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Les réalisations de l’alternance de 2000 à 2011 : Cheikh Meissa Ndiaye Maréchal des troupes libérales.

mercredi 7 mars 2012


" L’opposition est réduite à néant par les réalisations et les performances du Président Abdoulaye Wade. Le Parti Démocratique Sénégalais est en ordre de bataille. Si le Président Abdoulaye WADE en est l’âme, il y a des figures emblématiques de ce parti qui lui ont consacré depuis les années de braises tous les sacrifices possibles jusqu’à ce que le PDS soit le parti majoritaire et présidentiel. Dans ce lot est en première place le « Maréchal » Cheikh Meissa Ndiaye. Ce vice- président du Sénat, vice- président du Conseil régional de Louga et Président de la fédération départementale de Kébémer est aujourd’hui considéré comme le plus fidèle, le plus loyal compagnon du président Abdoulaye Wade sur qui il peut compter pour la victoire des libéraux en 2012.

Par : Mohamed El Amin Thioune

Celui que le président Abdoulaye Wade a lui- même nommé « Général » puis « Maréchal » des troupes libérales a depuis plus d’un an procédé à de vastes et importantes opérations de ralliements de membres de l’opposition et de la société civile venus soutenir le camp présidentiel. C’est la raison pour laquelle le président Wade lui a assigné ce rôle d’élargissement du parti pour lui adjoindre un ministre chargé des ralliements en la personne de M. Mbaye. Depuis lors il a fait ainsi venir dans le camp présidentiel plusieurs milliers de membres de l’opposition et ceci a fait dire à certains observateurs qu’en réalité ce « Maréchal » œuvrant sans tambours ni trompette est le véritable bourreau de l’opposition. Puisque le travail de démantèlement qu’il abat est sans commune mesure d’avec celui des autres grands responsables du PDS pourtant jouissant de plus de moyens et de ressources financières et matérielles. La particularité du « Maréchal » est d’un désintéressement assez particulier et d’un dévouement sans faille pour le président Abdoulaye Wade avec qui il partage le même terroir, Kébemer est tout simplement un vieux compagnon et un vieux frère.

C’est ainsi que l’on comprend bien l’assertion du président Wade qui disait lui- même « Si j’avais dix Meissa, je pourrai dormir tranquillement ». Le « Maréchal » outre sa dimension politique a une dimension humaine, religieuse et populaire qu’il tire de sa générosité légendaire et des valeurs traditionnelles dont il est attaché. Opulent opérateur économique, il parcourait la campagne du Ndiambour et du Baol durant les années de grande sécheresse et pour y déverser gracieusement des tonnages importants de céréales et de vivres pour les sinistrés. Son assistance envers les démunis et ses multiples actions en faveur de sa religion ( il a construit beaucoup de mosquées dans le pays et amené plusieurs personnes aux lieux saints de l’Islam bien avant l’Alternance, noué des mariages, assisté des malades et des veuves ) lui ont valu le nom de « BIENFAITEUR DE L’ISLAM ». Il a reçu trois fois de la part d’éminents guides religieux le titre de « Cheikh ».

Il a considéré la famille islamique de son pays comme une et c’est ainsi qu’il a eu des relations personnelles et particulières avec des sommités religieuses comme Serigne Abdou Lahat Mbacké, Serigne Abdou Khadre Mbacké, Serigne Mourtada Mbacké, Chérif Yakhoub Haidara, ( il est désigné représentant de la famille de Chérif Sidiya Baba de la Mauritanie ), Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh, Serigne Moustapha Guèye Yarouwaye, Serigne Thiénaba, Serigne Ndiassane, Serigne Ngourane, Chérif Bou Haidara, etc. Pour dire que le « Maréchal » et père spirituel de Karim Wade est un ardent défenseur de la paix et des valeurs fondatrices de la société sénégalaise. Ce patriote ayant longtemps séjourné dans les pays du Golfe, en Europe et ailleurs continue toujours d’appeler ses compatriotes à la fraternité, à l’amour d’un pays partagé par toutes les sensibilités mais devant être préservé par tous les citoyens de tous bords.

Pour cette figure de proue qu’est le « Maréchal » Cheikh Meissa Ndiaye, il n’y a point de doute pour la victoire du Président Abdoulaye Wade en 2012. Pour lui qui considère le bilan de l’Alternance comme positif, les réalisations et les performances dans tous les domaines et à tous les niveaux du président Abdoulaye Wade suffisent pour le thème de campagne du camp présidentiel. Le meilleur argument est là qui fait fondre les contre- vérités, les faussetés, les injures et insanités d’une opposition sans arguments et sans thèmes de campagnes comme le soleil réduit à néant le beurre de karité au soleil.

Dans les différents volets qui suivent, le« Maréchal » des troupes libérales énumère ainsi les faits et des faits concrets..

Université de Bambey

Dans le domaine de l’EDUCATION, le « Maréchal Cheikh Meissa Ndiaye a fait savoir » Le régime de l’Alternance a considéré l’Éducation, comme une surpriorité. Si le régime socialiste lui a dévolu 20% du budget national, celui de l’Alternance lui a octroyé 40% du budget de l’Etat. Avec l’Alternance, la filière de l’Éducation est bâtie sur la prise en charge de l’enfant de la Case des tout petits ( nouvelle création ) à l’Université. Au niveau des capitales régionales, départementales et communales sont créées suffisamment d’écoles primaires, de collèges d’enseignement moyen, et de lycées pour les élèves. Avec l’Alternance, 4 Universités dans les régions de l’intérieur. Depuis l’indépendance, une seule université a été instituée par les socialistes. A la différence du système éducatif PS, tous les étudiants bénéficient sans exception de bourses et d’aides. Tous les chercheurs bénéficient aussi de bourse ou d’un traitement financier pour leur recherche.« Hopital » Dans le domaine de la SANTE, de nouveaux hôpitaux, des centres et postes de santé sont crées dans toutes les régions et les départements et sont dotés d’un plateau technique relevé comme c’est le cas par exemple à Thiaroye, à Keur Massar, etc. De la ville à la campagne, les populations bénéficient de soins sanitaires adéquats. Les franges les plus fragiles de la population, les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, le troisième âge et les vieillards sont pris en charge et bénéficient d’un traitement médical approprié. Il est établi qu’avec l’Alternance, toutes les personnes ayant plus de 60 ans sont consultées et soignées gratuitement dans toutes les structures sanitaires du pays et ceci grâce au plan sésame. Le coût des dialyses est aussi réduit au dixième et les malades porteurs de VIH/ SIDA bénéficient gratuitement d’antirétroviraux « . » Pour les INFRASTRUCTURES et la VOIRIE, les routes du pays sont construites et réhabilitées sur tous les grands axes du territoire national. Dakar est dotée de grandes voiries nouvelles et d’autoroutes de dernière génération. Des échangeurs et des ponts ont vu le jour, de même que le tunnel de la Corniche. Ces nouvelles infrastructures ont occasionné la fluidité de la circulation routière et de la mobilité des personnes et des biens à l’intérieur du pays. L’alternance qui a trouvé une société de transport en faillite comme la Sotrac, a mis en place la société Dakar Dem Dikk et a renouvelé entièrement son parc automobile avec des centaines de bus à la disposition des usagers.

