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GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES : Birahim Seck liste les mauvais élèves et rappelle Macky Sall à ses engagements

lundi 18 septembre 2017

Birahim Seck est amer, très amer. Et pour cause, le membre du Conseil d’administration du Forum civil n’en peut plus de cette de protection des « hommes qui ont hissé la délinquance financière à des niveaux insoupçonnés » dans notre pays. Telle une revue des scandales qui ont jusque-là entaché le magistère du Président Macky Sall, Birahim Seck n’a ménagé aucun compartiment de la République. De l’affaire Bictogo à la nomination récente d’Aliou Sall, en passant par le cas Moustapha Diop, qui avait refusé le contrôle par la Cour des comptes du Fonds de l’Entreprenariat féminin ou encore l’affaire Cheikh Kanté-Necotrans, Birahim Seck a, à sa manière, déversé sa colère sur Macky Sall et ses hommes.


D’emblée, Birahim Seck a tenu à rappeler au président de la République le contenu de son discours du 3 avril 2012. Un discours lors duquel Macky Sall s’était engagé à mettre en place « un gouvernement de rupture » enraciné dans « une gestion sobre et vertueuse ». Le cas Moustapha Diop

Pour lui, rien de tous ces engagements-là n’a été respecté par le chef de l’Etat. « La politique de protection de la délinquance financière par les autorités étatiques a profité jusqu’à présent à des personnalités tels que Monsieur Moustapha Diop, ancien ministre délégué chargé de la Microfinance et de l’Economie solidaire », déplore Birahim Seck qui n’a pas manqué de regretter les « promotions » d’Aly Ngouille Ndiaye et d’Aliou Sall qui, à l’en croire, ont été les acteurs directs dans l’affaire Petrotim. Les cas Cheikh Kanté-Nécotrans

Très en verve, le membre du Conseil d’administration du Forum civil s’est par la suite attaqué à Abdoulaye Daouda Diallo et à Cheikh Kanté. De l’ex-Directeur du Port qui vient d’être « promu ministre chargé du Pse », Birahim Seck rappelle que celui-ci n’a toujours pas été capable de justifier « les critères de fixation des 2 milliards de F Cfa en guise de ticket d’entrée pour l’octroi illégal de la concession du Terminal vraquier du Port autonome de Dakar (Pad) à Necotrans ». Alors que, concernant l’ancien ministre de l’Intérieur, il relève : « Abdoulaye Daouda Diallo a passé illégalement un marché de gré à gré pour un contrat de 50 milliards de francs Cfa pour la conception et la production des cartes d’identité biométriques ». Domestication des organes de contrôle et politisation outrancière de l’administration à tous les niveaux

Une liste de « scandales » qui pousse Birahim Seck à soutenir que nous assistons à l’instauration d’un modèle de gouvernance d’opportunisme. Selon lui, la manifestation la plus flagrante de cet assombrissement de la gestion publique est la domestication des organes de contrôle et la politisation outrancière de l’administration à tous les niveaux. « La perversion et le naufrage de la gouvernance publique ont pour conséquence des retards inquiétants constatés dans la publication des rapports des organes de contrôle de l’Etat : ceux de l’Inspection générale d’Etat (Ige) et de l’Office national contre la fraude et la corruption (Ofnac) », déplore le membre du Forum civil, pour qui la volonté de protéger ses ministres et ses directeurs « pousse le chef de l’Etat à passer sous silence le rapport de l’Ige 2015-2016 sur l’état de la gouvernance et la reddition des comptes ». L’Ofnac-les enquêtes sur les contrats pétroliers de Petrotim Ltd, l’affaire Bictogo et Cheikh Oumar Hanne

Birahim Seck de poursuivre : « La non publication du rapport de l’Ofnac est la conséquence d’un manque de matière dû au piétinement des enquêtes sur l’octroi des contrats pétroliers de Petrotim Ltd, sur les contrats relatifs aux passeports biométriques alloués à Snedai de l’homme d’affaires Adama Bictogo et la mise sous le coude de la seconde phase de l’enquête sur la gestion du Coud par Cheikh Oumar Hanne », s’indigne Birahim Seck. Pour lui, cette logique de protection des hommes du pouvoir découle d’un manque de volonté politique et fera que le Sénégal risque d’être évalué par ses pairs de la Cedeao sans la transposition de cette Directive. secteur de la justice : germes du « larbinisme » et du « carriérisme »

Sur le secteur de la justice, Seck soutient que les germes du « larbinisme » et du « carriérisme », que craignait Souleymane Teliko, semblent s’emparer du système judiciaire. En effet, il rappelle l’engagement du procureur de la République de nous entretenir sur les rapports de l’Ofnac. « Que l’on cherche à protéger des gens ou pas, les Sénégalais veulent connaitre la vérité judiciaire sur ce qui reste du gruyère et par conséquent de la grosseur de la taille des trous », assure Birahim Seck qui relève par ailleurs que « l’Assemblée nationale et le Conseil économique, social et environnemental (Cese) refusent toujours de se conformer à la réglementation des marchés publics.

Sidy Djimby NDAO

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