Accueil du site > Sports > NIANG, DIAWARA, PAPE GUEYE, BADARA SENE….Karim Aklil livre ses carnets (...)

NIANG, DIAWARA, PAPE GUEYE, BADARA SENE….Karim Aklil livre ses carnets secrets

samedi 19 septembre 2009

Karim Aklil a fait couler beaucoup d’encres et de salives en France. Surtout dans le si trépidant monde des agents de joueurs, où il est accusé a tort ou à raison, de faire de l’usurpation parce que ne disposant pas encore de licence en bonne et dûe forme. Mais pour le conseiller de Mamadou Niang, Souleymane Diawara, Demba Bâ, Badara Sarr, Karim Ziani, il ne s’agit de la jalousie de ses adversaires qui ne tolèrent pas la fulgurance ascension de son écurie. Présentement à Dakar, pour nouer des relations avec les présidents des clubs sénégalais, le Franco-algérien a levé un coin de voile dans ses rapports avec ses joueurs.


Karim Aklil est à Dakar depuis jeudi dernier. Lors d’un face à face avec la presse hier, vendredi 18 septembre, à Sofitel Teranga, le Conseiller des joueurs a confié qu’il compte nouer des relations de partenariat avec les présidents des clubs sénégalais qui le désirent. “Je voudrais établir des relations avec les clubs sénégalais dans le but de pouvoir amener des joueurs“, déclare M. Aklil qui n’a pas manqué de faire part des relations qu’il entretient avec les joueurs sénégalais, parmi lesquels, Mamadou Niang, Souleymane Diawara (Marseille), Badara Sène (Le Mans), Demba Bâ (Hoffeiheim) et le jeune Pape Guèye (Bordeaux) sur qui, il n’a pas tari d’éloges. “C’est un attaquant promoteur. Il est rapide et véloce. L’an dernier, il a inscrit 14 buts et a refusé de signer un contrat de quatre ans avec Fulham (Premier League). Il n’a que 19 ans et mesure 1,83 m“, souligne-t-il.

Manque de communication entre joueurs et sélection

Karim Aklil est également revenu sur les relations souvent heurtées entre les joueurs et leur sélection. La dernière en date concerne deux joueurs de son écurie : Mamadou Niang et Souleymane Diawara. “Nous avons tous un intérêt commun. La sélection est très bénéfique pour les joueurs. Imaginez un joueur qui brille dans une coupe du monde. Forcément sa cote va grimper. C’est une vitrine. Je ne suis pas ici dans le cadre promotionnel. Mais, je salue les idées novatrices de l’actuelle équipe fédérale. Il y avait juste un problème de communication. Nous allons établir de bonnes relations avec le Président (Me Senghor, Ndlr) que je vais rencontrer. Parce que je dois pousser mes joueurs à avoir un rayonnement international“.

Et d’ajouter : “j’ai une autre conception du travail d’un agent. Je pense qu’il ne doit pas simplement se contenter des mercato pour vendre et récupérer sa commission. Il faut des relations extra-sportives. On doit être présent pendant les meilleurs moments come dans les moments difficiles“. C’est un tel état qui l’anime qui a poussé Mamadou Niang à quitter Jean-Pierre Bernès et à le rejoindre, indique-t-il. Sans compter Jeannot Werth, Karim Ziani, Elliot Grandin et Anthony Le Tallec.

“Le côté communautaire m’a rapproché des joueurs africains“

Karim Aklil a avoué que ses origines africaines ont beaucoup facilité ses relations avec ses joueurs. “Je suis d’origine africaine (Algérie, Ndlr). Je pense que ça a un peu permis d’huiler mes relations avec les joueurs du continent noir. Dans ce métier, la confiance est très importante. C’est en installant un climat de confiance entre le joueur et son conseiller que l’on arrive à avoir de vrais rapports.

Le côté communautaire n’est pas négligeable. Je suis musulman. Je suis africain d’origine. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Il y a des affinités qui se créent comme ça“, confie Karim Aklil, 35 ans, qui est aussi un féru de l’organisation de concert rap (Urban Peace au Stade de France en 2002) ou à Miami..

Et de se demander : “est-ce que si je m’appelait Julien, Jean, Martin, ce serait pareille ? Je ne sais pas“.

“Mais, ajoute-t-il je peux vous dire qu’il y a effectivement le côté communautaire qui rapproche beaucoup. Je ne me suis jamais posé la question, mais nous avons des cultures qui sont proches“.

Des piques à des détracteurs

“Pour être agent, il faut avoir un cassier judiciaire vierge“, souligne-t-il. “Pourtant, Jean-Pierre Bernès avait été condamné (dans l’affaire VA-OM, Ndlr). Or, je ne suis pas sûr qu’on lui aurait donné cette chance, s’il s’appelait Karim ou Mohamed“.

Et d’ajouter : “le fait que certains joueurs aient quitté des staffs médiatiques importants pour rejoindre mon écurie, a créé de la jalousie. C’est pourquoi certains ont porté plainte auprès de la Fédération française de football. Mais jusqu’à ce jour, je n’ai aucune condamnation, ni aucune sollicitation venant de la FFF“.

“Parce que tout simplement, argue-t-il, tout ce que je fais, est totalement légal. C’est-à-dire, lorsque j’ai commencé à travailler dans ce métier, j’ai suivi les conseils de mes avocats. Mieux, il n’y a aucun article du droit de sport ou du code de sport qui nous empêche d’associer nos structures et d’être associé à un agent de la Fifa. J’ai un associé qui est un agent de la Fifa. Je m’appuie sur lui pour avoir des relations avec les clubs. Pour ma part, je participe activement à la vie de mon joueur au niveau de ma société que j’ai le droit de défendre“.

“La faiblesse, le petit esprit de ces agents, qui ont voulu porter plainte à l’unisson, parce qu’ils sont quatre voire cinq d’après mes informations, ont pensé que je travaille de manière illégale en utilisant mes relations avec les joueurs pour ensuite toucher des commissions. Ce qui n’est vraiment pas le cas. La bonne preuve c’est que j’ai reçu la convocation de la FFF pour le 24 septembre pour passer la deuxième partie de mon examen“.

Pour rappel, il y a deux épreuves en France. Une épreuve générale et une autre dite spécifique. “J’ai obtenu la meilleure note de 17/20 en épreuve générale“, confie-t-il. Mais il doit repasser l’épreuve spécifique. Ce qui selon lui, constitue une preuve supplémentaire que s’il y avait quelque chose d’illégale dans ce qu’il faisait, il n’allait pas être convoqué.

Rappelant que M. Aklil, avait été recalé en 2005. Bonne chance !

par Abdoulaye THIAM

Source : Sud Quotidien

Répondre à cet article