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L’Etat : unique responsable de notre élimination au mondial !!!

mardi 19 novembre 2013


Au sortir du match héroïque livré par les protégés d’Alain GIRESSE ce samedi à Casablanca et qui s’est soldé par un nul un but partout, privant ainsi notre sélection nationale l’accès à la coupe du monde 2014 au Brésil, il nous semble pertinent de tirer un bilan objectif de cet échec et situer les responsabilités. En effet, vous conviendrez avec moi que l’on a perdu la majeure partie de nos chances au match aller à Abidjan en s’inclinant 3 à 1 et d’une façon presque indigne. Toutefois, aussi infime qu’elle soit nous avions une opportunité de nous qualifier si le problème déterminant, la suspension du stade Léopold Sédar SENGHOR, était solutionné. On a tous la conviction que si le niveau de jeu produit par nos joueurs avait comme cadre un stade sénégalais avec la pression et ferveur populaire, les ivoiriens allaient vivre l’enfer. C’est là où se situe la responsabilité de l’Etat d’une manière générale et de la fédération Sénégalaise de football en particulier. En effet, après la suspension d’un an du stade SENGHOR le 29 novembre 2012 les autorités fédérales avaient entamé une visite des autres stades du pays qui, réfectionnés, pouvaient recevoir les matchs de l’équipe nationale. C’est ainsi qu’elles ont été au stade Aline Sitoé Diatta de ziguinchor, celui de Lat Dior de Thiès et enfin le stade Demba Diop. Après avoir constaté que ce dernier ne remplissait pas les normes de sécurité requises et que le stade de la région du sud ne pouvait pas accueillir la rencontre qui devait nous opposé à l’Angola le 23 mars dernier, Victor Ciss, le SG de la FSF qui a visité le stade Lat Dior en compagnie d’autres responsables de la FSF et de Mamadou Bâ, conseiller technique du ministre des Sports, se sont rendus compte que cette infrastructure sportive ne peut être viable que dans six mois. Cette déclaration a été faite le jour de la visite à Thiès le 21 décembre 2012. Ce qui signifie qu’à priori, techniquement, le stade Lat Dior de Thiès pouvait faire l’affaire non pas pour le match de mars face à l’Angola mais plutôt pour celui de l’Ouganda en septembre et probablement pour les barrages parce que du début à la fin des éliminatoires on était 1er de notre groupe. Si les travaux de réfection avaient débuté au mois de février, ils s’achèveraient dans la période de juillet à aout. Malheureusement, nos autorités ont préféré dépenser des sommes considérables pour recevoir nos trois matchs à l’extérieur et de surcroit en tâtonnant parce qu’on les a reçu à trois endroits différents Conakry face à l’Angola, Marrakech pour le match de l’Ouganda et Casablanca face à la Côte d’ivoire. Cette absence manifeste de volonté politique a privé les sénégalais de jouer leur partition dans ce énième combat face aux ivoiriens. Outre l’enjeu sportif, la réception de nos trois matchs à l’extérieur a également eu des conséquences économiques importantes avec les hôtels des délégations et journalistes, billets d’avion, transports………. Face à cet échec, j’invite solennellement le gouvernement sénégalais à prendre à bras le corps le problème des infrastructures sportives afin d’éviter que cette grossière erreur ne se reproduise.

Ababacar Sy DIAGNE Etudiant en Master 2 de droit Privé, Droit des affaires à l’UCAD Email : diagneaba@gmail.com Tel : 70 452 59 26

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