Sur le même registre, les travaux d’achèvement du nouvel Aéroport International Blaise Diagne de Diass ( région de Thiès ) se poursuivent. Le pays est doté d’une nouvelle compagnie aérienne Sénégal International Airlines avec à sa disposition des avions en ligne. La mise en circulation de bateaux- taxis le long du littoral Cap- vert- Mbour- Ziguinchor est pour bientôt. " A propos de l’EMPLOI, il faut dire que de 1980 à 2000, soit 20 ans, le régime socialiste avait cessé tout recrutement à la Fonction publique. Pis, de 1984 à 1994, il avait procédé à des radiations, des départs volontaires et forcés et l’on se souvient aussi des radiations à la Police en 1987. Avec l’Alternance, il y a eu un recrutement massif de fonctionnaires et d’agents dans tous les secteurs de

l’Administration. Plusieurs milliers d’emplois ont été crées à tous les niveaux, avec le plan- programme de 5000 emplois octroyés chaque année. L fait marquant est qu’avec l’Alternance, les travailleurs ont bénéficié à plusieurs reprises d’augmentation consistantes de salaires et d’indemnités, en particulier dans l’Education, la Santé, la Magistrature, les Collectivités locales, etc. Le cas de cet enseignant dont le matricule de solde est 500 402/ A est assez illustratif. Pendant 20 ans sous le régime socialiste son salaire n’a été augmenté que de 24.794 francs cfa. Le même fonctionnaire, de 2002 à 2005 ( 4 ans ) sous le régime libérale a eu une augmentation de salaire de 70.000 francs cfa. La différence de traitement est ainsi énorme. Les émoluments des agents des collectivités locales sont aussi sans commune mesure. Avec le PS, un président de communauté rurale ne disposait pas de véhicule et avait des émoluments de 25.000 francs. Avec l’Alternance, il est doté de véhicule et touche 150.000 francs mensuellement. Le maire avait entre 40.000 francs et 50.000 francs et il lui est attribué un salaire de 500.000 francs par mois. Avec le PS, les volontaires de l’enseignement percevaient 50.000 francs, avec les libéraux ils ont eu droit à un salaire de 115.000 francs. Depuis 2001, la pension des retraités est augmenté à 45%. Avec l’Alternance, l’âge de la retraite est passé de 55 ans à 60 ans et l’intention est de le pousser à 65 ans« . » Avec la préoccupante problématique des INONDATIONS, aucune mesure d’envergure n’a été prise avec le régime socialiste, qui, au contraire, a même installé les populations dans des zones inondables et inappropriées à l’habitation de la banlieue dakaroise ( de Pikine, Thiaroye, Yeumbeul, Dalifort jusqu’à Grang Yoff ). En 2005, le président Abdoulaye Wade a débloqué plusieurs dizaines de milliards de francs cfa et avec le plan Jaxaay, 3000 logements ont été offerts gratuitement aux sinistrés. Le fait est rarissime en Afrique. Avec ce plan Jaxaay, des infrastructures et équipements sont crées ( station de pompage et de drainage des eaux ) ainsi que des systèmes de canalisation adéquats, pour un cadre de vie décent« . » Le régime de l’Alternance, a fait du domaine de l’AGRICULTURE, de l’ELEVAGE et de la PECHE une surpriorité. Cela a justifié les ressources importants investis ici. L’Etat libéral a ainsi relevé la bataille de l’autosuffisance alimentaire grâce à la mise en place d’une politique agricole et avec la GOANA, des productions records sont enregistrés pour l’arachide ( plus de 1 million de tonnes ) et les autres céréales comme le mil, le mais, le manioc, le niébé, le riz ( 600.000 tonnes ). Le monde rural est aussi encadré et assisté en semences, engrais, matériel agricole pour les cultures hivernales et maraichères ou de contre saison. Les libéraux ont trouvé un matériel agricole obsolète, non renouvelé depuis plusieurs années. Ils ont ainsi mis à la disposition des ruraux du matériel agricole neuf et pour la première fois des tracteurs sont mis à la disposition des paysans. L’élevage intensif est institué avec l’insémination artificielle. La production laitière avec une vache croisée qui donne plus de 15 litres de lait par jour au lieu de 4 litres comme auparavant ainsi que la production de viande ( avec une vache de 800 à 1 tonne) sont considérablement accrues. L’aviculture est aussi très développée dans les villes et campagnes du pays. Le secteur de la pêche a connu une meilleure attention et un meilleur encadrement des pêcheurs. Les accords de pêche avec les partenaires étrangers sont revus et les travailleurs du secteur, en particulier les pêcheurs, bénéficient d’équipements et de matériels nouveaux ( des chalutiers ont fait place aux pirogues ). Avec la relance de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de nouvelles industries alimentaires ont vu le jour. Les acquis dans le domaine ont participé grande ment à l’amélioration du taux de croissance économique qui est des plus relevés de la sous- région. L’état de fait a expliqué l’amélioration des conditions de vie et d’existence et le bien- être des populations des villes jusqu’aux villages les plus reculés« . » Pour l’ENERGIE et l’HYDRAULIQUE, des avancées significatives ont été enregistrées. Ce secteur a été considéré comme une surpriorité par l’Etat libéral. Il a été pris à bras le corps et des efforts colossaux ont été fais pour d’abord remettre à neuf les installations électriques vieilles et caduques des grandes centrales du pays. Le budget est immensément grevé pour l’achat de fuel à l’étranger. Avec la mise en branle du plan Takkal, des solutions hardies sont en train d’être apportées pour que le déficit électrique et tous les désagréments que ce la cause ( délestages et autres ) ne soient plus qu’un mauvais souvenir. La date butoir de septembre prochain est du reste avancée pour remettre les pendules à l’heure. Avec le régime socialiste, l’électrification rurale était à 10%, aujourd’hui elle est à 40% du taux de couverture nationale. La perspicacité du président Abdoulaye Wade a fait adopter une solution alternative à moyen et long terme avec la production de biocarburants, pour une moindre dépendance au pétrole".

La question de l’eau pour une alimentation suffisante en ville et en campagne a préoccupé l’Etat libéral. En 40 ans de gestion socialiste, il est installé 950 forages dans le pays. En 11 ans d’Alternance, il est mis en place 850 forages. Aujourd’hui, le taux de couverture hydraulique est à 95% sur toute l’étendue du territoire national« . » Pour ce qui concerne le COUT DE LA VIE, des efforts considérables sont consentis par le gouvernement de l’Alternance pour contrecarrer surtout l’inflation due aux contrecoups d’un contexte économique mondiale en crise et hostile. Pour maintenir l’inflation des prix à un niveau maitrisable et en conformité avec le pouvoir d’achat des sénégalais, l’État libéral a eu à subventionner le prix en particulier des denrées alimentaires et des produits les plus prisés et consommés dans le pays, à savoir le sucre, l’huile, le riz, le lait, le savon, le gaz, la tomate. Pour dire que les prix pratiqués sont accessibles pour le commun des sénégalais. Contrairement dans d’autres pays d’Afrique où le kg de riz coûte 700 francs, le kg de sucre 1000 francs, le litre d’huile 1300 francs, le kg de viande 7000 francs, le Sénégal demeure un pays de bien- être où il fait ainsi bon vivre où l’on mange à sa faim« . » Avec la survenue de l’Alternance en 2000, la DEMOCRATIE a été véritablement bâtie sur ses fondements et sans restriction aucune jusqu’à faire du Sénégal un modèle en Afrique et dans le monde. L’ETAT de DROIT a été renforcé, les LIBERTES COLLECTIVES et INDIVIDUELLES ont été consolidées. Pour dire que grâce au Chantre de la paix, de la démocratie,et du panafricanisme, le pays de Cheikh Ahmadou Bamba, de Maodo Malick Sy, de Cheikh Omar Foutiyou Tall, de Limamou El Mahdiyou, du Cheikh El Islam Baye Niass, de Boucounta Ndiassane, de Serigne Thiénaba est mis sur les rampes de lancement d’une EMERGENCE intégrale certaine. Voilà les faits. Ils sont visibles et palpables. En dehors, c’est le discours creux, vide et injuste".

I- COOPERATION INTERNATIONALE

Dans le cadre de ses missions, le Ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a pu mobiliser d’importantes ressources additionnelles dans les pays relevant de sa compétence.

Résultats et perspectives de la coopération avec la Chine

Dix milliards de francs CFA ont été mobilisés lors de la Commission mixte d’avril 2010 pour compléter le financement de certains projets (Grand théâtre, Musée des civilisations, stades régionaux, construction d’un hôpital de 130 lits, assistance technique.).

Pour accompagner l’organisation du Festival Mondial des Arts (FESMAN), la Chine a offert cinquante voitures de marque HONGQI B70 2.3AT arrivés au port de Dakar en fin octobre 2010.

En ce qui concerne la coopération en matière agricole, 700 motoculteurs (mini tracteurs) ainsi que divers matériels, pour un montant de 6,5 milliards de FCFA, ont été réceptionnés par Monsieur le Président de la République en août 2010.

Un accord cadre portant sur 35 milliards de FCFA et relatif au projet de réhabilitation et d’extension du réseau de distribution du courant électrique à Dakar et sa banlieue, a été signé en mars 2010 et l’accord de crédit devrait être signé avant fin 2010.

