15 heures. Les voitures défilent sur la route des Almadies. Une Renault 21, avec à son bord deux dames de race blanche, s’arrête devant la maison de Mme Fabienne Féliho. Les deux dames s’approchent poliment du groupe de femmes postées à quelques mètres de l’entrée de la maison. Elles demandent si les meubles disposés devant la maison sont à vendre. La réponse est sèche : « Non madame, on déménage », rétorque l’une des femmes retrouvées sur place. Les deux dames remontent dans leur voiture et reprennent leur chemin. Même s’ils ne descendent pas de voiture, les autres automobilistes marquent un temps d’arrêt devant le luxe exposé en plein air. Il ne s’agit pas d’exposition, encore moins de vente aux enchères. Ce sont les bagages de Fabienne Féliho qui ont été jetés dehors par Mansour Guissé, encore son mari devant la loi.
Des salons en cuir, des lampes, des vases, des pots de fleurs, des lits, des bibliothèques… Tous les bagages de luxe qui se trouvaient à l’intérieur de la maison de Mme Guissé ont été vidés de la maison. C’est l’huissier qui est passé par là. Pourtant, il était passé la veille avec des documents du juge pour l’expulsion de la dame. Mais c’est finalement hier que la décision de justice a été exécutée.
Les parents et certains proches de Fabienne ont fait le déplacement pour apporter leur soutien à l’ex-Miss Sénégal. Les taxis débarquent toutes les dix minutes des jeunes, venus aider la dame à faire sortir ses bagages.
Des gendarmes montent la garde devant la maison. Ils interdisent à toute personne de s’approcher de l’entrée de la maison ou des bagages. Les entrées sont filtrées. Malgré la chaleur qui règne sur les lieux, certains curieux sont venus assister à l’événement et les commentaires d’y aller bon train.
Le spectacle est triste. Mais ne semble pas ébranler Mme Guissé. Bien au contraire, très sereine, avec des allers et retours, la dame s’assure que tous ses bagages sont bien sortis sans être endommagés. Elle pouvait bien éviter cette situation en louant une voiture pour embarquer ses bagages, mais elle a préféré montrer à tout le monde qu’elle a des problèmes et que son mari a jeté ses bagages dehors. Et c’est avec un regard impuissant que les gens assistent à la scène. Et un à un, les bagages de Fabienne quittaient la maison de Mansour Guissé, certainement comme ils étaient rentrés, c’est-à-dire entre de gros bras.
Par Latir MANE
Sourc : L’observateur
