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Carla Bruni : Enquête sur la femme qui dérange

mercredi 30 janvier 2008

Elle a infléchi le cours du mandat présidentiel avec plus de force que n’importe quelle révision constitutionnelle. Elle fait tanguer la cote de popularité du chef de l’Etat. Demain, elle sera « première dame de France ». Changement d’époque à l’Elysée, révolution des mœurs politiques : comment l’ex-mannequin et chanteuse se glissera-t-elle dans les habits de tante Yvonne ?


Il y a un peu plus de vingt ans, ils se sont sûrement croisés. A cette époque, Carla Bruni, à peine adolescente, écoute les 45-tours du groupe Téléphone en rentrant du lycée Janson-de-Sailly. Nicolas Sarkozy, tout juste l’âge de raison, est dévoué corps et âme à son ambition. Carla Bruni, la dame de coeur de Nicolas Sarkozy

Il s’apprête à forcer le destin à Neuilly, après avoir participé à la fondation du RPR, ce Rassemblement pour la République qui doit porter Jacques Chirac à l’Elysée. Un soir, l’ex-Premier ministre du président Giscard d’Estaing demande au « fils prodige » de l’accompagner à un dîner chez de riches Italiens, exilés en France pour raisons politiques. Il s’agit d’Alberto et Marisa Bruni Tedeschi, les parents de Carla Bruni, héritiers d’une fortune considérable.

Le couple « reçoit » beaucoup dans son appartement parisien. Industriel reconverti, il est compositeur, elle est pianiste. Ils comptent parmi leurs convives les plus grands noms de la musique, mais aussi des intellectuels et des responsables politiques. A 84 ans, Marianna Parolin, la nounou de la famille, assure qu’elle se souvient encore de ce Sarkozy, avec son air de gamin. Même si, ce soir-là, elle n’a d’yeux que pour Jacques Chirac : « Il était si beau ! »

Le temps passe. « J’ai plus de souvenirs que si j’avais 1 000 ans », pourrait, à ses heures de spleen, écrire Mlle Bruni. En 1973, cette petite fille de 6 ans quitte une Italie secouée par le terrorisme d’extrême gauche. C’en est fini des jours dorés dans le parc de Castagneto Po, sur la colline de Turin. C’en est terminé de cette liberté si particulière accordée aux enfants de la grande bourgeoisie, livrés à eux mêmes par des parents trop absents.

Malgré l’armada de gardes du corps, les Bruni Tedeschi craignent pour la sécurité de leur famille. Ils hésitent entre les Etats-Unis et la Suisse, choisissent la France, dont vient la grand-mère maternelle, Renée, laissent derrière eux une partie de l’extraordinaire collection d’antiquités d’Alberto Bruni Tedeschi. Onze ans après la mort de cet amateur éclairé, en 2007, quelques-unes de ces œuvres d’art, vendues aux enchères, rapporteront 18 millions d’euros...

Dans un univers où la culture est une évidence et le luxe une habitude, Marisa Bruni Tedeschi, pianiste reconnue sous le nom de Marisa Borini, rêve de noces prestigieuses pour sa progéniture : « Quand la famille habitait la résidence du cap Nègre, sur la Côte d’Azur, elle espérait que ses enfants deviendraient amis avec ceux du prince Rainier, les petits Grimaldi », raconte encore la nounou, Marianna Parolin, au quotidien italien La Stampa.

Source : Lexpress

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