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BRUNO METSU EXPLIQUE SON INTERET POUR LES LIONS « J’ai une dette envers le Sénégal »

lundi 23 avril 2012


Dans le cadre enchanteur de Saly (Mbour), un somptueux bâtiment trône au village Safari, face à la mer. A l’intérieur, le décor allie simplicité et splendeur. Derrière le salon aménagé à l’entrée, la piscine côtoie à gauche le mini-terrain gazonné pour les enfants et à droite le jacuzzi. En face, des lits de plage chauffés par le soleil matinal. C’est ici qu’Alassane Samba Diop et son équipe de la Tfm sont venus disputer contre Bruno Metsu une mi-temps époustouflante qui a même nécessité un temps additionnel de 5 minutes. C’est « Questions directes ! » A travers cette émission qui sera diffusée aujourd’hui à 21H sur la télé du Groupe des Futurs Médias, « l’adversaire » de Pierre Lechantre pour le poste de sélectionneur des Lions fait des révélations croustillantes. Morceaux choisis !

Entre Bruno Metsu et le Sénégal, c’est une idylle sans fin. La relation née de la belle épopée de 2002résiste à l’érosion du temps. Elle ne soufre d’aucune ride, même pas un pli. Les souvenirs sont impérissables. A preuve, 10 ans après, on parle de Bruno Metsu comme probable futur sélectionneur national du Sénégal. La nouvelle est tombée au moment où l’ancien entraîneur des Lions est dans nos murs. Une coïncidence troublante, mais Metsu préfère parler de « hasard ». « Je me trouve à une période où je ne travaille pas (il a été limogé par son club Al Gharafa, Qatar). Je suis venu en vacances avec ma petite famille (sa femme et ses trois enfants) et il se trouve que le Sénégal est à la recherche d’un nouvel entraineur. On a pensé à moi, ça me fait vraiment plaisir. Comme tout entraîneur, on est obligé d’être intéressé par une équipe comme le Sénégal. Elle a d’excellents joueurs, mais tout à prouver. Si ça se fait avec Bruno Metsu, je serais ravi d’essayer d’apporter quelque chose à cette équipe. »

« Refaire l’histoire n’est jamais facile »

Revenir au Sénégal après avoir écrit ses plus belles pages de noblesse est à la fois un challenge intéressant et risqué. Bruno en est conscient. « Qu’on repense à moi, ça me flatte, mais si l’on me choisit, ce sera un travail énorme. Refaire l’histoire n’est jamais facile, mais je me sens prêt pour aider cette équipe qui est composée de bons jeunes joueurs. »

Metsu préfère remettre son honneur et sa capitale sympathie en jeu plutôt que de rester « au Qatar », « aux Emirats » ou d’aller en « Chine ». Il dit en avoir « la possibilité » et n’a « pas (donc) un problème de travail ». Alors question : qu’est-ce qui fait courir l’entraîneur à la crinière ? L’argent Erreur : « Si je viens, ce n’est surtout pas une question d’argent. C’est un challenge sportif qui m’intéresse. La recherche d’exploit. Pendant les 10 années dans les pays du Golfe, j’ai gagné beaucoup de titres. Si je reviens au Sénégal, c’est comme si j’avais une dette. Je me dis que je suis redevable (du Sénégal). Ce qui s’est passé derrière, c’est grâce au Sénégal aussi. Si Bruno Metsu était connu, c’est grâce au Sénégal. Quelque part, c’est comme si j’ai une dette envers l’Equipe nationale du Sénégal. Si le Sénégal avait besoin de moi (avant mon départ de Gharafa), j’étais prêt à négocier. J’étais prêt à mettre de ma poche pour venir. Si je ne viens pas, ce sera un problème de choix de personne, mais pas d’argent. Ça n’existera pas. » Son vœu est unique : « Que le Sénégal puisse revivre ces moments merveilleux qu’on a pu voir en 2002, qui étaient-quelque chose d’exceptionnel. » Au-delà du football, l’ancien sélectionneur des Lions salue une « aventure humaine grandiose » illustrée par cette phrase retenue par tous les joueurs : « Ce sont les joueurs qui jouent les matches, mais ce sont les hommes qui les gagnent. » Metsu :

« A cette époque, on avait une équipe d’hommes. C’était le plus qui a fait que le Sénégal ait pu gagner des matches fabuleux »

Depuis, à part la parenthèse de 2006 ou l’équipe a été demi-finaliste à la Can, c’est de désillusion en désillusion. Il urge de bâtir « une équipe solide, forte, capable de renverser des situations comme ils (les joueurs) étaient confrontés à un moment donné à la Can 2012 ». Comment ? Bruno croit détenir la réponse : « A un moment donné, ce n’est même plus leur qualité de joueurs qu’il faut exploiter, mais la valeur de ces hommes, rechercher ce qu’ils ont dans le cœur, dans leur tête, pour qu’ils se surpassent. C’est le premier travail qui sera important à faire avec eux (les Lions) si je suis à la tête de l’équipe. Bien connaître les hommes. Avoir un rapport individuel avec les joueurs pour pouvoir tirer le maximum d’eux. Faire en sorte que chaque joueur soit le top du top dans son poste. Je veux inculquer la culture de la gagne. »

« Le jour où j’ai déchiré le maillot de Lamine Diatta »

Sur le banc des Lions, Metsu n’était pas exempt de tout reproche. Sa relation avec ses poulains était souvent sujette à polémiques. Au sein de la « Tanière », il ne jouissait toujours d’une présomption d’impartialité à propos de ses choix, surtout sur la fin. Bruno n’a rien oublié, « On me reprochait d’être trop ami des joueurs. Les gens pensent que l’entraîneur doit être à l’écart. Parce qu’ils pensent que sa crédibilité ne sera plus respectée, ça va nuire à son autorité. Mais, il y a Bruno Metsu l’ami des joueurs en dehors du terrain. Et il y a Bruno Metsu qui pourra discuter avec les joueurs, qui ne lâche rien, un fou. Parfois, je deviens fou. Si un joueur ne respecte pas le travail tactique mis en place à cause d’une erreur, d’un détail de positionnement, je deviens fou. J’arrête tout. » Anecdote : « Quand on préparait la France (21 mai 2002, à Séoul), j’avais dit aux défenseurs : Trézéguet adore se mettre entre les deux défenseurs centraux. Quand le ballon est à droite, que l’autre défenseur le prend au marquage. Je ne veux pas que Trézéguet reste entre les deux. La veille du match, je dis à Pape Thiaw : « Essaie de te mettre, à chaque fois, sur un centre, entre les deux défenseurs centraux pour que je puisse voir comment vont réagir mes défenseurs centraux. Il me dit : « Ok coach. » Débordement côté gauche, Pape Thiaw se met entre les deux. Ni Malick (Diop), ni Lamine (Diatta) ne le prend. Et dans cette zone, c’était Lamine qui était chargé de le prendre. Je suis devenu fou. J’ai déchiré le maillot de Lamine, je l’ai sorti et je dis : « Habib Bèye, prends sa place ! » Les joueurs me regardaient, mais ça, c’est moi. Sur le terrain, je ne laisse rien au hasard. On ne peut pas avoir des résultats par miracle. La chance de Bruno, c’est son travail. C’était ça notre force en 2002. Le lendemain, Lamine Diatta a fait un match de folie. » Le contexte a changé. 10 ans après, les mêmes méthodes produiront-elles les mêmes résultats ?

SOURCE : L’OBS SALIOU GACKOU

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1 Message

  • Jurnal from indonesian nasa 16 décembre 2015 16:46, par ari

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