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Les foules… un indicateur peu fiable

jeudi 22 mars 2012

Les deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle du 25 mars prochain, soit dans trois jours, semblent avoir fini de battre campagne à l’intérieur du pays. Depuis le début de cette semaine, ils organisent des caravanes à travers les artères de la capitale et ses proches banlieues. Dans une course poursuite, ils font le tour des lieux de grands rassemblements comme Sandaga , certains quartiers populaires de Dakar parmi lesquels, Rebeuss, Niayes Thioker, Médina, Grand-Dakar puis Pikine, Guédiawaye, Thiaroye, Keur Massar, Rufisque, etc.


Leurs caravanes drainent des foules énormes qui brandissent sur leur passage, banderoles, affiches et flyers. Elles scandent à tue tête leurs noms : « Macky…Macky…Président » ou Gorgui…Gorgui moo baari doolé ». Le tout dans une folle ambiance. Des rassemblements hystériques, capables parfois de donner au candidat l’illusion d’une victoire certaine avant le scrutin. Si on se fie aux foules montrées à la télévision pendant les temps d’antenne, chacun des deux candidats peut penser pouvoir rafler la mise dans chacune des localités visitées. Gare à la désillusion, ceux qui accueillent et applaudissent à tout rompre ne sont pas tous des électeurs.

La plupart d’entre eux sont de simples badauds, désœuvrés et curieux qui trouvent là une occasion de passer le temps en oubliant leur oisiveté. Sinon pour voir le candidat autrement que sur les petits écrans ou sur les affiches qui tapissent les artères des villes et les places publiques des campagnes. Ils viennent à l’accueil parfois pour écouter et relever les contradictions contenues dans les propos de campagne. Est-ce la raison pour laquelle, certains partisans du candidat des Fal 2012, ont bien apprécié le silence éloquent de Wade lors de sa caravane d’hier, à travers les artères de Dakar ? Selon eux, Me Wade doit surtout éviter de parler pour ne pas heurter la sensibilité de certains électeurs déçues plus ou moins par ses nombreuses promesses non tenues. Surtout les populations de Dakar et de la banlieue, les lieux par excellence de grande concentration des problèmes que vivent tous les Sénégalais.

Le candidat de Benno Bokk Yakaar, par contre, n’a pas les mêmes contraintes. C’est pourquoi à Dakar, il cherche toujours à jouer sur la la corde sensible de l’électorat qui semble la plus frustrée composé de marchands ambulants, mécaniciens, menuisiers, restaurateurs, etc.

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