acceptent d’être complices d’une telle conspiration. On peut tout reprocher à l’ancien Président Abdoulaye Wade, sauf d’être un complexé ou un assujetti servile à la merci des néo-colonialistes. Dans la bataille pour le contrôle des richesses africaines, la France a encore besoin de « Tirailleurs » pour préserver ses intérêts crypto-personnels au Mali, où la découverte de plusieurs gisements de toute sorte de ressources naturelles, aiguise l’appétit des fauves. Toujours en marge de la visite de Laurent Fabius et de la toute prochaine d’Hilary Clinton à Dakar, nous interpelons le Président Macky Sall, afin qu’il refuse de jeter Hussein Habré dans la fausse aux lions. Le procès d’Hussein Habré n’est pas inscrit dans les « cent priorités » du peuple sénégalais. En plus de l’avoir enlevé du pouvoir, les autorités françaises, belges et autres, veulent le jeter en pâture comme le Colonel Mouamar Kadhafi, pour qu’il serve d’exemple dans le lancement du « Novus Ordo Seclorum ». En droit de réplique à Laurent Fabius qui dit cyniquement que « le cœur du Sénégal bat au rythme de Y’en a Marre », nous rétorquons que « le cœur de la France bat au rythme du sang et de la sueur des africains ». Malgré toute la considération que nous avons pour les initiateurs dudit mouvement, nous n’accepterons absolument pas que la jeunesse sénégalaise soit l’effigie d’un conglomérat de « brûleurs de pneus et de lanceurs de pierres » sans conviction panafricaine, ni intelligence citoyenne. En acceptant de recevoir onze millions de francs Cfa du contribuable sénégalais des mains du Président de la république pour célébrer le « 23 Juin », le « M 23 » ainsi que le mouvement « Y’en a Marre » ont perdu leur crédibilité aux yeux des fervents militants de la Justice impartiale et partisans de la Vérité immuable. Aujourd’hui au Sénégal, la séparation des pouvoirs est quasi-inexistante, et l’Assemblée nationale est réduite en « association de malfaiteurs », parce qu’entachée de sang par la présence de meurtriers et de bandits à col blanc. A quelques exceptions près, les élus mangent le pain de la souffrance et de l’agonie du peuple. Pendant ce temps, des hommes innocents comme Sheikh Bethio Thioune, font l’objet de « procès d’intention » ou simple cabale politique, sous le regard complice des prétendus défenseurs de la Constitution et de justice d’hier, qui se sont révélés aujourd’hui être des opportunistes et des corrompus jusqu’à la moelle épinière. En dépit de toutes les théories distillées ici et là, le « Nouveau Type de Sénégalais » reste un opportuniste et un inconscient. Nous préférons le « Type du niaani bagne-na », imbu des valeurs cardinales culturelles positives négro-africaines du Jomm-Fitt-Ngorr. En toute fierté, nous reprenons Thomas Sankara, « la Patrie ou la mort, nous vaincrons ».

PAPA LATYR FAYE 07/28/2012 M.B.A. Business Consulting & Political Analyst bayefaaltouba@gmail.com “Justice to the Righteous-Rule of Law” (Justice aux Ayants droit-Force à la Loi).

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