Cette remarquable coopération avec la Chine va se renforcer dans les mois à venir avec :

  • la négociation pour l’acquisition de 235 bus de marque chinoise au profit de la société Dakar Dem Dikk pour un montant de 14 milliards de F.CFA auprès d’Eximbank (la signature de l’accord de crédit devrait intervenir avant fin 2010) ;
  • La mise en œuvre prochaine de la deuxième phase du projet E-Gouvernement pour un montant de 25,7 milliards de F.CFA auprès d’Eximbank (la signature de l’accord de crédit devrait se faire avant fin 2010).
  • La négociation en cours pour l’acquisition d’équipements agricoles dans le cadre de l’appui à la GOANA pour un montant 18,6 milliards de F.CFA auprès d’Eximbank.

Résultats et perspectives de la coopération avec la Corée du Sud

Dans le cadre du désenclavement de la Région naturelle de la Casamance, le Sénégal vient de finaliser des négociations avec le Fonds Coréen de Coopération pour le Développement Economique (EDCF) pour l’acquisition de 2 grands bateaux et d’infrastructures maritimes pour un montant de 24 milliards de F.CFA sous forme de quasi don. Ce projet comprend 2 bateaux et des équipements. Les bateaux permettront à chaque rotation (2,5 fois / semaine) de transporter 400 personnes et 26 camions, facilitant ainsi le déplacement des biens et des personnes entre les régions sud et le reste du territoire.

De plus, dans le cadre de l’opération « zéro bac », des négociations avancées sont en cours avec la Corée du Sud en vue de la réalisation d’un programme de ponts pour un montant de 25 milliards de F.CFA. Les études de faisabilité sont attendues et le démarrage du programme au 2e semestre 2011. Les ouvrages proposés pour être intégrés au projet précité d’infrastructures et d’équipements maritimes sont :

le pont de la Geôle à Saint Louis : 160 m ; le pont de Kédougou (reliant Kédougou à Fongolimbi) : 160 m ; les autoponts aux carrefours de Thiaroye et Keur Massar ; les autoponts aux carrefours de Castor (Avenue Bourguiba x Front de Terre) et de Liberté 6.

Il faut en outre se féliciter de la décision de KOIKA de participer au financement de la Grande Muraille Verte.

Résultats et perspectives de la coopération avec l’Inde

L’Inde vient de mettre à la disposition du Sénégal 2,5 milliards de F.CFA destinés à l’équipement en matériels médicaux de certaines structures sanitaires (3 hôpitaux et 1 centre de santé). En outre, un engagement de procéder à une extension de l’accord à d’autres établissements sanitaires a été formulé par les partenaires indiens.

Dans les années à venir, l’assistance technique de l’Inde devrait s’accroitre avec notamment des actions dans les domaines agricole et halieutique.

Résultats et perspectives de la coopération avec le Brésil

Le Brésil a signé au cours de l’année 2010 avec le Sénégal, un accord pour une assistance technique dans le domaine de la riziculture pour un montant de 4 milliards de FCFA.

De plus, dans le cadre d’une coopération triangulaire (Sénégal, USA, Brésil), le Brésil a apporté un important financement pour les études de faisabilité d’un projet de biocarburant.

Résultats et perspectives de la coopération avec l’Iran

La coopération avec l’Iran se développe de plus en plus et constitue d’ores et déjà, un exemple dans les relations entre pays du Sud et notamment entre pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique. Cette coopération, sur la base de la volonté exprimée par les deux Chefs d’Etats oriente son action vers objectifs concrets.

Aussi, peut-on noter que l’usine d’assemblage automobile SENIRAN AUTO installée à Thiès, est unique en son genre en Afrique de l’Ouest. Elle est devenue fonctionnelle depuis 2008, avec une capacité annuelle de 11000 véhicules et vient de s’enrichir d’une unité de peinture et d’une unité de carrosserie qui seront inaugurées incessamment en présence du Président Iranien. L’usine a également diversifié sa production en installant deux nouvelles chaines pour le montage de tracteurs et de minibus.

Outre ces aspects techniques, cette coopération industrielle comporte également un volet de formation et de transfert de technologie au titre desquels des employés de l’entreprise reçoivent au Sénégal et par des stages dans les usines de Iran Khodro en Iran, une formation et un perfectionnement de qualité.

Avec l’augmentation du capital qui vient d’être autorisée, SENIRAN AUTO va consolider son assise financière avec une meilleure représentation du secteur privé sénégalais en son sein.

Par ailleurs, pour répondre aux préoccupations des chauffeurs de taxis, auxquels sont destinées en priorité les voitures SAMAND produites par l’usine, des discussions ont été engagées avec la compagnie Iran Khodro, en vue de la conception d’un moteur diesel adapté aux caractéristiques de la SAMAND. En effet, la diésélisation nous parait essentielle pour faciliter la pénétration du marché. L’accord de principe d’Iran Khodro sur cette question est déjà obtenu, la production des prototypes du moteur diesel est attendue pour le premier trimestre de 2011.

Le développement de cette coopération nécessite la mise en place de structures de facilitation. C’est ainsi que des négociations sont en cours pour la création d’une Société Conjointe d’Investissement et pour l’ouverture d’une banque commerciale iranienne à Dakar. Ces structures sont en effet nécessaires pour soutenir la diversité des secteurs de la coopération entre les deux pays, notamment en ce qui concerne l’accompagnement des projets en cours de négociations très avancées, dans le domaine de l’électrification rurale et dans celui des infrastructures routières, à savoir notamment :

L’électrification rurale concernant 434 villages La construction de la Route des Niayes : Liberté VI-Keur Massar L’élargissement de la Route Thiès-Diourbel Etoile-Touba en deux fois deux voies.

D’autres projets, dans différents domaines tels que les Mines, la géologie, la cartographie, l’informatique et la construction entre autres, font actuellement l’objet de consultations suivies entre les experts des deux pays, l’objectif poursuivi étant de toujours parvenir à des réalisations concrètes et bénéfiques pour les deux Etats.

Résultats et perspectives de la coopération avec le Koweït

Le Fonds Koweitien pour le Développement Economique de l’Afrique (FKDEA) a déjà financé à hauteur de 9 milliards de francs CFA le projet VDN 3 (Golf - Keur Massar).

Les autorités koweitiennes ont aussi accepté de traiter avec diligence la requête de financement concernant la réhabilitation de la route Touba – Dahra – Linguère pour un montant de 49 milliards de FCFA.

Enfin, lors des inondations, le Koweït a offert au Sénégal un don de 550 millions de F.CFA en faveur des victimes.

Résultats et perspectives de la coopération avec l’Arabie Saoudite

Dans le cadre de la lutte contre les inondations et de la prise en charge des victimes, l’Arabie Saoudite a assisté le Sénégal par notamment d’importants dons de tentes pour abriter provisoirement les déplacés.

En outre, plusieurs requêtes de financement sont en instruction auprès du Fonds Saoudien de Développement dans le domaine de l’assainissement, des infrastructures routières et agricoles etc.

Résultats et perspectives de la coopération avec l’Arabie Saoudite : Groupe de la Banque Islamique De Développement (GBID)

Après, deux années sans financement du GBID, l’intervention de ce partenaire au Sénégal a repris grâce à l’implication personnelle de Monsieur le Président de la République. Ainsi un programme triennal offensif de 150 milliards de FCFA a été signé à la place du programme quinquennal (2008-2013) qui tardait à démarrer avec notamment :

  • des projets d’infrastructures routières (tronçon de 55 km de Matam-Linguère, VDN II (Cices-Golf) et la réhabilitation de la route Thiès –Séo-Diourbel) ;
  • des projets énergétiques (ligne revolving SENELEC, électrification rurale, etc.) ;
  • des Daraas modernes ;
  • des projets pour l’emploi des jeunes ;
  • des études de faisabilité des aéroports régionaux.

Un ambitieux programme de construction de 33.000 logements sociaux sur des sites déjà identifiés est en train d’être mis en œuvre grâce à SID (FORAS), filiale de la BID.

Résultats et perspectives dans le domaine de la coopération décentralisée

Le Programme ART GOLD dont la vocation est de renforcer les capacités des acteurs de la coopération décentralisée d’un montant de 1,5 milliard de francs FCFA et qui concerne actuellement les régions de Louga et Ziguinchor a démarré ses activités.

II- SECTEUR DES TRANSPORTS AERIENS

Depuis 2000, le Sénégal s’est résolument engagé dans une politique d’amélioration de son secteur aéronautique en vue de faire de notre pays un hub sous régional.

Aujourd’hui, la stratégie de développement du secteur aéronautique repose sur une dynamique orientée, entre autres, vers l’amélioration des infrastructures aéroportuaires, la relance de notre pavillon national SENEGAL AIRLINES, la formation et la maintenance.

