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Une mineur française violée à la Médina : Un videur du dancing « K club » et son cousin déférés par la police

vendredi 11 avril 2008

Un videur du dancing « K club », Abdoulaye Diakhaté et son cousin, Ibrahima Koïta, ont été déférés au parquet par la Sûreté urbaine. Ils ont été arrêtés, après enquête, suite à une plainte pour viol sur une mineure française, I.H. La plainte a été déposée par le chef du service des éducateurs de l’aide sociale à l’enfance de la France.


Tout est parti de la plainte de Mme Patricia Brunel venue spécialement de Paris. Elle a porté plainte auprès des hommes du commissaire Modou Diagne, chef de la Sûreté Urbaine, pour viol sur une mineure française nommé I.H et s’est constituée partie civile. Le dossier est ainsi confié au commissaire Mamadou Sylla Sy, chef de la brigade spéciale chargée des mineures.

Mme Patricia Brunel est, en effet, le chef du service des éducateurs de l’aide sociale à l’enfance de France. Sa fonction consiste à superviser le travail des éducateurs spécialisés pour les jeunes en difficulté. C’est à ce titre qu’I.H, née en 1991, a été confiée, depuis septembre 2007, à son service suivant décision du juge des enfants pour un placement en foyer. La Française a ainsi été envoyée à Dakar « en séjour de rupture » auprès de Martine Fouet, responsable de l’association « Vivre art » ayant comme projet la prise en charge des problèmes liés à l’adolescence et les conflits familiaux. Mais son séjour à Dakar n’améliorera pas le sort de cette fille, dépeinte comme une adolescente difficile.

N’ayant plus de solution, Mme Fouet a écrit au juge des enfants pour lui demander le retour de I.H en France. Son séjour devant expirer en septembre 2008, elle a été confiée à la pouponnière « Vivre ensemble » de Mbour depuis le 1e décembre 2007. En attendant. Tout allait pour le mieux jusqu’au 04 mars 2008 quand I.H a appelé Mme Patricia Brunel au téléphone pour l’informer qu’elle a été victime de viol et que l’auteur des faits serait le frère de l’une de ses connaissances du nom d’Ibou (Ibrahima Koïta). Une plainte a ainsi été déposée auprès du juge des enfants du tribunal d’Evry en France et au parquet de ce même tribunal. Parallèlement à cela, la Sûreté Urbaine est saisie.

« Elle était consentante », se défendent les mis en cause

Interrogée par le commissaire Mamadou Sylla Sy, I.H a déclaré avoir connu Ibou à la Gueule Tapée lors d’un de ses séjours. Ils ont sympathisé et ont commencé à se fréquenter. C’est ainsi qu’un jour, Ibou lui a demandé de l’accompagner à la Médina. Sur place, il l’a conduite dans la chambre de son cousin Abdoulaye Diakhaté, un videur du dancing « K Club ». Selon la fille, à un moment donné, Ibrahima Koïta est sorti pour la laisser seule avec un autre homme qui les a rejoints dans la chambre et qu’il a présenté comme étant son frère. C’était Abdoulaye Diakhaté.

Ce dernier a commencé à lui faire des avances qu’elle a rejetées. Alors que le monsieur s’entêtait, I.H s’est levée pour partir. Ne l’entendant pas de cette oreille, Abdoulaye Diakhaté l’a projetée sur le lit pour défaire le pagne qu’elle portait et la violer jusqu’à éjaculation. La Française, larmes aux yeux, a quitté la chambre et est tombée sur Ibrahima Koïta à qui elle a raconté sa mésaventure. Ce dernier de sermonner son cousin avant de partir avec la fille.

Arrêté et auditionné, Ibrahima Koïta a confirmé les propos de la fille. Il a déclaré qu’il était dans cette chambre avec la Française pour griller un joint de chanvre. Après cela, I.H s’est donnée à lui. Après une partie de gymnastique horizontale, il s’est levé pour aller chercher de l’eau. En quittant, il l’a laissée avec Abdoulaye Diakhaté qui venait d’arriver.

Selon lui, à travers la fenêtre, il a vu le videur projeter I.H sur le lit. Ce, pour dire qu’Abdoulaye Diakhaté a bien entretenu des relations sexuelles avec I.H sans son consentement. Interrogé à son tour, le videur de « K Club » a reconnu avoir entretenu des rapports sexuels avec I.H, mais ajoute qu’elle était consentante. Au terme de l’enquête, Abdoulaye Diakhaté et Abdoulaye Koïta ont été déférés au parquet, hier.

Source : L’observateur

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