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« Le passage au système Lmd est une volonté de mettre l’université sénégalaise à des standards internationaux » (ambassadeur)

mardi 23 septembre 2014

L’ambassadeur de France Jean-Félix Paganon s’est prononcé sur la crise universitaire au Sénégal, notamment l’instauration du système Lmd (Licence-Maitrise-Doctorat) dans les universités sénégalaises.


« D’abord la réforme, c’est l’affaire du gouvernement sénégalais. J’ai le sentiment que le gouvernement sénégalais est conscient de la crise et veut y apporter des solutions qui s’inspirent très largement d’expériences faites ailleurs, en particulier dans les pays du Nord », a commenté dans les colonnes de Sud quotidien, l’ambassadeur qui ne perd pas de vue les difficultés du gouvernement à mettre en place ces réformes remises en cause par certains acteurs de l’université, les étudiants en particulier.

« Le passage au système Lmd, c’est une volonté de mettre l’université sénégalaise à des standards internationaux. Puisque maintenant le système Lmd s’est imposé en Europe. Il est très voisin, en tout cas, il y a des passerelles avec le système américain. On a un système qui, progressivement, s’internationalise. Donc, je suis convaincu que c’est une décision pleine de sagesse de la part du gouvernement sénégalais que d’aligner le système sénégalais sur ces standards.

Toutefois, a-t-il souligné, « il y a toute une série de problèmes structurels, financiers, qui nécessitent une intervention de l’Etat. Je crois que la crise ne date pas d’aujourd’hui. Elle existe avant que le gouvernement ne se saisisse du dossier et essaie d’y apporter une réponse. Alors, évidemment, chaque fois qu’on réforme, ça fait partie des choses qui nous rapprochent français et sénégalais. C’est-à-dire qu’on est intellectuellement tous favorables à la réforme, mais dès que l’on propose des solutions et qu’on modifie des situations acquises ou des habitudes, alors on est contre la réforme, on est pour une autre réforme, pas celle là. Toute réforme est difficile, je le répète, ici comme en France ».

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