C’est ainsi que l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass apparaît aujourd’hui comme l’un des projets majeurs du Sénégal. Ce projet d’un coût estimatif de 300 milliards de FCFA, est financé par la Redevance de Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA) mise en place par l’Etat en avril 2005.

Les emplois générés se chiffrent à 2000 travailleurs en moyenne (avec un pic enregistré a 2400 en cours d’année dépendant de l’intensité en main d’œuvre de la phase des travaux), dont 28% de l’effectif global sont constitués des habitants des villages environnants du site.

Les travaux de construction se poursuivent à un rythme satisfaisant et sa mise en service est prévue en fin 2011.

Sont achevés :

ü tous les travaux de terrassement, à l’exception du parking du Pavillon Présidentiel partiellement occupé par un village à déplacer ;

ü pour les bâtiments, les travaux de fondation, le coulage de tous les poteaux et des poutres pour le premier étage, les planchers haut du RDC pour SSLI Cargo administration.

Sont en cours :

les travaux de corps de chaussée des infrastructures ; les travaux des réseaux enterrés et des ouvrages d’art (dalots etc.) ; les travaux d’érection du Viaduc de l’aérogare passagers et du fût de la Tour de contrôle ; les travaux d’élévation des poteaux du second étage pour l’aérogare passager.

Etat d’avancement des travaux sur les autres composantes

La viabilisation du site de recasement pour les villages à déplacer est terminée et une maison témoin a été réalisée ; quant au paiement des impenses, il est toujours en cours.

La réalisation des raccordements aux réseaux publics (eau, électricité, téléphone) : la coordination se poursuit avec la tenue régulière de réunions avec les concessionnaires et SBG, sur le site. Les budgets correspondants et qui représentent la contrepartie « client » ont été dégagés par l’Etat.

L’accès routier vers le nouvel aéroport s’exécute avec l’AGEROUTE et l’APIX et intègre les besoins de la Zone Economique Spéciale Intégrée (ZESI).

A coté de ces réalisations et suite à la disparition de la compagnie Air Sénégal International, le Gouvernement du Sénégal a décidé d’accompagner et d’encadrer le secteur privé national pour créer une nouvelle compagnie aérienne SENEGAL AIRLINES. Cette dernière démarrera ses activités incessamment et ambitionne de devenir une compagnie de référence en Afrique. Elle desservira les pays de la sous région, l’Europe, l’Asie et l’Amérique et sera en partenariat stratégique avec Emirates qui, elle-même, a commencé à effectuer des vols directs Dubaï-Dakar depuis le 1er septembre 2010, satisfaisant ainsi une vieille demande de la diaspora et des acteurs économiques sénégalais.

De même, dans l’optique de renforcer les dessertes domestiques, la compagnie AIR TERANGA va bientôt prendre son envol pour développer un réseau dense à très bas prix afin que l’avion soit démocratisé, comme l’a instruit Monsieur le Président de la République.

En outre, un transport aérien de qualité est largement tributaire du bon niveau d’entretien et de suivi du matériel aéronautique. C’est pourquoi, en partenariat avec EAS Industries, un Centre de maintenance de niveau international a été implanté à Dakar pour répondre aux besoins du marché local mais également de celui de la région. Une société de droit sénégalais dénommée EMA Industries (Entreprise de Maintenance aéronautique) a été constituée à cet effet et démarrera incessamment ses activités opérationnelles, remplissant ainsi le vide dans ce secteur depuis la disparition des ateliers d’Air Afrique. Enfin, nous avons noté avec une grande satisfaction la bonne organisation du Pèlerinage en 2009 et en 2010 grâce aux importantes innovations apportées dans le volet transport aérien avec le concept du pèlerin VIP.

Ces différents chantiers seront poursuivis et renforcés pour permettre au secteur des transports aériens de jouer pleinement son rôle de vecteur de la croissance et de moteur du développement économique du Sénégal.

III - LES INFRASTRUCTURES

Dans la vision globale du développement du Sénégal, le secteur des Infrastructures constitue le fondement de l’amélioration de la compétitivité économique. Ceci est à la base d’un développement durable car, en dernière instance, il s’agit de faire de la mobilité, un axe majeur pour l’éradication de la pauvreté.

Cette vision du Chef de l’Etat s’est traduite dans les grandes orientations du Document de Stratégie de Réduction de la pauvreté (DSRP2) et de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) qui mettent un accent sur la nécessité de développer le secteur des Infrastructures de transport pour soutenir de manière efficace les activités de production.

Ces grandes orientations ont permis au Sénégal d’engranger d’importantes réalisations, aussi bien au niveau des réformes institutionnelles, qu’en matière d’infrastructures de qualité.

Bretelle de l’Autoroute

Cette option fondamentale nous place dans l’obligation de mettre à disposition :

des infrastructures réalisées dans les règles de l’art, dans les meilleures conditions de coût et de délai ; des infrastructures compatibles avec les exigences de l’urbanisation et de la mobilité des personnes ; des infrastructures aptes à résister, dans la durée, à toutes les contraintes d’exploitation.

Sur le fondement des considérations que voilà, le Ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a formulé des axes stratégiques d’intervention dont les principaux sont :

i. Créer un environnement favorable au développement des infrastructures de transport ;

ii. Contribuer à améliorer la mobilité urbaine, interurbaine et internationale ; iii. Améliorer l’accessibilité et la mobilité en milieu rural ; iv. Favoriser l’intégration sous régionale par le développement de corridors.

a) Sous secteur des routes

La VDN

Les investissements publics dans le sous-secteur routier ont plus que quintuplé passant à 1.140 Milliards FCFA entre 2000 et 2008, contre 136 Milliards FCFA pour la période 1993 -2000.

Ainsi, depuis 2000, des projets d’envergure participant à la connectivité entre différentes régions du pays ont été réalisés parmi lesquels, on peut citer :

  • - l’autoroute Dakar Diamniadio ;
  • l’élargissement de la Corniche en 2X2 voies entre le Bloc Madeleine- stèle Mermoz et Mamelles avec la construction d’un tunnel (Soumbédioune) ;
  • l’élargissement de la VDN en 2X3 voies avec 3 ouvrages d’art ;
  • l’élargissent en 2 x 2 voies de la route Patte – d’oie Aéroport avec l’échangeur en trèfle du CICES ;
  • l’élargissement en 2 X 2 voies de la route de Ouakam et de celle de Mamelles – Aéroport.
  • les routes Diamniadio – Kaolack, Kolda – Diana Malary, Sokone – Karang, Bignona – Séléty, Cap – Skiring – Ziguinchor – Mpak ;
  • les routes Diamniadio- Thiès et Mbour-Joal ;
  • la réhabilitation de 1640 Km environ de routes en terre dans les régions de Diourbel, Louga, Kaolack, Kolda, Thiès et Ziguinchor ;
  • la construction des ponts de Médina Ndiathbé, de Diaroumé, de Ngouye et de Gouloumbou qui commande l’accès à la route du Sud ainsi que les passerelles de Joal – Fadiouth ;

que les passerelles de Joal – Fadiouth ;

  • la réhabilitation de la route Kaolack – Tambacounda -Kédougou – Saraya – frontière Mali avec la construction du pont de la Falémé, un des plus grands projets d’infrastructures au Sénégal (sur financement de l’UE, de la BAD, de la BOAD, de la BID et du Japon) pour un montant de 110 Milliards FCFA pour un linéaire de 386 km et dont les travaux sont achevés en dehors du pont qui est en cours de construction.
  • la construction de la route Tambacounda- Médina Gounass – Labé sur financement de la BAD, de la BOAD, du Fonds Koweitien et du Fonds saoudien et qui rentre dans le cadre du corridor Dakar – Conakry- Abidjan ;
  • la réhabilitation sur financement de l’UE, de la route Saint-Louis-Rosso-Richard-Toll pour 30 milliards FCFA dont les travaux sont en cours ;

sont en cours ;

