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Organisation du premier tour : La CENA vide son sac

lundi 12 mars 2012

Après le premier tour du scrutin, la CENA a donné le bilan de ses travaux. Et, le moins que l’on puis dire est que l’organe chargé des élections n’a pas eu la tâche facile. Il dit regretté le comportement « inacceptable » de certaines personnes notamment des autorités publiques qui ont tout fait pour faire obstruction au bon déroulement du vote.


Après la première phase du scrutin, l’heure est à la mise au point du côté de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA). « Après la compilation de l’ensemble des rapports envoyés par nos CEDA et DECENA (représentations de la CENA au niveau des différents départements), nous avons dressé un bilan exhaustif du contrôle exercé par la CEDA, qui nous a ainsi permis de certifier que la CENA était dans tous les bureaux de vote à quelques rares exceptions près », s’est réjouit Doudou Ndir, le Président de l’organe.

Cependant, l’organe en charge de la supervision du vote a souligné qu’il se désole du fait que le scrutin n’ait pas pu se tenir dans 26 bureaux de vote répartis dans le département de Bignona, plus précisément dans les arrondissement de Kantouck, Sindian et Kataba. Pour M. Ndir, cela « est liée à l’arrivée tardive du matériel électoral du fait d’un camion électoral qui a été attaqué par des éléments armés ou par l’absence dudit matériel ». Aussi, à cause de l’insécurité dans certaines zones, « des bureaux de vote ont été délocalisés avec l’accord des représentants de candidats et de la CEDA », a-t-il ajouté.

Suite au rejet des recours introduits par certains candidats par rapport à la non prise en compte de suffrages, le Président de la CENA explique que « ce sont les résultats de ces bureaux qui ont été annulés à bon droit par la commission de recensement des votes par application de l’article L 36-3 du code électoral qui, poursuit-il, dispose que la liste des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national est définitivement arrêtée et publiée 30 jours avant le scrutin par le Ministère chargé des élections sous la supervision et le contrôle de la CENA ». « Elle ne peut faire l’objet d’aune modification », a-t-il précisé.

En outre, il a été noté l’inquiétude des citoyens sur la sécurité dans plusieurs lieux de vote. « Nous pouvons vous assurer que les problèmes de sécurité enregistrés l’ont été dans trois autres départements : Diourbel, Tambacounda et Goudiry », a déclaré M. Ndir, devant la presse. Lui d’expliciter qu’ « à Goudiry, c’est le blocage du vote du fait d’un représentant d’un candidat. A Diourbel, c’est l’accrochage violent entre partisans de Idrissa Seck et des proches d’Aminata Tall. Enfin, dans le département de Tambacouda, nous avons enregistré le comportement inqualifiable du Ministre Khouraissy Thiam qui a requis l’intervention d’un sous-préfet pour obliger le président du bureau de vote à accepter qu’il vote sans carte nationale d’Identité en violation de la loi, et malgré l’opposition de notre contrôleur ». Le président de l’organe de supervision des élections a reconnu aussi que « la coordination de l’opération de ramassage et de convoyage des PV n’a pas toujours été simple. Elle a pu néanmoins, se dérouler dans des conditions acceptables, sauf, a-t-il regretté, dans quatre départements (Diourbel, Guoudomp, Kémbémer et Sédhiou). Selon le président, « A Diourbel, les agents chergés du ramassage des PV n’avaient pas été instruits des modification de le loi 11 (du code électoral qui assure dorénavant au superviseur de la CEDA sa place dans le convoi). A Linguère aussi, les superviseurs de la CENA n’ont pas été acceptés dans les véhicules chargés de la mission, malgré l’accord préalable du préfet. A Darou Mousty, le même comportement a été noté chez des autorités administratives qui ont décidé de ne plus accepter nos superviseurs dans les véhicules de ramassages des PV ».

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