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Comptes piratés : Des proches de Sarkozy également visés

mercredi 29 octobre 2008

Le compte bancaire de Nicolas Sarkozy n’a pas été piraté par hasard, comme une source proche de l’enquête le supposait il y a encore quelques jours. Le père du chef de l’Etat et Marie-Dominique Culioli, sa première épouse, ont été également victimes de retraits bancaires. Une telle conjonction laisse supposer que les pirates ont opéré de manière délibérée, en connaissant l’identité des victimes.


Le président de la République avait porté plainte en septembre après avoir constaté de curieux paiements qu’il n’avait pas effectués. L’affaire, rendue publique à la mi-octobre, rebondit avec ces nouvelles informations révélées par le site Mediapart et confirmée par une source proche de l’enquête.

Comme pour le compte personnel de Nicolas Sarkozy, ce sont de petites sommes qui sont débitées sur ceux de ses proches. L’argent a servi à ouvrir des lignes de téléphone mobile. L’information de Mediapart selon laquelle les enquêteurs se sont aperçus que plus de 150 employés de la Société générale avaient pu consulter le compte de Nicolas Sarkozy a également été confirmée.

D’autres suspects recherchés

Jusqu’à présent, trois personnes, un couple de Sénégalais de 30 ans et l’employée d’une boutique de téléphonie mobile de Rouen, ont été mis en examen, notamment pour « escroquerie en bande organisée », et écroués dans cette affaire. Il ne s’agirait pas des seules personnes recherchées dans le cadre de l’information judiciaire confiée la semaine dernière à une juge d’instruction de Nanterre par le procureur Philippe Courroye, a indiqué une autre source proche du dossier. « Ce sont des gens qui ont manifestement des moyens assez conséquents », a-t-on encore expliqué.

L’instruction a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée », « usage frauduleux de références d’identification bancaire », « falsification et détention de documents administratifs », « divulgation intentionnelle de données figurant dans un fichier automatisé à caractère personnel », ainsi que « complicité et recel ». Le procureur de Nanterre avait saisi la brigade criminelle et la brigade financière.

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