  • la route Matam - Linguère, vieille doléance de plus de 40 ans. Le financement complémentaire a été trouvé grâce à des contributions du Fonds Koweitien, de la BID, de la BADEA, du Fonds de l’OPEP et de la BIDC. Les travaux qui seront achevés en 2012 auront nécessité un financement de 65 Milliards FCFA.
  • la mise à niveau de la partie urbaine de la RN1 entre Seven Up – Thiaroye – Fass Mbao et qui permettra d’améliorer l’accès de Dakar en attendant l’achèvement de l’autoroute à péage ;
  • le Projet Urbain à haute intensité de main d’œuvre (PUHIMO), sur financement de l’Union européenne pour un montant de 20 milliards FCFA et qui concerne les villes de Dakar et de Ziguinchor et dont l’objectif est de créer 13 000 emplois à durée déterminée tout en améliorant l’environnement des banlieues par la construction de 42 Km de routes en pavés ;
  • la réhabilitation des routes de Kaolack Etoile avec les axes Kaolack – Ndoffane, Kaolack – Keur Madiabel et Kaolack – Passy ;
  • la construction de la Boucle du Blouf et des routes Oussouye – Mlomp – Elinkine – Djiromait dans la région de Ziguinchor ;
  • plusieurs pistes de production d’un linéaire total de 1513 km sont entrain d’être construites ou réhabilitées dans le bassin arachidier et dans les régions de Tambacounda, Ziguinchor et Kolda. Ces projets vont accompagner la GOANA et jouer un rôle important dans la lutte contre la pauvreté et l’autosuffisance alimentaire.
  • tous les ponts importants qui ont souffert d’un défaut de construction ou d’entretien et qui sont entrain d’être reconstruits ou réhabilités. Il s’agit des ponts Faidherbe de Saint-Louis et Emile Badiane de Ziguinchor ;

Les échangeurs de Malick Sy et Cyrnos

  • la construction du pont de Fanaye dont les travaux sont en cours,
  • la réhabilitation des débarcadères pour les bacs de Nianga Eddy, Dimat et de Foundiougne qui sont aujourd’hui opérationnels ;
  • la mise à niveau des bacs de Dimat et Guédé ;
  • la réfection des bacs de Kharé, Foudiougne, Ndioum et Nianga Eddy.

Ainsi, des efforts importants consentis en termes de financement de l’entretien ont permis d’avoir aujourd’hui, malgré les difficultés budgétaires connues en 2007 et 2008, un réseau routier classé en bon ou moyen état, à près de 60 % contre 30 % en 2000. L’objectif est d’arriver d’ici 2012 à un pourcentage de plus de 90 %. A cet effet, le Gouvernement s’est engagé avec les bailleurs à augmenter de façon substantielle, les fonds destinés à l’entretien à partir de 2011.

Dans les cinq prochaines années, l’Etat va engager de nouveaux projets d’un montant de 1600 Milliards FCFA et dont la réalisation conditionne le futur économique et social du pays.

Dans cette optique, des contacts ont été noués avec l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers, visant à leur faire part de la vision et de la stratégie qui sous-tendent le programme quinquennal prioritaire d’infrastructures routières du Sénégal.

Ce programme a aussi fait l’objet d’un atelier d’échanges avec les parlementaires, permettant ainsi de prendre en charge leurs principales préoccupations en la matière.

A l’issue de ce processus, il est prévu à la fin du mois de janvier 2011, la tenue à Dakar d’une table ronde avec les bailleurs de fonds portant sur le financement des infrastructures routières au Sénégal.

Dans ce programme, toutes les routes nationales importantes seront réalisées parmi lesquelles on peut citer :

Le prolongement de l’autoroute vers l’Aéroport International de Diass, Mbour et Thiès qui s’impose comme l’un des projets d’infrastructures les plus ambitieux en Afrique de l’Ouest et qui va contribuer à faire de Dakar et du Sénégal, une destination de référence pour les affaires et le tourisme avec un impact important sur la croissance ; la réhabilitation de la route Rufisque – Bambilor- Mboro- Lompoul ; l’achévement des corridors Passy- Sokone, Nioro- Frontière Gambie, etc.. l’aménagement de la route Tivaouane-Touba Toul-Khombole la réhabilitation de la route Touba-Dahra Linguère et Louga – Dahra la construction de l’’autoroute Thiès—Diourbel – Touba ;

la réhabilitation de la route Ndioum-Ourossogui – Bakel ; Le démarrage des travaux de modernisation de la ville de Tivaouane pour accèlerer la mise à niveau des villes réligieuses après les travaux de Touba qui connaissent déjà un niveau d’avancement satisfaisant ; La réalisation de routes régionales ou départementales parmi lesquelles, on peut citer, Km 50 – Kayar, Sandiara-Niaganiao, Ngazobil-Nguéniène, Joal- Samba- Dia-Djiffère, Keur Madiabel- Wack Ngouna, Passy- Foundiougne, Cap Skirring- Djembéring, la bretelle de Gaé, Dahra – Mbeuleukhé en 2012…

Dans le domaine des bacs également plusieurs projets sont en perspectives :

  • construction des débarcadères de Djiffer et Ndangane ;
  • dragage des chenaux navigables des bacs de Marssassoum et de Foundiougne ;
  • acquisition d’un ferry de 60 tonnes pour Djiffer, d’un bac de 60 tonnes pour Ndangane et d’un bac de 60 tonnes pour Matam ;
  • carénage du bac de Sédhiou ;
  • construction du slip-way de Foundiougne ;
  • étude de faisabilité du pont de Foundiougne ;
  • construction des débarcadères basses eaux de Marssassoum ;
  • construction de débarcadères à Guédé, Galoya et Thielao,
  • mise en place d’un bac à traille à Thielao.

En outre, dans le cadre du Millénium Challenge Account (MCA), le Gouvernement américain a octroyé un financement de 160 milliards FCFA pour les routes comprenant la N6 (Ziguinchor- Vélingara sur 317 km) et la N2 (Richard Toll –Ndioum sur 120 km) et la construction des ponts de Kolda, Tanaf et Ndioum.

Pour améliorer la mobilité urbaine, plusieurs projets dont les études sont déjà réalisées et les financements acquis vont démarrer en 2011 :

La connectivité à l’autoroute à péage pour contourner Rufisque ; le prolongement de la Voie de Dégagement Nord ; l’élargissement de la Route des Niayes ;

Les études concernant le pont de Rosso sur le fleuve Sénégal sont en cours sur financement de la BAD. Le pont de la Gambie va également être construit avec le concours de l’UE.

Par ailleurs, pour sauvegarder le patrimoine routier national qui se dégrade de façon prématurée du fait de l’agression répétée des poids lourds circulant sur les différents axes routiers, le Gouvernement de la République du Sénégal, à l’image de l’ensemble des pays membres de l’UEMOA, a décidé de mettre en place un système de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.

Ainsi, pour assurer à ce système de contrôle toutes les conditions de performance et d’efficacité, le Ministère en charge des infrastructures en accord avec le Ministère de l’Economie et des Finances a opté pour un contrat de partenariat public privé de type Construction – Exploitation – Transfert au terme duquel un opérateur privé devrait être choisi.

La procédure de sélection du concessionnaire est en cours et devrait permettre le démarrage effectif du contrôle dans le courant du 1er trimestre de l’année 2011.

Dans le même temps, des actions de sensibilisation des acteurs du sous-secteur routier ont été menées et des postes mobiles de contrôle de la surcharge des poids lourds ont été installés au Port de Dakar.

b) Sous secteur des Infrastructures ferroviaires

La mise en concession de l’axe ferroviaire international Dakar-Bamako constitue un axe primordial du développement et de la libération économique de notre pays.

C’est la raison pour laquelle il s’avère nécessaire de poursuivre l’amélioration de ce corridor ferroviaire Dakar-Bamako et de relancer l’exploitation dans de bonnes conditions, en donnant à la concession les moyens nécessaires de façon à restaurer la concurrence rail-route sur ledit corridor. Cette concurrence est indispensable pour renforcer la compétitivité du système multimodal port-rail-route qui désenclave le Mali.

Des mesures nécessaires devront également être prises pour la sécurisation des emprises des sites des projets, notamment dans la région de Dakar, eu égard à la forte croissance des populations observée dans cette zone.

