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Ibrahima Fall s’adresse à la diaspora : « Sachez qu’il n’y a plus de droit au Sénégal »

vendredi 17 février 2012

Le candidat Taxawu Tem à la présidentielle du 26 février 2012, Ibrahima Fall a donné une leçon de droit électoral au préfet de Dakar, lui qui a signé l’acte d’interdiction de la manifestation qu’il a voulu organiser à la place de l’Indépendance. Aussi, a-t-il saisi de son face à face avec les journalistes sur place pour s’adresser à la diaspora sénégalaise pour lui faire savoir qu’il « n’y a plus de droit au Sénégal ».


« Vous les Sénégalais de l’extérieur, c’est à vous que je m’adresse, car il est temps de savoir ce qui se passe dans votre pays. Moi, Ibrahima Fall, candidat de la coalition de Taxawu Tem, à la présidentielle du 26 février 2012, j’ai adressé une lettre au préfet de Dakar l’informant de la manifestation que je dois, conformément à la loi, organiser à la place de l’indépendance, quelques jours avant ce 17 février », déclare-t-il.

« Mais à ma grande surprise, poursuit-il, le préfet de Dakar me fait savoir qu’il ne peut pas autoriser cette manifestation. C’est ainsi que j’ai saisi la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour qu’elle rappelle les dispositions du code électoral et ainsi lui dire que l’autorité ne saurait interdire une manifestation, surtout en cette période électorale du candidat de Taxawu Tem, Ibrahima Fall à la présidentielle du 26 février 2012. Par conséquent, il lui a demandé de veiller à faire appliquer la loi électorale ».

Ibrahima Fall a été stoppé net avant d’accéder au lieu où devrait se tenir la manifestation contre la candidature de Me Wade. Puisque les forces de l’ordre ont lancé une grenade lacrymogène qui l’a poussé à interrompre l’interview qu’il accordait aux journalistes. Outré, Ibrahima Fall s’est adressé aux Sénégalais de l’extérieur, en ces termes : « sachez qu’au Sénégal, il n’y a plus de droit ».

Le Pr Fall tient comme responsables de ce qui peut advenir de cette affaire Mes Abdoulaye Wade, président de la République et Ousmane Ngom, ministre de l’Intérieur. Car, soutient-il, « le Sénégal est une République. Les Sénégalais vont continuer à la défendre ».

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