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Le ministère de l’Urbanisme paye l’achèvement des travaux de la Grande mosquée de Fatick, ville du Président : 189,7 millions de FCfa pompés du Papcree

lundi 12 novembre 2012


La Grande mosquée de Fatick, ville du Président de la République, est-elle un édifice de l’État ? Si on suit la logique du Projet pour l’achèvement des programmes de construction et de réhabilitation d’édifices de l’Etat (Papcree), anciennement Projet de construction et de réhabilitation du patrimoine bâti de l’État (Pcrpe), qui a décaissé deux cents (200) millions de francs Cfa pour la réfectionner, on serait tenté de répondre par l’affirmative. D’une part l’appellation est on ne peut plus claire : Projet pour l’achèvement des programmes de construction et de réhabilitation d’édifices de l’Etat (Papcree), anciennement Projet de construction et de réhabilitation du patrimoine bâti de l’État (Pcrpe). D’autre part, et jusqu’à preuve du contraire, la Grande mosquée de Fatick, ville du Président de la République, n’est pas un édifice de l’État. Pourtant, comme nous le révélions dans ces colonnes, sans pour autant préciser le montant, des fonds ont été puisés du premier pour financer l’achèvement des travaux de la seconde. Aujourd’hui, Libération peut dire que ce sont exactement cent quatre vingt neuf millions sept cent trente huit mille neuf cent cinquante et un (189 738 951) qui ont été puisés du Papcree à cet effet. Sur les papiers, c’est le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat qui a pris l’initiative de procéder aux travaux d’achèvement de la Grande mosquée de Fatick, en utilisant des « fonds du Projet pour l’achèvement des programmes de construction et de réhabilitation d’édifices de l’Etat ». Or, il est clair que ceci n’entre pas dans les prérogatives du Papcree dont les attributions sont claires. D’ailleurs, au terme de sa dernière mission, la Cour des Comptes avait mis en garde contre l’utilisation abusive des fonds du Papcree aux fins de dépenses qui ne se trouvent pas dans son champ d’action. Une recommandation qu’on a vite fait de jeter à la corbeille. Dans ce cas d’espèce, la pratique aurait voulu que le Président de la République, comme son prédécesseur, puise dans ses Fonds spéciaux pour financer lesdits travaux, à la place du Papcree dont la mission a été formellement détournée.

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