Par ailleurs, en ce qui concerne les perspectives et conformément à l’esprit du dernier Conseil Présidentiel sur le développement du chemin de fer au Sénégal, il s’agira de veiller à :

  • la poursuite de la modernisation du sous-secteur [en dessinant les nouveaux contours de la concession Dakar-Bamako pour assurer le succès de la relance de l’exploitation du rail dans de bonnes conditions en se donnant les moyens nécessaires à l’implantation d’un système multimodal port-rail-route prenant en compte le Mali voisin] et [en soutenant le développement institutionnel du chemin de fer de banlieue] ;
  • l’adaptation des lignes du réseau ferroviaire national aux normes internationales en faisant passer dorénavant l’écartement actuel des rails, qui est métrique (1,000m) à un écartement standard (1,435m) ;
  • la mise en œuvre des sept (7) projets prioritaires, à savoir :

la réalisation d’une liaison ferroviaire rapide entre Dakar et l’Aéroport International B. DIAGNE de NDIASS ; la construction de la ligne Koudékourou-Sendou (Port minéralier) pour le transport du minerai de fer de la Falémé ; la réalisation du chemin de fer de désenclavement de la région sud et sud-est du pays, Ziguinchor-Kolda-Tambacounda (études de faisabilité entièrement réalisées en 2006) ; la modernisation de la ligne Dakar-Bamako en écartement standard (1,435m) : 1er tronçon du Chemin de Fer de l’OCI Dakar-Port Soudan ; la construction de la ligne de chemin de fer Matam-Tambacounda pour l’évacuation des phosphates de Semmé ; l’étude de tracé et la construction de « la transcotière » Thiès-Saint Louis-Rosso vers Tanger ; la modernisation des infrastructures entre Dakar et Thiès et ; la construction d’une nouvelle ligne Diourbel-Touba aux normes internationales (écartement standard).

c) Sous secteur des Infrastructures maritimes et fluviomaritimes

Pour ce sous secteur, du reste, très important, la stratégie devra permettre d’adapter toutes les infrastructures portuaires, à l’évolution du transport maritime international, les impératifs de sécurité compris.

Il s’agira aussi de développer les capacités nationales et sous-régionales de cabotage fluviomaritime pour le transport des marchandises. Pour cela, la pratique du transport fluvial par barges sur le fleuve Casamance et sur le fleuve Sénégal sera relancée.

Une approche multimodale fleuve/route des services de transports sera favorisée pour que les nombreux projets agricoles situés en bordure du fleuve Sénégal trouvent des voies compétitives d’approvisionnement et d’écoulement.

De même, les aménagements des ports de Podor, Matam et Bakel, faciliteront l’exploitation des ruptures de charges route/fleuve. Il devra en être de même pour la mise en place d’une politique multimodale rail-fleuve.

Les projets et programmes prioritaires ci-après sont prévus :

la modernisation de la gestion des ports secondaires. Dans ce cadre, le renforcement du rôle de l’Etat en tant qu’autorité portuaire s’impose pour une meilleure contribution du sous secteur dans le Document de Politique Economique et Sociale (DPES). Cela est d’autant plus important que le sous-secteur portuaire (ports secondaires), intrinsèquement lié au transport fluviomaritime mais aussi au rail, a connu des avancées notables avec notamment les travaux de la plateforme de distribution et du poste du terminal à conteneurs ayant conduit à la modernisation du port de Dakar. l’intégration des ports secondaires dans le système de transport avec l’objectif d’appui au développement local. le renforcement de la sécurité et la sureté maritimes.

Dans cette perspective, il s’agira surtout de s’appuyer sur un nouveau cadre institutionnel pour donner corps à l’intégration rail/route (transport passagers, marchandises et produits industriels) par une mise aux normes des équipements (écartement des rails) et une projection vers les ports principal et secondaires, sous-tendue par l’exploration des métiers de la mer.

IV - SECTEUR DE L’ENERGIE

La stratégie énergétique définie par le Gouvernement tourne autour des axes suivants :

le Développement et l’exploitation des potentialités énergétiques nationales notamment dans le domaine des biocarburants et des énergies renouvelables ; la diversification énergétique à travers la filière charbon minéral, le gaz naturel, la biomasse, le solaire, l’éolienne, etc., pour la production d’électricité ; le recours accru à l’hydroélectricité dans le cadre de la coopération régionale notamment au sein des organismes de bassins fluviaux (OMVS et OMVG) et du West African Power Pool (WAPP) ; la sécurisation de l’approvisionnement en hydrocarbures du pays par le renforcement du raffinage local, le développement des capacités de stockage des produits pétroliers raffinés et du gaz butane, le renforcement de la logistique d’approvisionnement et la coopération avec des pays producteurs de pétrole ; l’adaptation de l’infrastructure énergétique à la demande en s’appuyant sur le secteur public et le secteur privé ; l’accélération de l’accès à l’électricité, en particulier avec la promotion de l’électrification rurale et le développement des services énergétiques pour la satisfaction des activités productives et sociales ; la maîtrise de la demande d’énergie et l’amélioration de l’efficacité énergétique ; la consolidation de la gouvernance du secteur de l’énergie.

a) Le sous-secteur des hydrocarbures et des Combustibles Domestiques

Le Sénégal est un importateur net de pétrole brut et de produits raffinés. La facture du pays sur ces produits est passée de 184 milliards de F CFA en 2000 à plus de 327 milliards de F CFA en 2005, à 460 milliards de F CFA en 2007 et à 580 milliards de F CFA en 2008. Ce triplement de la facture pétrolière n’est dû essentiellement qu’à l’effet prix des produits pétroliers (l’effet volume n’est que très marginal).

Malgré un contexte international pétrolier défavorable et caractérisé par des hausses intempestives des cours des produits pétroliers, des réalisations notables ont pu être enregistrées. Il s’agit notamment :

du partage avec la communauté internationale de la vision prospective de la « Wade formula » qui propose un prélèvement de la rente pétrolière qui serait destiné à financer des actions de développement dans les pays africains non producteurs de pétrole durement frappés par ces hausses intempestives des cours du brut et des produits pétroliers ; des avancées notables aussi bien dans le domaine de la recherche-exploration que du raffinage ; de la promotion soutenue du bassin sédimentaire du pays qui s’est traduite par un intérêt accru des sociétés d’exploration et de production pétrolières. Actuellement, PETROSEN a signé avec neuf (9) sociétés des conventions en vue d’explorer ledit bassin. Quelques découvertes et des productions cumulées de 65 millions de m3 de gaz naturel qui approvisionnent les chaudières de la cimenterie de Sococim ainsi que des groupes de la Senelec ; la signature de contrat d’approvisionnement en gaz des turbines à gaz (TAG) de la Senelec par Fortesa en vue d’une augmentation significative de la production d’électricité à partir du gaz naturel ; la Société Africaine de Raffinage (SAR) a été consolidée en tant qu’outil industriel de notre indépendance énergétique au moment où elle était confrontée à une dette de l’ordre de 85 milliards de F CFA et se trouvait dans l’impossibilité d’assurer un approvisionnement correct du pays en produits pétroliers. De nos jours, la quasi-totalité de cette dette a été remboursée ; Signature d’un accord de financement portant sur 185 milliards F CFA sous forme revolving pour soutenir les importations en pétrole brut de la SAR ; Acquisition par Petroleum Chemicals & Mining Company (PCMC), filiale de la Saudi Binladen Group de 34% des actions de la SAR. PCMC/SBG devrait -au bout d’une étude de faisabilité- investir pour plus de 250 millions d’euros dans la modernisation et la reconfiguration des installations techniques de la SAR et de l’extension de sa capacité de traitement à près de quatre millions de tonnes dans le cadre du Programme Extension et de Modernisation de la SAR (PEMS). Des investissements pour renforcer les capacités de stockage de produits pétroliers liquides de 167 00 m3, ont été consentis par la société SENSTOCK créé par l’Etat en joint venture avec le secteur privé avec un capital social de 12 milliards de F CFA alors que, jusqu’en 2000, les capacités terrestres n’étaient qu’à 90 000 m3 seulement pour une demande annuelle de plus 1,5 millions de tonnes. Senstock a démarré ses activités depuis juillet 2010 et devrait permettre la réalisation des stocks de sécurité et réduire l’exposition du marché national aux pénuries. Institution du Comité d’importation des produits pétroliers chargé d’assurer les importations dans la transparence

La maitrise des prix des hydrocarbures constitue pour le Gouvernement une préoccupation majeure. C’est la raison pour laquelle, sur instruction de Monsieur le Président de la République, une ligne « stabilisation fiscale » a été introduite dans la structure des prix. Il s’agit d’abandonner tout excédent de TVA né d’un baril supérieur à 120 US $.

Cette mesure s’est traduite pour l’Etat par une perte de recettes de près de 4 milliards de FCFA en un seul mois ; mais elle a permis de stabiliser les prix au consommateur à leurs niveaux du 14 juin 2008.

