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LEVEE DU CORPS DE DJIBO LEYTI KA : Le Grand Serigne de Dakar tance et sermonne pouvoir et l’opposition

lundi 18 septembre 2017

La disparition de Djibo Leyti Kâ a été une occasion saisie par le Grand Serigne de Dakar, Pape Abdoulaye Diagne, pour appeler les politiciens à s’unir pour l’intérêt du pays. Dans un discours très fort, il a demandé que les insultes et autres disputes de borne-fontaine cessent une bonne fois pour toutes.


Le Grand Serigne de Dakar Pape Abdoulaye Diagne aura marqué de son empreinte la cérémonie de levée de corps de Djibo Kâ. Dans un discours très poignant, il n’a pas raté les politiques qui se sont déplacés en masse pour rendre un dernier hommage au petit berger. Tout d’abord, Pape Abdoulaye Diagne a expliqué comment Djibo Kâ a réussi à faire la part des choses en tant comme d’Etat. « Parler de Djibo n’est pas une chose facile, parce qu’il y a trois choses différentes qu’il a toujours su différencier. L’homme en tant que tel, l’homme d’Etat et le politique. Voilà trois choses qui, s’ils ne sont pas dissociés par un homme, peut être fatal et Djibo Ka a su bien le faire durant toute sa vie », dit-il. Ensuite, le chef coutumier lébou demandera aux politiciens de prendre exemple sur Djibo Kâ qui respectait ses ainés et qui n’avait en tête que l’Etat du Sénégal. « Personne ne peut parler de Djibo Kâ et omettre le Parti socialiste. Qu’on le veuille ou non, Djibo est un socialiste. Djibo Kâ m’a dit que c’est Moustapha Niasse son grand-frère, car c’est lui qui l’a instruit et l’a éduqué en tant qu’homme d’Etat. Ce qui se passe aujourd’hui, on ne l’a jamais vu, quand ces hommes faisaient de la politique. Djibo est parti. C’est vous qui êtes là maintenant ! Ce que vous ne devez pas oublier, c’est que nous allons tous mourir un jour, donc nous devons savoir que ce pays est le notre ». Ayant constaté la cacophonie qui entoure l’appel au dialogue du chef de l’Etat, Pape Abdoulaye Diagne a estimé que le fait de voir la classe politique rendre hommage à l’illustre fils du Sénégal est une occasion pour revoir les positions. « On doit dialoguer pour notre bien. Le dialogue dont vous parlez chaque jour, l’occasion vous en est offerte aujourd’hui, parce que j’ai vu aujourd’hui tous les hommes politiques, côte à côte, même si vous êtes de différents partis. Tout ce que nous voulons dans ce pays, c’est qu’il ne soit pas détruit », dit-il. Seulement, poursuit le marabout, quand on doit dialoguer, on ne peut poser des préalables tant qu’on n’a pas encore discuté. « Vous devez vous voir et discuter des préalables et là vous débuterez votre dialogue », assène-t-il.

Djibo Kâ-le décès de son père et l’Etat

Pour se justifier sur le sujet abordé, il fait le lien avec Djibo Ka. « Si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que celui qui vient de nous quitter nous a donné tant d’exemples pour dire que c’est la Nation avant tout. La preuve, une fois, il était dans une salle en train de préparer le sommet de l’Oci et en pleine réunion, on lui annonce le décès de son père. Il a demandé de continuer et que les gens inhument son père. Voilà quelqu’un qui met l’Etat au dessus de tout ». Ainsi il lancera un appel à un dialogue dans le plus grand respect. « Dialoguer, ce n’est pas s’insulter ou se jeter l’opprobre. Nous ne connaissons pas cette forme de politique », fait-il savoir. Pour les députés, il s’adressera directement à Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale et Madické Niang, président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie. « Depuis votre installation, les Sénégalais ont commencé à exposer leurs doléances. Ce que nous voulons, c’est que vous cohabitez en paix à l’Assemblée nationale. J’ai confiance en vous, Moustapha Niasse et Madické Niang, parce que et j’en suis sûr, vous allez vous retrouver autour de l’essentiel », conclut Pape Abdoulaye Diagne.

Samba THIAM

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