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Cristiano Ronaldo a brillé face à Dortmund(3-0)

mercredi 2 avril 2014

Le Real Madrid n’a pas flanché ! Face au Borussia Dortmund, les Merengues ont justifié leur statut de favoris, et se sont imposés sans coup férir (3-0). Les demi-finales de la Ligue des Champions sont promises à la Casa Blanca.
La grande satisfaction de Carlo Ancelotti par evidenceprod


Parfum de revanche ce mercredi soir au Stade Santiago Bernabéu. Éliminé en demi-finale de la Ligue des Champions par le Borussia Dortmund la saison dernière, le Real Madrid retrouvait son bourreau, pour le compte des quarts de finale. Et dans ce match aller, la Casa Blanca alignait son attaque de feu, la BBC étant bien évidemment du rendez-vous. Une ligne offensive qui ne tardait pas à faire la différence. Benzema, côté droit, trouvait Carvajal, qui décalait parfaitement Bale (3e). Ce dernier, du bout de son pied gauche, faisait vibrer les filets allemands. 1-0, le Real démarrait sur les chapeaux de roues. Cristiano Ronaldo (10e) se mettait à son tour en évidence, mais sa tentative lointaine était repoussée non sans mal par Weidenfeller.

Le Portugais (12e) s’essayait ensuite à l’exercice du coup franc, mais encore une fois le portier adverse répondait présent. Les Marsupiaux voulaient bien réagir, mais ce n’est pas la frappe sans grande conviction de Sahin (23e) qui les rassurait vraiment. Et c’est au contraire la Casa Blanca qui allait faire le break. À l’entrée de la surface, Isco (27e) décochait un tir vicieux, qui faisait chavirer Bernabéu de bonheur. 2-0, Madrid déroulait. Mais les hommes de Carlo Ancelotti n’étaient pas rassasiés, et Bale (30e) armait un amour de coup franc à la trajectoire bluffante, contraignant Weidenfeller à sortir la parade. 2-0 à la pause, Madrid était serein. Au retour des vestiaires, Sergio Ramos et ses coéquipiers repartaient de l’avant, et Bale (48e) se distinguait une fois de plus, faisant briller Weidenfeller.

Le BvB refusait d’abdiquer, mais Aubameyang (49e) croisait trop sa frappe du droit. Cristiano Ronaldo réalisait ensuite un petit festival couloir droit, avant d’adresser un centre à destination de Benzema (55e), Sokratis parvenant in extremis à dégager en corner. Les deux équipes se rendaient alors coup pour coup, et Mkhitaryan (55e) voyait son tir être dévié par Pepe. Un raté qui allait se payer cash car, dans la foulée, Cristiano Ronaldo (57e) servi sur un plateau par Modric ajustait Weidenfeller. 3-0, la messe était dite. Pour autant, la machine madrilène ne s’enrayait pas, et Benzema (61e) déclenchait une superbe volée, repoussée avec brio par le dernier rempart allemand. La fin de match était moins enlevée, et l’arbitre de libérer les 22 acteurs sur ce score sans appel. Le Real Madrid a fait un grand pas vers les demi-finales.

L’homme du match : Cristiano Ronaldo (7,5) : soir particulier pour Cristiano Ronaldo. Le Portugais disputait en effet son centième match de Ligue des Champions. Une barre symbolique, que le canonnier a célébré comme il se doit. Réglant dans un premier temps la mire (10e, 12e), le double Ballon d’Or trouvait finalement le chemin des filets, tout en sérénité (57e). Un but clé, son 14e de la saison en LdC, rejoignant Altafini (1962-63), Van Nistelrooy (2002-03) et Messi (2011-12). Mieux, il s’agit-là de son 49e but en Coupe d’Europe avec le Real Madrid, record de Di Stefano égalé. Bref, du tout bon. Ajoutez à cela quelques fulgurances dont lui seul a le secret, et vous obtenez une bien belle soirée. Remplacé par Casemiro (80e).

