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CONSEQUENCE DE L’ARRET DE TRAVAIL DES TECHNICIENS DU NETTOIEMENT : Des tas d’ordures inondent les quartiers de la capitale

mercredi 25 avril 2012

Depuis hier, les ordures jonchent les rues de certains quartiers de Dakar, la capitale sénégalaise. Une situation qui découle de la décision des 1 500 techniciens du nettoiement d’arrêter de travailler pour raison de retard de salaires. Et les effets se font sentir au marché Sandaga,à Petersen, sur l’avenue Blaise Diagne...


A la devanture du centre commercial El Hadji Mawdo Sylla près de Petersen, des tas d’ordures mélangés aux eaux ménagères dégagent des odeurs nauséabondes. La situation est plus critique sur l’avenue Blaise Diagne où avec l’absence de poubelles, les usagers ont jeté les ordures par terre. Les restauratrices et les vendeuses de fruits craignent pour leur santé. S’indignant du « manque de respect » des techniciens du nettoiement à leurs égards, Mariama Sy vendeuse de beignets dans la même localité soutient : « la moindre des choses est de nous avertir pour que nous puissions prendre nos responsabilités ». Joint par téléphone, Madani Sy Secrétaire du front unitaire des syndicats du nettoiement a donné les raisons de leurs mouvements d’humeur. « Nous réclamons le paiement des 2 moisde salaires, sans conditions. Nous sommes dans nos droits, parce que les salaires doivent normalement tomber avant le 8. Au-delà de cette date, c’est un scandale financier. Parce que en matière de salaires, il n’y a pas d’état de grâce. Tant que les salaires ne tombent pas, nous ne travaillerons pas, car le salaire est vital », a-t-il expliqué tout en insistant sur la continuité de l’Etat. Il a aussi dénoncé la gestion « douteuse » de leur mutuelle de santé qui est restée 2 mois sans recouvrement. Une situation qui, dit-il, se ressent négativement dans leurs ménages.

Sur l’absence de poubelles sur l’avenue Blaise Diagne, Madani Sy impute la responsabilité à l’Etat et à la société Véolia. « Il est du ressort de Véolia qui a des problèmes de logistiques, parce que l’Etat lui doit 6 mois d’arriérés, soit 1,2 milliard ». Aussi le syndicaliste a dénoncé « le manque de considération » dont ils sont souvent victimes, l’absence d’interlocuteurs dans la gestion des ordures. En effet, regrette-il, la gestion « des ordures est comme une patate chaude que personne ne veut toucher. Les ministères concernés par la question se rejettent la responsabilité ».

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