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Le gouvernement invité à mettre de l’ordre dans l’enseignement supérieur privé

mercredi 9 mai 2012


Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), Amadou Lamine Niang, a exhorté mercredi le gouvernement à mettre de l’ordre dans la "floraison d’écoles privées" d’enseignement supérieur au Sénégal.

M. Niang a pointé du doigt "le problème de la labellisation des écoles privées d’enseignement supérieur" au Sénégal, à l’ouverture du forum "Ecole-entreprise" de l’Ecole supérieure de commerce SUPDECO (privée) de Dakar.

Il existe dans le pays "une véritable floraison d’écoles privées supérieures, qui forment dans tous les domaines, sans que l’on sache qui fait quoi", a relevé le président de la CCIAD.

Il avait à ses côtés le Premier ministre, Abdoul Mbaye, et le ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, le docteur Aly Koto Ndiaye.

"Est-ce qu’il y a suffisamment d’encadrement des étudiants inscrits dans ces écoles ?", s’est-il interrogé. "C’est un problème qui mérite d’être" étudié par le gouvernement, qui doit "savoir ce que valent les diplômes délivrés par ces écoles", a-t-il ajouté.

La pléthore d’écoles privées "est un problème pour les bonnes écoles, qui sont concurrencées de manière sauvage par d’autres ne répondant pas à la qualité que nous voulons", a souligné Mamadou Lamine Niang.

Le contrôle de l’enseignement dispensé par ces établissements aura l’avantage de doter les entreprises sénégalaises de "ressources humaines de qualité"’, a-t-il indiqué.

Selon lui, quelque 100 mille étudiants étrangers s’inscrivent dans les écoles privées d’enseignement supérieur au Sénégal.

M. Niang a appelé le gouvernement à "tout faire pour maintenir cette qualité de l’enseignement supérieur", pour que "Dakar conserve cette plateforme académique d’excellence" qui a fait sa réputation.

Il est d’autant plus nécessaire de mettre de l’ordre dans ces écoles, que la formation coûte cher dans certaines d’entre elles, selon lui.

Abdoul Mbaye a adhéré à l’idée d’assoir un enseignement supérieur privé de qualité, expliquant que seules les ressources humaines de qualité permettront aux faibles économies, comme le Sénégal, d’être compétitives dans l’économie mondiale.

"Dans des pays aux économies fragilisées comme le nôtre, seules des ressources humaines de qualité sont à même de relever les défis" de compétitivité, a-t-il affirmé.

Aboubacar Sédikh Sy, le président-directeur général du groupe SUPDECO, a souhaité une "organisation rationnelle du système d’enseignement supérieur" au Sénégal, et un "contrôle soutenu de l’enseignement dispensé" dans les écoles privées.

"[…] L’enseignement supérieur dans notre pays, même s’il est donné en exemple en Afrique, a besoin aujourd’hui de profondes réformes", a souligné M. Sy, invitant le Premier ministre, Abdoul Mbaye, à "beaucoup mieux faire dans ce domaine".

Il est d’avis que l’enseignement supérieur "a besoin d’innovations régulières, pour faire face aux mutations constantes des entreprises".

Le forum "Ecole-entreprise" est un espace de dialogue entre formateurs, étudiants et employeurs. Il doit permettre à l’organisateur d’asseoir une "dynamique relationnelle d’échanges et de concertation avec les meilleures entreprises autour de l’emploi et de l’insertion des diplômés".

Il se poursuivra jusqu’à jeudi et aura pour thème : "Management de la qualité dans les entreprises au Sénégal". Ce forum se tient dans les locaux de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD). aps

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