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Un officier avertit : « Un Etat n’envoie pas ses soldats en prison ».

jeudi 24 mai 2012

Des responsables de la police ont été entendu dans le cadre de la mort de l’étudiant ,Mamadou Diop, lors des manifestations du M 23, un commandant de gendarmerie aurait été convoqué pour sa responsabilité présumée dans le décès de Malick Ba,à Keur Massar. Ces actes ont fini d’installer un malaise au sein des forces de l’ordre. Un officier de police s’est confié à SIWEUL.


Notre interlocuteur un officier de police, rompu aux missions de rétablissement de l’ordre, estime que les forces de l’ordre ont fait preuve d’un grand professionnalisme et d’un sang froid à toute épreuve sinon les morts se compteraient par dizaine de milliers pendant les manifestations du M23, il nous souffle que par moment, ils avaient l’impression d’être en face de personnes bien préparées pour conduire une guérilla urbaine. Notre officier avoue que par moment les troupes étaient au bord de la rupture, elles étaient fatiguées et découragées, il aura fallu toute l’autorité des chefs pour que la discipline continue à régner au sein des rangs. Notre interlocuteur se souvient encore du soir où un élément du GMI a été tué, ses frères de corps étaient inconsolables et étaient prêts à en découdre contre les manifestants, mais il aura fallu les calmer et les maitriser.

Sur les morts enregistrés lors des émeutes, l’officier de Police parle de bavure dans la plupart des cas, il avoue que les plus hautes autorités n’ont jamais cessé de leur demander de gérer la situation avec sérénité.

Sur les poursuites engagées contre certains commandants et agents des forces de l’ordre, notre interlocuteur nous confie qu’elles ont crée un malaise à leur sein, il estime qu’une république a besoin d’avoir des hommes de valeur comme le commissaire Arona Demba Sy, qui en cas de besoin défende les institutions contre vents et marrées. « C’est un homme de service commandé » déclare notre interlocuteur. Il ajoute qu’un pays n’envoie pas ses soldats en prison, c’est un précédent dangereux. Dans le futur, les officiers rechigneraient à faire correctement leur travail, car il estime dans les opérations de maintien de l’ordre, il arrive un moment, où, il faut « nettoyer » sans complaisance. Il estime que les autorités du ministère de l’intérieur et de l’armée ont bien raison de ne pas permettre à n’importe qui d’entendre et de mettre les soldats en prison.

Doudou COULIBALY

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