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Hommage à Cheikh Ahmadou Bamba, le chantre du mouridisme (Par Momar Mbaye)

mercredi 10 décembre 2014

  • Archive hommage à Cheikh Ahmadou Bamba à l’occasion de la célébration du Grand Magal de Touba ce jeudi 11 décembre 2014.

Si ce n’était pas Bamba, frère de Mame Mor diarra

Et fils de Sokhna Diariyatou, la colocataire d’Allah

Si ce n’était pas Bamba, cet homme au blanc turban

Qui sans main levée, a vaincu le colon blanc

Dont les petits-enfants se recueillent, tous les ans à Touba

Devant le mausolée du saint-homme, pour pleurer tout bas

Et regretter l’erreur de leurs ancêtres, d’avoir exilé Bamba.

Aujourd’hui même en occident retentissent ses khassidas,

La lueur des panégyriques brillent plus que la bague de Rachida.

N’eût été le fils de Mor Anta Sally, l’illustre Ahmadou Bamba,

Serions nous musulmans, irions nous à Touba ?

Son exil au Gabon, ne présageait rien de bon

Même confiné à Gannar, il tenait toujours bon

Devant la puissance de l’ennemi, Bamba n’a jamais faibli

Contre vents et marées, jamais il n’a besoin d’alibi

Sur terre et sur mer, à l’heure de la prière

Pour s’adresser au Seigneur des cieux et de la terre nourricière

Même l’océan a retenu ses eaux, durant sa prière en haute mer

Bamba a redoré, l’image de l’Islam jadis à genoux

La foi musulmane, il l’a rénovée chez nous.

L’avènement de Bamba est une floraison d’orchidées

Un rayon de soleil dans le jardin du monde islamisé

Vous qui voulez accéder au prophète, sans le moindre ennui

Bamba est la porte d’entrée, avant et même après minuit

Les passions les plaisirs, les choses mondaines et Satan

Bamba a vaincu ses adversaires, il y a plus de cent ans

Jamais le saint homme ne tenait dans ses mains noires

Autre que le Coran qu’il préfère de loin aux manoirs.

Par ses lèvres il psalmodiait, les sourates du Saint Livre

Devant sa calligraphie envoûtante, l’encre noire s’enivre

Ravissant à Rimbaud et Baudelaire, la belle poésie

Son engagement dépasse de loin, Etienne de La Boétie.

Dieu serait-Il raciste, s’Il n’avait pas créé Bamba ?

Heureusement pour nous, il n’a pas succombé à Mayomba

Même sa solitude dans cette forêt hostile du Gabon

N’a pas ébranlé sa foi, Bamba a toujours été digne, il a tenu bon.

Célébrer son départ en exil, est signe de reconnaissance

Pour tout musulman doté d’un minimum de bon sens.

Par milliers se comptent, les fidèles d’Ahmadou Bamba

Capables de perpétuer l’œuvre éternel du tout-saint

Pour rénover l’islam, dans un pacifisme sans fin

Conformément aux dires du Seigneur Tout-Puissant.

Que deviendrait le Brésilien, privé de sa Samba ?

Comment savourer la mouridya, sans les khassidas de Bamba ?

Qui enseignent la vertu et chantent les louanges du prophète

Dont Bamba a garanti des lendemains sans défaite.

De Gibraltar au Cap, et de Dakar à Tamba

De New York à Montréal, de Rome à Mayomba

L’humanité reconnait, l’illustre Ahmadou Bamba.

J’aimerais vous parler du fils de Sokhna Diarra

L’enfant noir, le serviteur du prophète d’Allah

Ce guide sans égal, n’a rien d’un citoyen lambda.

Celui qui servit fidèlement le fils d’Abdoullah,

Sans aller à Nairobi encore moins en Arabie,

Bamba maîtrise l’arabe mieux que les Arabes d’Arabie.

La non-violence il prôna, sans le moindre sabre levé

L’islam pacifique il enseigna, par sa plume enjolivée.

Vous qui avez envie de mieux connaître Bamba

Lisez ses écrits, écoutez ses khassidas, allez à Touba.

Momar Mbaye

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