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CRISE SCOLAIRE Les élèves exigent la fin

dimanche 11 mars 2012

Les élèves des lycées de Dakar comptent battre le macadam ce samedi pour exiger une solution définitive à la crise qui secoue l’espace scolaire. Réunis dans un collectif dit des lycées de Dakar, ils appellent tous leurs camarades élèves à se joindre à eux pour mener le combat de leur avenir.


Le Collectif des lycées de Dakar (Cld) a tenu, hier vendredi 9 mars, une conférence de presse au lycée Sergent Malamine Camara Ex-Lymodak pour exiger une résolution sans délais de la crise scolaire.

Les élèves des lycées publics de Dakar vont marcher ce samedi, en dépit de l’interdiction du préfet de Dakar. Au sortir de leur point de presse, tenu hier, les élèves de Dakar ont décidé d’engager la bataille pour effacer le spectre de l’année blanche qui se dessine de plus en plus. Les élèves ont mis en place un comité qui regroupe 12 lycées de la région de Dakar. Le Collectif des lycées de Dakar (Cld) qui s’est retrouvé hier au lycée Sergent Malamine Camara Ex-Lymodak pour solliciter l’implication de toutes les parties prenantes afin de résoudre de façon définitive l’instabilité du milieu scolaire.

Avant d’en arriver à cette étape, les potaches avaient initié des séries de rencontres entre les différentes parties. Mais celles-ci se sont révélées vaines, en effet, le collectif n’a pas eu gain de cause à l’issu des rencontres avec le Cusems et le ministre. « Le ministre nous a dit que si les professeurs retournent en classe en milieu de semaine ou la semaine prochaine, il peut repousser les examens sur tout l’ensemble du territoire. » Mais du côté des enseignants on reste intransigeants sur les revendications, à en croire le chargé de la sensibilisation du collectif. « Le Cusems, de son côté, nous a signifié qu’ils ne vont pas retourner dans les salles de classe si toutes leurs revendications ne sont pas satisfaites » a révélé Ismaïla Guèye. Une situation que le collectif déplore et invite à toutes les parties prenantes à jouer leur partition pour sauvegarder leur avenir scolaire. Selon le coordonnateur du Cld, Mouhamed Kouyaté, « nous sollicitons l’implication effective de tous et sans délai dans cette lutte pour résoudre définitivement les maux régulièrement observés dans le milieu scolaire et pour les parents d’élèves d’être conscients de leur situation pour servir de socle et de jouer un rôle d’avant-garde ».

Ismaïla Guèye met dos à dos les uns et des autres. « Si l’Etat ne veut pas satisfaire les besoins du Cusems, ce n’est pas une raison pour que certains professeurs disent que votre avenir n’est pas plus important que notre présent » martèle-t-il.

Par ailleurs, le collectif lance un appel à tous les élèves du public comme du privé à former un bloc pour triompher dans ce combat. « Je m’adresse aux élèves d’arrêter toutes leurs activités et de venir participer à la lutte, c’est la meilleure des choses. Si l’année est invalide ou blanche, ça ne sera que pire pour nous, et si toutefois nous triomphons, c’est nous qui en bénéficierons. »

S’adressant à leurs camarades du privé les membres du collectif les invitent à une implication forte « pour que la lutte soit plus incisive, pour que l’Etat, les professeurs et les parents sachent que les élèves sont conscient et vont prendre leur avenir en main » a déclaré Ismaïla Guèye. Il va plus loin pour mieux inciter ses camarades élèves « si tu ne te lèves pas pour lutter ton propre combat, on fera de toi le combattant d’une cause qui n’est pas la tienne ».

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