En outre depuis le 13 juin 2009 et conformément à ses engagements vis-à-vis des partenaires au développement, le Gouvernement a supprimé la subvention sur le gaz butane. Cependant, pour atténuer la hausse du prix de ce produit social née de cette mesure, il a été décidé de suspendre les droits de douane de 5% et de supprimer la TVA de 18% sur le gaz butane ; ce qui constitue une perte de recette fiscale évaluée à un (01) milliard de FCFA toutes les quatre semaines.

La prise en compte des préoccupations des travailleurs du sous secteur retient également toute notre attention. Ainsi conformément au Pacte social 2008-2010, le gouvernement va continuer à privilégier un esprit de partenariat et de dialogue aux fins d’assurer le développement des sociétés du secteur dans le cadre d’un climat social apaisé en vue d’apporter des solutions durables aux problèmes posés à savoir :

l’augmentation généralisée par année des salaires catégoriels sur trois ans. 8% en 2008, 10% en 2009 et 12% en 2010 l’augmentation de l’indemnité de logement de 10.000 FCFA/mois et / travailleur pour chaque année l’indemnité de décès ascendants et descendants fixé au minimum à 100.000 FCFA l’indemnité de naissance fixée à 50.000 FCFA la retraite à 60 ans l’octroi d’une prime de risque l’extension du pacte social à toutes les entreprises du secteur

Le gouvernement va poursuivre ses efforts avec en perspective des projets importants tels que :

Forage en eaux profondes pour bientôt avec Firts Australian Resources (FAR) ; Forage programmé avec AGC du dôme Flore (huile lourde) ; Cession de 17% d’actions de la SAR au Groupe Binladen après étude de faisabilité du Programme d’Extension et de Modernisation de la Sar (PEMS) ; ce qui permettra à SBG/PCMC de contrôler la Raffinerie avec 51% des actions. L’augmentation de la capacité annuelle de traitement de la SAR qui devrait atteindre les 4 millions de tonnes grâce à l’adjonction d’une unité de désulfuration, d’une unité d’hydrocraquage, d’un sea-line destiné aux produits blancs, ainsi que la construction d’un bac de stockage des bases d’essence légère qui pourront être revalorisées. Avec la modernisation de la SAR la production de gaz butane va sensiblement augmenter pour atteindre 60 000 tonnes contre 10 000 tonnes actuellement. Par ailleurs, les stocks de sécurité de gaz butane passeraient à 33 jours avec près de 22 000 tonnes de capacités de stockage (dont les 10 000 tonnes et le sea-line seraient réalisés par l’Etat et le reste par les opérateurs privés). Mutation du Comité National des Hydrocarbures (CNH) et de la Commission de Régulation du secteur de l’Electricité à travers la création d’une Autorité de Régulation Multisectorielle de l’Aval du secteur des Hydrocarbures et de l’électricité création du Fonds de Sécurisation de l’Approvisionnement du pays en Produits Pétroliers (FSAPP)

Dans le cadre des explorations de gisements de pétrole ou de gaz, les contrats en cours de finalisation ainsi que les demandes de permis reçues attestent de l’intérêt que les compagnies pétrolières internationales portent au potentiel du bassin sédimentaire sénégalais.

Les travaux de recherche menés ces dernières années ont permis de faire quelques découvertes de gaz naturel en onshore et progresser significativement dans les recherches en offshore. En effet, plusieurs pièges potentiels de pétrole ou de gaz ont été mis en évidence.

Ainsi, des investissements atteignant 111,5 milliards de francs CFA et provenant essentiellement des compagnies pétrolières internationales sont prévus d’ici 2012 dans l’objectif de :

  • développer les gisements de gaz naturel dans le bloc de Tamna (Région de Thiès) afin d’accroître la production pour les besoins en combustible de la SENELEC ; cela permettra par conséquence de réduire les importations de fuel et donc à terme de stabiliser le prix de l’électricité ;
  • procéder à des forages de puits d’exploration en offshore où les probabilités de découvertes d’importants gisements de pétrole et de gaz naturel sont assez élevées.

b) Sous secteur de l’électricité

Le sous-secteur de l’électricité traverse une situation grave marquée par :

  • un déficit de production ;
  • un problème de sécurisation des approvisionnements ;
  • un mixte énergétique inadapté,
  • un retard dans l’exécution des projets gaz ;
  • un retard inquiétant dans la mise en place du projet de centrale à charbon dont la livraison ne pourra probablement pas intervenir avant 2014 ;
  • une SENELEC surendettée qui finance ses investissements avec des lignes de crédits à court terme ;
  • une trésorerie négative de la SENELEC qui fait difficilement face à ses engagements ;
  • un retard dans la mise en place des projets d’électrification rurale ;
  • une absence totale de contrôle de la qualité des produits pétroliers ;
  • un déficit de capacité de stockage, notamment pour le gaz ;
  • un programme d’approvisionnement, et cela combiné à une hausse du prix du pétrole.

Pour relever les grands défis au niveau du sous-secteur de l’électricité, les actions suivantes sont envisagées :

  • l’élaboration, dans le très court terme, d’un plan d’urgence. D’ailleurs, les toutes premières mesures de ce plan ont été immédiatement prises pour limiter les dysfonctionnements constatés dans l’approvisionnement en combustibles de Senelec.
  • la mise en œuvre d’une vaste campagne de lutte contre la fraude sur l’électricité.
  • le recouvrement de la dette des collectivités locales vis-à-vis de la SENELEC, de l’ordre de 17 milliards, qui est l’équivalent du coût d’achat d’une centrale de 40 MW ou d’un mois d’approvisionnement en fuel.
  • la mise en place, au niveau de la SENELEC, d’un programme de réduction de ses coûts d’exploitation et de maitrise de ses dépenses ainsi que d’un programme d’amélioration du rendement qui se situe actuellement à près de 80% ;
  • la sécurisation de la qualité du fuel avec la mise en place d’un laboratoire de contrôle ;
  • le renforcement des capacités financières de la SAR et de SENELEC pour sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers ;
  • la diversification des sources de production d’électricité ;
  • la mise en place d’un Comité de restructuration et de relance du secteur de l’énergie, qui va tirer profit de l’expérience des ressources humaines de qualité du secteur. Ce Comité est chargé de : (a) la supervision de la réalisation des différents diagnostics, études et audits entrant dans le cadre de la restructuration et de la relance du Secteur ; (b) de la validation des conclusions et recommandations des différents diagnostics, études et audits ; (c) de la proposition d’un plan de restructuration et de relance du Secteur ; et (d) du suivi de la mise en œuvre du plan de restructuration et de relance. Il convient de noter que le Comité établit, chaque fois que de besoin, un rapport transmis au Président de la République et au Premier Ministre ;
  • l’état des lieux au travers d’audits comptables, financiers et techniques de la SAR, de la SENELEC et du secteur. Ces travaux permettront de revisiter tout le secteur de l’énergie ;
  • de l’approvisionnement à la production en passant par le financement des hydrocarbures, le transport, la distribution, la facturation et les investissements, tout sera passé en revue et rien ne sera laissé au hasard, y compris la régulation.

Les résultats de ces audits permettront de bâtir un plan de restructuration et de relance, pertinent et réaliste en étroite collaboration avec tous les acteurs, y compris avec les partenaires techniques et financiers, dont le secteur a tant besoin.

En attendant, la mise en œuvre de ce plan, il est prévu une puissance additionnelle totale de 100 MW, à réaliser dans le très court terme. Plusieurs options sont présentement à l’étude.

De plus, face aux délestages constatés à Ziguinchor, des instructions ont été données aux Autorités de la SENELEC pour corriger de façon immédiate le déficit structurel estimé à 4,8 MW qui était la principale cause de ces coupures intempestives.

Ainsi, grâce à la puissance additionnelle de 8 MW que nous avons mise en place et en attendant l’extension de la centrale par l’installation de 02 autres groupes de cinq (5) MW chacun, la situation est aujourd’hui parfaitement maitrisée.

Dans le cadre de la coopération sous régionale, le Sénégal s’investit activement dans le développement des échanges d’énergie électrique avec les pays voisins à travers les projets intégrateurs de l’OMVS (Félou et Gouina) et de l’OMVG (Sambangalou et Kaléta). La réalisation de ces projets de l’OMVS et de l’OMVG, entre 2012 et 2014 permettra un meilleur approvisionnement en électricité dont les coûts et la disponibilité sont bénéfiques pour les pays de la sous région en particulier le Sénégal.

