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L’initiateur de la convocation de Karim Wade au perchoir : Mamadou Seck, le vrai-faux cheval de troie

dimanche 16 novembre 2008

A peine élu au Perchoir en remplacement de Macky Sall, Mamadou Seck a décliné ses ambitions : réforme, modernisation et loyauté.


L’Assemblée nationale a « désigné » hier le remplaçant de Macky Sall. Le choix porté par le président de la République sur le maire de Mbao Mamadou Seck est passé comme lettre à la poste avec 130 bulletins de vote favorables sur 133 votants. Pourtant, la majorité requise était fixée à 67 députés, comme l’a souligné rappelé Iba Der Thiam, président de séance.

L’ambiance était plutôt calme hier à l’Assemblée, contrairement à ce que l’on voit d’habitude avec les joutes de bas étages et les querelles intestines. Il n’y a pas eu débat sur la candidature de M. Seck, proposé par le groupe libéral et démocratique, majoritaire dans l’hémicycle. D’ailleurs, lorsque le président de séance a clamé le nom du successeur de Macky Sall, ce sont des applaudissements nourris qui l’ont accueilli, comme pour dissuader toute candidature de dernière minute. D’ailleurs, le groupe majoritaire, juste avant le début de la séance, a quitté l’hémicycle pour harmoniser sa position, à huis clos.

C’est sans surprise, quelques minutes plus tard, que le choix sur Mamadou Seck a été confirmé comme candidat unique du Parti démocratique sénégalais à la tête de la deuxième chambre législative. Les députés non inscrits qui ont vainement tenté d’exister n’ont rien pu faire. Il n’y a eu ni motion de procédure, ni explication de vote. Le dépouillement des votes n’a, non plus enregistré, aucune abstention.

Après son élection, Mamadou Seck pouvait alors recueillir les congratulations avant de prononcer son discours où il a fixé ses nouveaux chantiers. Pour lui, après la crise qui a secoué l’Assemblée nationale ces derniers temps, il est temps de « donner à l’institution sa place dans la République ». Cela doit passer, souligne-t-il, par la poursuite de la réforme du règlement intérieur déjà entamée et la modernisation de la Chambre.

Ainsi, rappelle-t-il à ses collègues que le peuple les observe, d’où le besoin de faire preuve de « rigueur, d’assiduité et d’humilité » pour s’occuper des préoccupations des citoyens qui leur ont fait confiance. S’agissant des relations entre l’Assemblée nationale et les autres institutions, le président Seck indique qu’il fera montre de « loyauté et de confiance ». Mamadou Seck devient le dixième président de l’Assemblée nationale de l’histoire politique du Sénégal, et le quatrième sous l’alternance.

Source : Lequotidien

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