Accueil du site > Actualités > Le directeur de publication de “La Tribune“ jugé jeudi pour ‘’diffusion d’une (...)

Le directeur de publication de “La Tribune“ jugé jeudi pour ‘’diffusion d’une fausse information’

mercredi 13 août 2014


Le directeur de publication du quotidien “La Tribune“, Félix Nzalé, sera jugé jeudi par le Tribunal des flagrants délits de Dakar, pour ’’diffusion d’une fausse information’’, a t-on appris auprès d’un des responsables du journal.

M. Nzalé a été placé sous mandat de dépôt mardi suite à la parution, lundi, dans son journal, d’un article intitulé “Alerte : 5 cas d’Ebola au Sénégal“.

Le ministère de la Justice a annoncé le même jour des poursuites judiciaires contre le quotidien La Tribune, pour diffusion d’une « fausse information ».

Le département de la Justice a évoqué, dans un communiqué, « la fausse information diffusée par La Tribune », en estimant que l’article publié par le journal au sujet de la fièvre Ebola « peut avoir des répercussions gravissimes » pour le pays.

Cette information « peut mettre notre pays en quarantaine de (…) la communauté internationale et porter d’énormes préjudices aux Sénégalais qui veulent voyager », affirme-t-il avant d’ajouter : « Par conséquent, le procureur de la République décide de donner une suite judiciaire à cette affaire ».

La ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a déclaré lundi matin qu’aucun cas confirmé d’Ebola n’avait encore été enregistré au Sénégal.

Les résultats des prélèvements effectués sur deux malades présentant des symptômes de la maladie se sont révélés négatifs, a-t-elle précisé lors d’un conseil interministériel sur la fièvre Ebola

Dans Sud Quotidien du mercredi, le porte-parole du Syndicat des professionnels de l’information et la communication du Sénégal (SYNPICS), Aly Fall, a déclaré qu’il est regrettable “de constater qu’un confrère est en garde à vue à cause de ses écrits“’.

Toutefois, selon lui, ‘’le SYNPICS ne peut manquer de regretter un peu la légèreté avec laquelle nos confrères ont donné leur information“. Il soutient que ’’le journaliste devait faire preuve de beaucoup de grande responsabilité et d’un professionnalisme sans faille“.

L’Observateur rapporte que devant les enquêteurs, Félix Nzalé a reconnu que « l’information peut choquer », ajoutant que « le journaliste risque jusqu’à 3 ans de prison ferme ».

Répondre à cet article