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La crise de l’école, une urgence fondamentale pour le nouveau gouvernement (CNTS)

jeudi 5 avril 2012


Le nouveau gouvernement mis en place par le Premier ministre Abdoul Mbaye doit faire de la question de l’école une urgence fondamentale pour apporter des solutions à la grève poursuivie depuis décembre 2011 par les enseignants du moyen secondaire et du supérieur.

« C’est l’urgence fondamentale et nous en appelons tous les acteurs, autant les syndicats que le gouvernement, à user de la compréhension nécessaire pour franchir ce palier qui va permettre de sauver l’année », a dit le secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Lamine Fall.

Lamine Fall qui assure l’intérim du secrétaire général Mody Guiro, hors du pays, était interrogé par l’APS, jeudi au lendemain de la publication de la liste du nouveau gouvernement.

Il a invité l’Etat à « aller rapidement vers le règlement des conflits avec le Syndicat autonome des enseignants du Moyen secondaire du Sénégal (SAEMSS/Cusems), le Cadre unitaire des syndicats d’enseignants (CUSE) et le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) pour permettre à l’école de sortir de ses turbulences ».

Le secrétaire général Mody Guiro avait essayé à son niveau, avant la présidentielle du 26 février, de voir comment renouer les fils du dialogue entre l’ancien ministre du Travail et des organisations professionnelles et les syndicats d’enseignants.

« Ces démarches n’avaient pas abouti du fait du contexte politique avec la campagne électorale où l’Etat était absent », a expliqué dit Lamine Fall.

La CNTS compte remettre cela sitôt le nouveau gouvernement installé. Le nouveau gouvernement aura ainsi pour rôle « d’ouvrir les portes du dialogue ».

La Confédération s’est dite prête à accompagner l’Etat dans ce sens. Déjà, les syndicats membres de la CNTS comme le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS), le Syndicat national des enseignants de l’élémentaire (SNEEL) et le Syndicat des professeurs du Sénégal (SYPROS) avaient donné « un signal fort, patriotique en suspendant leur mot d’ordre avant la présidentielle », selon Lamine Fall.

La CNTS en appelle aussi à la « compréhension des autres acteurs pour que le gouvernement et les syndicats d’enseignants puissent se retrouver pour trouver une solution le plus rapidement possible ».

Interpellé sur la réduction de la taille du gouvernement qui est passée d’une quarantaine de ministres à 25 membres, Lamine Fall a estimé que la Confédération a toujours dénoncé la pléthore de ministères.

« Le nouveau régime a tenu à réduire au strict minimum les dépenses budgétaires en commençant par le gouvernement. On ne peut pas demander aux populations de serrer la ceinture alors que l’Etat continue un train de vie dispendieux », a-t-il souligné.

Pour le syndicaliste, le Président a opté pour une compression des dépenses publiques. Il a dit que « c’est une chose à saluer », précisant toutefois que la CNTS, depuis son congrès de 2001, a opté pour un syndicalisme autonome, indépendant de tout parti politique, de tout gouvernement. Pour ce faire, le Syndicat a décidé de rompre la participation responsable comme du temps du régime socialiste.

La CNTS n’est pas pour autant nihiliste et prône aujourd’hui le dialogue social en collaborant avec l’Etat sur les grandes questions nationales.

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