Accueil du site > Politique > Les Aperistes auraient accepté tout ce qu’Idrissa Seck a refusé.

Les Aperistes auraient accepté tout ce qu’Idrissa Seck a refusé.

lundi 28 mai 2012

On en sait un peu plus sur le sort du « meilleur candidat » de l‘internationale libérale et de la France. Après le chèque en blanc des représentations diplomatiques européennes accréditées à Dakar, le pays de Sarkozy devait jouer la dernière partition du parrainage d’une candidature qui devrait bénéficier de TOUT. Malheureusement, les conditions posées à lui par Paris étaient « inacceptables ». Et paf, le vent a tourné, alors, vers les Apéristes qui ont ramassé, au passage, quelques millions d’euros. Mais, à quelles conditions ? Ce que l’on sait, par contre, depuis 2000, le transfert des bénéfices des entreprises françaises vers leur pays a diminué de 60%. Une autre affaire.


C’est à se demander si les Aperistes auraient accepté tout ce qu’Idrissa Seck a refusé. En tout cas, c’est l’analyse qu’on pourrait faire de la déchéance politique qui a frappé Idrissa Seck, mais également, de l’élection présidentielle. Le leader de Rewmi avait toutes les cartes en mains. Les Ambassadeurs accrédités à Dakar l’ont tous soutenu et leur pays en ont fait autant. Le Maire de Thiès avait le chemin tout tracé vers le palais. Pour les occidentaux, il fallait trouver une alternance générationnelle libérale à Me Wade, qui devait partir, à « tout prix ». L’idée même d’un coup d’Etat aurait été agitée, s’il venait à gagner la présidentielle mais, connaissant la psychologie sénégalaise, une telle stratégie aurait connu un échec. Il fallait donc trouver une solution politique. Et, Idrissa Seck était la clé du problème pour chasser démocratiquement Wade du pouvoir. Idrissa Seck convoqué à Paris On se rappelle la rencontre –fortuite ?- entre lui et le fils du Président Wade dans un hôtel parisien. C’est en ces moments que le leader de Rewmi était en négociations avec Paris sur les conditions finales d’un soutien non sans conditions. On ne sait pas les termes des propositions de la partie française au Maire de Thiès. Par contre, ce que l’on sait, c’est le refus patriotique d’Idrissa Seck, face aux propositions antipatriotiques de la France. Bourgi, dont les connexions sont partout, aurait joué de toute son influence, pour faire plier la partie sénégalaise à accepter les conditions de la France. Mais, c’était sans compter avec la témérité d’Idy. Au finish, ce fut le clash et la descente aux enfers financiers du leader de Rewmi, privé de moyens de campagne. Pourquoi Idy a préféré le siège de la place de l’obélisque et de la place de l’indépendance Après le fiasco de Paris, il fallait, pour Idrissa Seck, trouver une parade d’honneur, pour faire face. Ce coup dur et imprévu, allait fausser tout un plan de campagne. Sans moyens financiers, il lui était impossible de faire l’intérieur du pays. Un handicap qu’il a masqué, en jouant sur le registre d’un principe politique, arrêté par le M23, contre la candidature de Wade. Et le siège de la capitale était un raccourci intelligent et une perche pour justifier, au besoin, l’échec de « Idy4Président ». Une défaite que plus rien ne pouvait éviter. Dans ce contexte particulier, le candidat qui a profité de la manne française, a préféré filer à l’anglaise et faire l’intérieur du pays. Les Apéristes, boostés à fond par des millions d’euros, fruits des conditions effroyables acceptées du colon français, avaient toute la liberté de tanguer au gré des urgences politiques. Et, au finish, le résultat est là. Traité de tous les noms d’oiseaux par ses partenaires du M23, l’Apériste a fait fi de toute ces critiques. Soutenu par la France et le patronat français, il était le meilleur candidat de substitution à Idrissa Seck, qui a préféré le Sénégal libre, au Sénégal sous perfusions morales d’une puissance colonisatrice. Et, le pire est à venir pour le citoyen sénégalais et l’agonie pour l’économie sénégalaise. Pour rappel et à titre d’annonce, depuis l’installation du Président Wade, le transfert des bénéfices des entreprises françaises a diminué de 60%. Alors, quelles ont été les conditions posées à l’Apériste ?

Répondre à cet article