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Médias Sénégalais : Nivellement par le bas - Aida Patra, Amina Poté, Pape Cheikh Diallo, Ahmeth Aïdara et les autres !

mardi 3 décembre 2013

Le paysage audio visuel sénégalais patauge depuis quelques années dans une navrante médiocrité. A la recherche d’un Audimat fluctuant, les patrons de télévision, sans aucune formation adéquate dans les métiers de l’audiovisuel, apprenti boucher, photographe ou maître d’arabe, ne peuvent saisir les enjeux d’un média aussi puissant dans un monde en pleine mutation où les repères se perdent. Prenez une soirée et regardez nos écrans et vous aurez honte de voir certaines scènes avec votre famille. En dehors des plages d’information, les programmes sont vides de sens. Analysons les prestations de nos soi disant stars du petit écran. Que voit-on et qu’écoute-t-on ?


A Zik Fm, la radio urbaine comme le proclame son slogan, Pape Cheikh Diallo sévit avec sa voix qui est tout sauf radiophonique de neuf heures à Quatorze heures. Passant les titres des chanteuses telles que Fatou Guewel ou kiné Lam massacrant allègrement leurs morceaux chantonnant au dessus de leurs voix incitant l’auditeur à n’entendre que ses péroraisons. A la télé, c’est encore pire. Il plastronne avec une co animatrice de dix huit heures à 21 heures on se demande si ce garçon a le temps de recharger ses batteries. Prenant sa radio pour une pale copie de « Rires et Chansons », une station fm parisienne de blagues et de musique, il pense comme beaucoup que l’animation, est une partie de rigolade. Aucune rubrique sérieuse ni de recherche documentaire sur les parcours de vie des artistes. On enfile les morceaux jusqu’à la fin de l’antenne. Sous prétexte qu’il fait de l’audience, ses supérieures hiérarchiques laissent faire.

Ahmet Aidara, lui, est la catastrophe médiatique incarnée. Prenez sa revue de presse, c’est tout sauf ce qu’elle parait être. Ce transfuge de Rfm s’égosille à travers les ondes en déformant les articles y ajoutant son grain de sel ridicule. La revue de presse est un genre rédactionnel sérieux et noble écouté par les décideurs ; les cadres et les masses populaires avant d’aller au travail. Dans les grandes démocraties comme en France, seuls grands journalistes ayant blanchi sous le harnais de ce métier exigeant l’animent. Les plus célèbres sont Ivan levai Directeur de radio ou Alex taylor ex directeur de la rédaction de Rfi. Chez Ahmeth Aidara, cette rubrique vire au « Khakhar » on se demande même si elle n’est pas monnayée. De plus, des gens n’ayant pas la formation requise se permettent d’interviewer en prime time les plus hautes autorités ou leaders politiques de notre pays.

Maintenant venons en à Aida Patra et Amina Poté. Aissatou Kane et Natacha Souhaibou, de leur vrai nom, indisposent beaucoup de gens lors de leurs risibles prestations télévisuelles. AIda Patra, elle, est une présentatrice d’un téléachat qui ne dit pas son nom vantant les articles des magasins d’habillement dans un langage au ras des pâquerettes. On s’interroge sur ce qui a poussé une chaîne aussi sérieuse que la Rts dont la tenue d’antenne est une référence en Afrique à enrôler une quasi analphabète qui, lors des fêtes religieuses telles que la Tabaski ou l’Achoura, fait le tour des maisons d’artistes pour se remplir les poches prétextant des interviews sur ces événements festifs au mépris de toute déontologie.

Amina Poté, elle, est le symbole de la vulgarité. Un confrère très taquin m’a fait la remarque suivante : Elle se comporte ainsi parce qu’elle n’a pas d’oncle dans notre pays. Ce n’est pas une excuse pour divertir de manière obscène les teen agers, et les ménagères de 50 ans. posant des questions dérangeantes à ds adultes irresponsables dans son émisssion de caniveau « Richmond Jizz » qui ne signifie pas grand chose.« Nell Akh », « kilo », « Ma Koy dagaté » etc extraits de son jargon. Cette serveuse aurait dû rester à sa place ou aller faire autre chose sauf de la télé. Analphabète, seul le paraître l’intéresse. Son image et le sens de ses propos l’intéressent peu.

A Walf, elle a son alter ego dans la démesure et la vulgarité. Il s’appelle Thiamass. Comment peut on animer une émission en dansant de manière obscène de neuf heures à midi ?

La responsabilité de l’Etat, du Cnra, des directeurs d’organes et du Synpics est engagée car on a laissé trop faire en ouvrant la porte de nos médias à des individus que seule la notoriété, la gloriole et les privilèges indus restent leurs centre d’intérêt. Tous les professionnels de la communication sociale doivent se lever comme un sel homme afin de remédier à cette situation si préjudiciable pour nos familles et au delà la société sénégalaise dans sa globalité. Réagissons contre ces vecteurs de perversion avant qu’il ne soit trop tard

E. Momar WADE Journaliste 13éme promotion Cesti 1983 wade_momar@yahoo.fr

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