La SENELEC est, en outre, en discussions avec des investisseurs qui ont confirmé leur intérêt pour la construction de centrales utilisant les énergies renouvelables :

  • Centrales éoliennes à Taïba Ndiaye (125 MW) et à Saint Louis (15 MW) ;
  • Centrale solaire à Ziguinchor (7,5 MW) ;
  • Centrale à biomasse à Ross Béthio (30 MW).

De plus, la SENELEC a commencé à mettre en œuvre depuis 4 ans, un ambitieux programme de modernisation de ses équipements visant à renforcer les capacités de production, à mettre en place un réseau électrique bien équipé et à renforcer et développer les réseaux de distribution pour une meilleure qualité de service. Des plans directeurs ont été élaborés à cet effet.

Au titre du renforcement des capacités de production ces dernières années, on peut citer :

la mise en service de 65,8 MW en 2006 à la centrale C6 de Bel Air ; la mise en service de la Centrale BOO de Kounoune, d’une puissance de 67,5 MW fonctionnant au fioul lourd à partir du 1er février 2008 ; l’installation et la mise en service en 2008 de 60 MW à la centrale de Kahone 2

Entre 2001 et 2008, le programme d’investissement au niveau de la production a permis d’installer 286,5 MW de capacités additionnelles.

Au titre du renforcement des réseaux de transport et de distribution, on peut noter :

la liaison 225 kV Touba – Kaolack et 3 postes 225/30 kV qui ont été entièrement mis en service pour améliorer et sécuriser l’alimentation en énergie électrique du centre du pays (Tivaouane, Touba, Diourbel, Kaolack, Fatick, Nioro, Kaffrine et environs). Ce projet permettra également à la SENELEC d’améliorer son rendement par l’économie réalisée sur des pertes d’énergie qui étaient enregistrées sur le réseau 30 kV alimentant auparavant ces zones ; la boucle 90 kV de Dakar avec 28,5 km de câbles souterrains 90 kV, quatre (4) postes blindés 90 /30 kV et 29,5 km de câbles à fibre optique sont en cour de réalisation sur financement de la République de Chine pour un montant global de 28,6 milliards FCFA. Ce projet permettra de sécuriser l’alimentation en énergie électrique de la capitale en améliorant la qualité de service et la souplesse d’exploitation, et de réaliser le changement de tension du réseau 6,6 kV de Dakar en 30 kV en vue de réduire les pertes techniques. la ligne de contournement 90 kV du Cap des Biches réalisée et mise en service en Août 2008. le nouveau Dispatching National, mis en service en 2009, permettra de renforcer la coordination au niveau du réseau interconnecté et mieux gérer les échanges internationaux d’énergie électrique au niveau de la sous-région ; le projet extension des réseaux distribution des zones de Mbour et Touba, financée par la BOAD à hauteur de 2,4 Milliards permettra à la SENELEC de répondre à la demande qui y connaît une croissance soutenue et régulière. Pour Touba, les travaux sont terminés ; pour Mbour les mises en service sont en cours ; dans le cadre de la sécurisation de l’alimentation des sites situés sur la corniche et dans les zones des Almadies, de NGor, de Ouakam, de Yoff et de l’aéroport, 36 Km de réseaux MT dont 19 Km prévus dans le cadre du projet Renforcement Réseau MT phase 2 et 17 Km supplémentaires, ont été réalisés et mis en service.

Malgré toutes ces initiatives prises par la SENELEC avec l’appui du Gouvernement pour sortir de ses difficultés et rester dans la tendance d’une saine gestion, il est indispensable de lui restaurer les ressources qui garantissent, de façon pérenne, la sécurité de son exploitation et qui lui permettent d’assurer une bonne qualité de service.

Par ailleurs, afin de contenir les effets négatifs de la hausse du cours du baril sur les ménages et sur le coût des facteurs de production des acteurs économiques, le Gouvernement, a dû intervenir sur la fixation des prix des produits pétroliers et de l’électricité, avec :

  • la couverture des manques à gagner liés à l’utilisation par la SENELEC du gasoil en lieu et place du diesel oïl, suite aux perturbations sur la disponibilité des produits pétroliers (fioul) sur le marché ;
  • la garantie à la SENELEC du niveau des revenus autorisés par la CRSE, dans le cadre de la régulation des tarifs de l’électricité, que le Gouvernement a gelé pour protéger le consommateur, en versant en conséquence à la SENELEC une compensation ou manque à gagner.

Dans le cadre de la recapitalisation de la SENELEC les besoins de refinancement étaient fixés à 109 milliards CFA, dont 102 milliards CFA ont été versés à SENELEC entre décembre 2007 et décembre 2008, avec 65 milliards CFA provenant du budget de l’Etat, le complément de 44 milliards CFA des

partenaires au développement, en appui budgétaire, déjà réalisé à 37 milliards CFA en 2008 ; et 7 milliards CFA restants prévus en fin 2010.

En mesure complémentaire, l’Etat a décidé, en faveur de SENELEC, un prêt subordonné de 9 milliards CFA et un rééchelonnement sur cinq ans des arriérés de payement en 2008 de la dette rétrocédée de 17,5 milliards CFA.

En ce qui concerne l’électrification rurale, le Gouvernement du Sénégal a ainsi porté le taux d’accès à l’électricité dans le monde rural de 7 % en 2000 à 22 % en 2010, grâce à un concours financier sur budget de l’Etat de plus de 25 milliards de F CFA dans la période.

Le rattrapage des retards notés dans la mise en œuvre des programmes 2008 et 2009 sur budget de l’Etat constitue une préoccupation de premier plan pour 2011.

L’objectif affiché est d’atteindre un taux d’électrification rurale de 50 % à l’horizon 2012.

La stratégie retenue à cet effet a été la mise en place d’une nouvelle stratégie axée autour de :

l’érection du secteur privé en acteur majeur de l’électrification rurale dans le cadre d’un partenariat public/privé, l’adoption du concept de concession d’électrification comme cadre de mise en œuvre du programme prioritaire d’électrification rurale de l’Etat (PPER), avec la possibilité d’appuyer les projets d’initiative locale (Projets ERILS) initiés par les collectivités locales, les associations de consommateurs, les groupements villageois et les opérateurs locaux.

Ainsi, l’ASER a subdivisé le périmètre rural national en 10 concessions à octroyer au secteur privé dans le cadre d’un partenariat public-privé. Et le Gouvernement a décidé que 30 % du capital des sociétés concessionnaires d’électrification rurale sera détenu par le privé national.

Pour le niveau du taux d’électrification rurale et par rapport aux prévisions, le pic des réalisations est réellement attendu en 2011, avec le démarrage des travaux d’électrification dans plusieurs concessions et la mise en œuvre de plusieurs projets d’Electrification Rurale d’Initiative Locale (ERIL) dont les financements sont déjà bouclés et les procédures d’appel d’offres déjà entamées.

Ainsi, il est prévu en 2011, la signature de 4 concessions : Mbour, Kolda-Vélingara, Fatick-Gossas-Kaolack-Nioro, Kaffrine-Tamba-Kédougou.

Aussi, les travaux concernant l’ambitieux programme d’urgence d’électrification rurale de 473 villages, dont 100 seront réalisés par l’ASER et 373 par la SENELEC, vont démarrer dans les prochaines semaines. La réception des travaux est prévue au plus tard en juin 2011. Une grande partie de ces villages concernent ceux situés près des réseaux électriques, afin de satisfaire une vielle doléance des populations de ces localités. Le coût global de ce programme avoisine les 12 milliards de F CFA.

Mohamed El Amin THIOUNE

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1 Message

  • Remerciements 4 août 21:57, par cloe6948

    Si vous vous écoutiez et si le sucre ne faisait l’objet d’aucune restriction alimentaire, les confiseurs ne penseraient même plus à leur fameuse trêve. Je ne crois pas que les téléphones portables soient cancérigènes. La mesure pour calculer si une personne est à un poids normal, en surpoids ou obèse est l’indice de masse corporelle ou imc. C’est en met-heure et non pas en kilocalories que la dépense énergétique doit être calculée. PS : comparatif mutuelle santé. Ces quatre lettres. Quel que soit comparateur mutuelle étudié chez l’homme, jamais, dans aucune étude sérieuse, l’aspartame n’a pu être incriminé comme étant potentiellement cancérigène. On le voit bien, à côté du mécanisme de contrôle de la division cellulaire, les systèmes de réparation de l’adn sont aussi cruciaux vis-à-vis des risques de mutuelle comparée.

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