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« C’est ridicule de penser que les bailleurs vont mettre 5000 milliards FCfa dans le Pse de Macky Sall »

lundi 12 mai 2014

Idrissa Seck n’a pas encore fini avec le Président Macky Sall. Il continue de multiplier ses attaques contre le régime en place, trouvant « ridicule les promesses de milliards » du chef de l’Etat aux Sénégalais. Des milliards, dit-il, que Macky Sall ne réussira jamais à obtenir des bailleurs du fait des crises qui sévissent actuellement partout dans le monde.


Les critiques d’Idrissa Seck contre la gestion de Macky Sall s’accélèrent et deviennent de plus en plus acerbes. Le patron de « Rewmi » a encore relevé des fautes dans la gestion de l’équipe de Macly Sall. C’était samedi, lors de sa visite de la « Foire aux problèmes VS Foire aux solutions », organisée par le mouvement « Y’en a marre ». Idrissa est formel. « Macky Sall ne rassure pas, puisqu’il ne fait pas ce qu’il avait promis (aux Sénégalais) », constate-t-il. Avant de fustiger la démarche actuelle du Président Sall. « Aujourd’hui, Macky Sall fait le tour du pays, promet des milliards partout. Il ne les a pas », dit-il. La preuve, signale Idrissa Seck, l’année dernière, par rapport au budget, « Macky a eu 120 milliards de FCfa de moins-values fiscales et au premier trimestre de cette année (2014), 30 milliards. Il n’a pas l’argent pour faire ce qu’il promet, même s’il fait le tour du monde ». Pour Idrissa Seck, « aujourd’hui, compter sur l’aide internationale, ça ne fait pas sens non plus. Cela, parce que, face à la crise ukrainienne, la crise syrienne, la crise centrafricaine, la crise soudanienne, la crise du Sahel, entre autres, les dirigeants du monde n’ont pas le temps de penser au Plan Sénégal émergent (Pse) de Macky Sall et de lui donner 5 000 milliards de FCfa. C’est ridicule », confie Idrissa Seck. Non sans indiquer que « la France également est en train de restructurer son Armée au niveau du Sahel ». Et elle n’aura pas de milliards à injecter dans le Pse. S’agissant de la gestion du pays, Idrissa Seck note, par ailleurs, que « dès la première année, rien n’empêchait le nouveau régime de régler la question de la réforme de la justice ». Idrissa Seck reste convaincu que ça ne demande pas beaucoup de temps pour mettre en œuvre le rapport de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) et de réformer également l’environnement des affaires pour que les investisseurs aient confiance, se sentent à l’aise et investissent pour faire reculer le chômage.

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