Real Madrid :

  • Casillas (5,5) : soirée plutôt tranquille pour le dernier rempart du Real Madrid. Dans un match dominé de la tête et des épaules de la part des siens, le dernier rempart n’a pas eu à s’employer outre mesure, si ce n’est sur une timide tentative signée Sahin (23e). San Iker peut donc savourer, d’autant qu’avec cette victoire, il égale le record de Raul : 81 victoires en coupe d’Europe.
  • Carvajal (7) : excellente prestation de la part de l’arrière droit espagnol. Revenu à Madrid cet été après une expérience au Bayer Leverkusen, le défenseur a étouffé la concurrence d’Arbeloa, et a sans doute encore marqué quelques points supplémentaires. Serein défensivement, il a régné en maître dans son couloir, s’offrant même le luxe d’adresser la passe décisive sur l’ouverture du score de Bale (3e).
  • Pepe (7,5) : au diapason de ses collègues de la défense, l’international lusitanien a livré un match tout à fait satisfaisant. Toujours aussi rugueux, il n’a pas plaisanté avec ses vis-à-vis, sans tomber dans l’excès d’engagement qui peut parfois être le sien. Il n’a que très rarement été pris de court par la vitesse d’Aubameyang, multipliant au contraire les interventions pleines d’à propos. Oui, Pepe fait de la résistance.
  • Ramos (6,5) : le taulier de l’arrière-garde madrilène a une fois de plus assuré le service. Costaud aux abords de la surface de réparation, l’ancien du FC Séville n’a pas eu trop de mal défensivement, s’accordant quelques montées et autres fantaisies, comme une ouverture sublime à destination de Cristiano Ronaldo. Tranquille, au point même de tenter un coup franc, dans les nuages cependant (88e).
  • Coentrão (6) : plus effacé qu’un Carvajal au four et au moulin, le latéral n’a pour autant pas à rougir de sa prestation. S’il a été un peu plus en retrait que son compère, le Portugais s’est tout de même comporté en patron sur son aile, jamais mis en difficulté défensivement parlant. Sur le plan offensif, il a en revanche mis le frein à main après avoir pourtant mis le turbo à l’entame du match.
  • Xabi Alonso (5,5) : bien plus discret que la plupart de ses partenaires de jeu, le milieu défensif espagnol a fait son match. En homme de l’ombre, il n’a pas forcément eu l’occasion de se mettre en valeur offensivement parlant, mais a fait le boulot derrière, bon à la récupération, et là pour apporter la première impulsion dans la construction du jeu.
  • Modric (7) : la classe à l’état pur. Sans avoir besoin d’en faire des tonnes, le milieu croate a éclairé le jeu de son équipe, grâce à son activité débordante à la récupération, et sa capacité à adresser des passes clairvoyantes. C’est d’ailleurs sur l’un de ses énièmes caviars - d’un extérieur du droit exquis s’il vous plait - que Cristiano Ronaldo (57e) a donné un avantage encore un peu plus large aux Merengues.
  • Isco (6,5) : rarement titulaire, Carlo Ancelotti lui préférant très clairement Angel Di Maria dans son milieu à trois, le renfort estival venu en provenance de Malaga a malgré tout prouvé qu’il avait son mot à dire au sein de l’effectif madrilène. Appliqué et inspiré, le milieu de terrain avait visiblement à cœur de briller, et a été récompensé de ses efforts non-négligeables par un but (27e), inscrit d’une frappe vicieuse. Remplacé par Illarramendi (72e).
  • Bale (7,5) : souvent critiqué ces dernières semaines, notamment pour ses mauvais choix lors de la défaite du Real Madrid à Séville, le Gallois a mis tout le monde d’accord. Auteur d’un match plein, le feu follet a multiplié les coups d’éclat, son pouvoir d’accélération ayant mis Durm au supplice. Buteur (3e), il aurait pu doubler la mise sur coup franc (30e) ou sur un face-à-face (48e).
  • Cristiano Ronaldo (7,5) : voir ci-dessus.
  • Benzema (6) : pas du très grand Benzema, mais du bon néanmoins. L’attaquant a rendu une copie propre, faisant le métier devant. Et s’il n’a pas marqué, le joueur formé à l’Olympique Lyonnais s’est créé quelques bonnes occasions, voyant dans un premier temps Sokratis mettre à mal son entreprise (55e), puis tombant sur un Weidenfeller jouant les héros sur une volée de toute beauté (61e). Remplacé par Morata (75e).

