Selon une de ces sources, « il y a eu une attaque de pirates rebelles nigérians hier (lundi) à 14H30 (13H30 GMT) contre une position militaire camerounaise dénommée +groupement opérationnel centre+ à Bakassi ».
« L’attaque a fait 21 morts, dont deux officiers, et six blessés côté camerounais », a ajouté cette source, jointe au téléphone par l’AFP depuis Libreville.
Les assaillants sont repartis aussitôt après l’attaque et le calme était revenu mardi dans cette zone, a-t-elle ajouté.
Une autre source au ministère camerounais de la Défense a confirmé à l’AFP à Yaoundé cette « attaque » sans vouloir en préciser les « circonstances ». « Nous avons eu des problèmes sérieux », s’est-elle bornée à expliquer, ajoutant que le ministre de la Défense s’exprimerait le moment venu.
Le journal privé camerounais La Nouvelle Expression fait état mardi d’une vingtaine de morts dans cette attaque, qu’il attribue à des hommes armés « déguisés en pirates » qui cherchaient à s’emparer des armes de la position camerounaise.
Selon la source militaire, l’armée camerounaise a été prise par surprise car elle a confondu les assaillants, venus à bord d’une ou plusieurs embarcations, avec de simples civils, et a donc voulu « respecter les accords de libre circulation ». Ce n’est qu’au dernier moment qu’ils ont sorti leurs armes, a-t-elle ajouté.
Cette source a tenu à préciser que les assaillants « n’agissaient pas au nom des autorités nigérianes ».
Potentiellement riche en pétrole, cette péninsule d’environ 1.000 km2 que le Nigeria a officiellement remise au Cameroun le 14 août 2006, a longtemps fait l’objet d’un conflit frontalier entre les deux pays.
En octobre 2002, la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, saisie par Yaoundé, en avait attribué la souveraineté au Cameroun. Mais il aura fallu quatre ans pour que cette décision soit appliquée.
Source : AFP
