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Sénégal : la contestation continue à Dakar et sa banlieue

lundi 20 février 2012

Alors que la campane électorale pour l’élection présidentielle du 26 février entre dans sa dernière semaine, la situation est toujours tendue dans la capitale Dakar. Un rassemblement, interdit par le gouvernement, du mouvement d’opposition M23 était prévu ce lundi 20 février. Ces derniers jours, les manifestations de l’opposition se sont succédé. Les forces de l’ordre les ont dispersées à coups de grenades lacrymogènes.


La situation est agitée puisque Dakar était toujours en proie à certaines manifestations ce lundi, notamment dans les banlieues comme Mbao, Hann Maristes et Cambérène. Des jeunes barrent les routes, jettent des pierres, empêchent les voitures de passer.

La contestation devait se poursuivre une bonne partie de la journée puisque le mouvement d’opposition M23, à l’appel du candidat Cheikh Bamba Dièye, a demandé aux manifestants de se rassembler dans le quartier du Plateau. Or, les manifestations ont été interdites par le ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom dans le centre de Dakar. Ce qui fait craindre de nouveaux affrontements.

La situation est d’autant plus tendue que la soirée d’hier s’est achevée sur un bilan humain assez lourd. Au moins deux manifestants ont perdu la vie, un dans la ville de Rufisque et un autre à Saint-Louis. Alors, les candidats de l’opposition devraient se réunir en début de soirée pour examiner la stratégie à tenir dans les jours qui viennent.

La situation dégradée après les incidents dans la grande mosquée tidiane

Ce qui a envenimé la situation, c’est ce tir de gaz lacrymogène vendredi dans la grande mosquée tidiane de Dakar. Et ce matin, le porte-parole du président Abdoulaye Wade a présenté ses excuses pour cet incident, reprochant cependant à l’opposition d’avoir cherché la provocation en appelant à manifester après la grande prière de vendredi.

Depuis ce lundi matin d’ailleurs, pouvoir et opposition s’accusent mutuellement de chercher le chaos dans le pays. Ce qui est certain, c’est que l’inquiétude grandit à Dakar alors que le pays doit voter dimanche prochain. Une inquiétude dont les observations de l’Union africaine feront sans doute part aux autorités. Le chef de la délégation des observateurs de l’Union africaine, le Nigérian Olusegun Obasanjo, est attendu ce mardi 21 février à Dakar.

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