Dortmund :

  • Weidenfeller (4,5) : sans sa présence, le Borussia Dortmund serait rentré en Allemagne les valises encore plus remplies qu’elles ne le sont déjà. Repoussait les splendides coup francs de Ronaldo (12e) et Bale (30e) puis devait intervenir devant les deux mêmes éléments (10e, 48e), sans oublier ses arrêts sur les frappes de Benzema (61e, 69e). Encaisse toutefois trois buts, certainement trop pour permettre à son équipe de garder espoir.
  • Piszczek (3) : dépassé par les évènements tout au long de la rencontre. A joué à contre-temps, dans ses transmissions comme dans ses placements, tout en éprouvant les pires peines du monde à tenir son couloir. Faisait les frais du coaching de Jürgen Klopp, remplacé par Schieber (67e).
  • Sokratis (3,5) : impliqué sur les deux premiers buts du Real Madrid (3e, 27e), il plongeait tout de suite la tête sous l’eau. Pouvant difficilement faire pire, il prenait le problème à bras le corps et élevait son niveau de jeu pour mieux contrôler les débats. Davantage présent physiquement, sa deuxième mi-temps est plus proche de ce que l’on était en droit d’attendre de lui.
  • Hummels (5,5) : l’un des tout meilleurs défenseurs centraux du monde, et il l’a une nouvelle fois prouvé mercredi soir, malgré un compteur but déficitaire de trois buts. A enchaîné les bonnes interceptions (7e, 12e, 34e), sans oublier de couper les lignes grâce à ses relances (16e, 20e). Une tête qui fuit le cadre à l’heure de jeu (63e). Toutefois trop tendre devant Isco (27e).
  • Durm (3) : le remplaçant de Schmelzer n’est déjà pas vraiment une pointure en Bundesliga, difficile de lui en demander beaucoup plus en Ligue des Champions. A pourtant réussi un débordement (9e), et réussi un retour important sur Cristiano Ronlado (40e). Trop peu pour rehausser une prestation trop discrète.
  • Kehl (3,5) : ce qu’il faudra surtout retenir du match de l’expérimenté milieu de terrain allemand, c’est qu’il manquera le match retour au Signal Iduna Park en raison d’un carton jaune évitable (30e). Un ensemble bien trop juste dans le jeu avec et sans ballon pour le capitaine du Borussia. Remplacé par Jojic (74e) qui ne fera guère mieux.
  • Şahin (4) : l’un des seuls joueurs du Borussia à avoir tenu son rang. De nombreuses transmissions assurées, une orientation efficace du jeu des hommes de Jürgen Klopp et surtout la première frappe du match de Dortmund (23e). Mais un manque de génie ne permettant pas de pousser suffisamment pour arracher un but qui aurait fait du bien au club de la Ruhr.
  • Großkreutz (4) : en difficulté sur l’ouverture du score de Gareth Bale (3e), de quoi piquer son orgueil pour lui permettre de hausser le ton. Un bon ballon qu’Aubameyang était à deux doigts d’exploiter (20e), puis une frappe que Casillas repoussait sans trop de difficulté (33e). Un petit manque de sérieux défensivement.
  • Mkhitaryan (3,5) : une première mi-temps extrêmement pauvre de sa part. A beaucoup couru après le ballon sans avoir réellement d’impact au pressing. Un contact avec Pepe dans la surface (37e). Une frappe contrée au terme du meilleur mouvement du Borussia (55e). Remplacé par Hofmann (64e).
  • Reus (3,5) : après son retentissant triplé face à Stuttgart, le virevoltant ailier allemand à livré une copie bien terne sur la pelouse de Bernabéu. Fébrile, irritable, il commettait une faute inutile sur Coentrão qui lui valait un carton jaune mérité (18e). Quelques bons retours sur Cristiano Ronaldo, mais une influence offensive négligeable.
  • Aubameyang (4) : en l’absence de Robert Lewandowski, le Gabonais occupait le front de l’attaque de Dortmund. Mais le costume du Polonais était visiblement trop compliqué à enfiler. Hormis cette reprise de volée compliquée (20e) et cette frappe trop croisée (49e), a peiné à se mettre en évidence, malgré un dézonage permanent qui a parfois gêné l’arrière-garde du Real.

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