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La vice-présidence s’éloigne : Idy veille sur Wade, qui est décidé à « l’enterrer », définitivement, avant de partir

jeudi 14 janvier 2010

La presse étrangère avait révélé que le président Wade a déjà signé le décret nommant l’ancien Premier ministre Idrissa Seck « vice-président du Sénégal ». Mais, pour occuper ce moelleux et coûteux fauteuil, l’actuel maire de Thiès devra disposer d’une baguette magique pour « changer la tête », comme dirait Birago Diop, du fils du président et le sentiment profond que celui-ci éprouve à son égard, depuis l’an 2004. Pour l’heure, il le fait languir, avant de l’emporter dans sa retraite prochaine.


Voilà bientôt un an que le chef de l’État avait annoncé la création du poste de vice-président, dont le projet de loi a été voté par le Parlement et promulguée par lui même. Mais, depuis, toujours rien. « Cadeau » brandi en direction des femmes, il se susurre que le poste reviendra à l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, qui en dépit de ses mémorables passes d’armes avec le président Wade, durant plus d’un an, a « enterré son parti « Rewmi », pour retourner au Pds.

C’était le prix à payer pour ne plus subir les foudres de Wade et pour « qu’aucun centime illicite » ne soit trouvé par devers lui d’ici « l’extinction du Soleil ». Si M. Seck a gagné cette première manche, il lui faudra beaucoup plus d’intelligence et d’endurance pour s’asseoir sur le fauteuil de vice-président du Sénégal. Car, le fils du président, Karim, pourrait déserter le palais présidentiel ou y enfermer son père, si ce dernier se décidait à offrir le siège à son « frère ennemi ». Leurs relations sont exécrables. En atteste le passage, samedi dernier, de Karim dans la ville de Thiès, dont M. Seck est le maire. Il l’a si snobé. Karim est celui qui filtre désormais les audiences de son père et contre-signe son agenda. Une nouvelle donne qui verrouille le chemin qui doit mener Idrissa Seck vers la vice-présidence.

Le Directeur de cabinet du chef de l’État, Habib Sy, et le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, ne le portent pas non plus sur leurs cœurs. Encore moins la Première Dame du Sénégal. Le président Wade n’est pas également franc avec lui. Il a accepté de le retrouver, juste pour lui arracher le maximum possible du « butin », avec lequel il était parti. Wade a accepté de revoir Idy devant les hommes, en dépit d’avoir juré que ce ne sera plus que devant Dieu, à dessein : c’était pour lui donner le coup fatal. Il avait publiquement laissé entendre que « jamais » il ne l’aidera à prendre le pouvoir. Il campe sur la même position. On n’aide pas un homme qui vous a rappelé que vous n’étiez qu’un « ancien spermatozoïde et futur cadavre », surtout si l’insulte a fait le tour du monde. Wade avait traité Idy de serpent venimeux qu’il avait délogé de sa concession.

Il ne prendra donc plus le risque de le ramener dans sa maison, où il a beaucoup d’enfants qui traînent. Wade sait également que le retour à ses côtés de Idrissa Seck lui rapportera moins que ce qu’il va lui coûter : l’ancien Premier ministre est pestiféré aux yeux de la plupart des libéraux et néo-libéraux. Il a été étiqueté « tortueux » par bon nombre de Sénégalais, depuis qu’il a avoué avoir volé. Un sentiment qui s’est renforcé quand il a fini par accepter de retourner auprès de Wade sans condition. Le tigre aux pieds d’argile est devenu un mouton en papier. C’est ce qui fait que Wade manœuvre pour prendre sa retraite politique avec Idrissa Seck, qui fut son directeur de cabinet, après avoir été son directeur de campagne. Wade a juré de lui trouver un poste : faire de Idy son directeur de retraite. C’est à cette seule condition que son fils, Karim, aura les coudées franches pour « hériter » du Parti démocratique sénégalais, à défaut du Sénégal.

Mais, Idrissa Seck qui contemple le président Wade comme un « miraculé », après voir lorgné son dossier médical, il y a bientôt près de sept ans, ne désarme pas. Du contenu du document qu’il avait parcouru, il avait déduit que Wade ne pouvait pas terminer son premier mandat à la tête du Sénégal. Résigné de son pronostic, il attend que sa proie finisse d’agoniser ; parce que les coups de patte de l’âne ne peuvent que lui être fatals. Mais, attention que le bourricaud ne se relève. Il l’a déjà fait. Triste jeu de yoyo entre deux anciens « complices », pendant plus d’une décennie !

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