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Gorgui Sy Dieng, basketteur sénégalais aux Usa : « J’ai beaucoup galéré avant d’arriver en Nba »

mercredi 14 août 2013


Champion universitaire, drafté en Nba par les Jazz de Utah avant d’être transféré aux Timberwolves de Minnesota, le jeune basketteur sénégalais, Gorgui Sy Dieng vit un véritable conte de fée. En conférence de presse hier, le natif de Kébémer qui voit encore plus grand, avoue avoir beaucoup galéré avant d’intégrer le championnat américain.

Etre basketteur professionnel exige des sacrifices. Intégrer la Nba encore plus. Gorgui Sy Dieng en sait quelque chose. L’international sénégalais en conférence de presse hier à Terrou Bi, a dit avoir souffert avant de parvenir à ses fins. « J’ai beaucoup galéré avant d’en arriver là aujourd’hui. J’ai joué pieds nus au basket. J’ai même partagé une paire de basket avec un ami à un moment de ma vie. Mais, j’avais un seul objectif, devenir un professionnel et jouer en Nba », confesse le natif de Kébémer. Gardant la tête sur les épaules et bénéficiant dit-il, des conseils de Désagana Diop, l’autre international sénégalais évoluant en Nba, le bonhomme dit avoir fait face à l’obstacle de la langue anglaise à ses débuts. « Je ne connaissais personne. Je ne comprenais pas la langue. Je restais dans ma chambre en train de pleurer. J’ai fini par apprendre l’anglais en écoutant des Cd. Aujourd’hui, par la grâce de Dieu, je me suis bien intégrer avec l’aide de ceux là qui m’ont accueilli et qui ont toujours été là pour me soutenir », confie Gorgui Sy Dieng.

« Je rêve de jouer le All star game ». Le basketteur sénégalais révèle que jouer en Nba est un rêve qui s’est transformé en réalité. L’ancien de Seed Academy dit avoir toujours cru pouvoir un jour évoluer dans le championnat américain. Pour cela, Gorgui soutient avoir travaillé dur pour y parvenir. « Être drafté en Nba requiert des qualités qui répondent au jeu rapide que cela exige. Il faut être prêt sur le plan physique. J’ai dû travailler pour faire passer mon poids de 87 à 115 kilos », a fait savoir le basketteur sénégalais. Drafté par les Jazz de Utah puis transféré aux Timberwolves de Minnesota cette année, Gorgui Sy Dieng devient ainsi le 10e basketteur sénégalais à évoluer dans le championnat américain. Enrôlé en 2010 par le coach légendaire de la Nba et de la Ncaa, Rick Pitino, le bonhomme parvient en trois ans de présence aux Etats-Unis à se retrouver à la 21e place du draft organisé le 28 juin dernier au Bar­clays Center de Brooklyn New York où une soixantaine de concurrents a pris part.

Reçu avant-hier par le Président Macky Sall, après une première audience accordée à la Maison Blanche par le Président américain Barack Obama, en compagnie de ses coéquipiers de Louisville, le jeune champion universitaire souhaite faire 10 à 15 ans de carrière en Nba. En même temps, il rêve de faire partie des meilleurs basketteurs de la Nba pour faire mieux que certains de ses devanciers qui n’ont pas eu la chance de s’imposer en Nba. « Je rêve de jouer le All star game », a soutenu le natif de Kébémer, âgé de 23 ans qui avait à ses côtés son manager, l’ancien international Matar Ndiaye et le patron de Seed Academy et vice-président de la Nba, Amadou Gallo Fall.

Je ne pouvais pas rejoindre les Lions. Trônant sur ses 2 m 11, l’international sénégalais qui a contribué à la qualification de l’Equipe nationale du Sénégal lors de la dernière Afrobasket, au tournoi de la Zone 2, organisé à Dakar, Gorgui Sy Dieng est revenu sur les raisons de sa non-convocation pour la présente édition. Non moins sans préciser son attachement au maillot national. « Je rêve un jour de porter à nouveau le maillot national. Le coach Cheikh Sarr me connaît. Il fait partie des gens qui m’ont formé. Malheu­reusement, je n’avais pas trop de temps pour me libérer. Je devais participer à la Summer League. Je préfère laisser la place à ceux qui peuvent être là au début que de venir en dernier lieu et de prendre la place des autres », a-t-il fait remarquer.

Une partie du chemin faite, le pivot des Wolves entend s’investir dans la promotion de l’éducation des jeunes et la construction des hôpitaux avec en priorité sa ville natale, Kébémer.

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