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Youssou Ndour sur son entrée dans le gouvernement de Makhy Sall :’’je suis disponible’’

jeudi 29 mars 2012

Dans cette interview accordée à La Croix, Youssou N’Dour explique ce qu’il attend du Président Sénégalais nouvellement élu, Macky Sall. Mais en même temps, le chanteur dont la candidature à l’élection présidentielle sénégalaise avait été rejetée en janvier dévoile ses ambitions politiques et lance un appel pour que la France soulage la dette du pays.


Pensez-vous avoir un rôle à jouer aux côtés de nouveau président ? Écoutez, nous avons participé à une victoire historique. Je suis en train de discuter avec lui. Vu la situation du Sénégal, je me dois d’aider mon pays. Des décisions doivent être prises d’ici à la fin de la semaine. Je vais écouter et prendre note.

Si Macky Sall vous proposait d’entrer dans son gouvernement, accepteriez-vous ? Cela dépend de ce que l’on me propose. Je ne suis pas entré en politique en pensant à occuper un poste ministériel. J’avais d’autres ambitions (1). Cela n’a pas pu aboutir. Pour l’heure, je préfère attendre la fin de discussion pour prendre une décision. Je n’attends rien de particulier. La seule chose qui m’importe est de voir le Sénégal libre, que les gens mangent bien, qu’ils s’amusent, rigolent et bossent. Je peux contribuer à atteindre ce but, par mes idées, mes relations, mes connexions. Je ne suis pas vieux : donc, je suis disponible.

Allez-vous présenter des députés aux législatives de juin ? Ah oui ! Nous devons étudier la question si ce sera sur l’ensemble du territoire sénégalais, seuls ou dans une coalition. Attendons que le président nomme son gouvernement, que l’on soit fixé sur le calendrier électoral. Mais je pense que mon mouvement doit devenir un parti.

N’est-ce pas un problème de s’engager en politique et de posséder par ailleurs une chaîne de télévision, une station de radio et un quotidien national ? Être à la fois un patron de presse et exercer des responsabilités politiques, ce n’est pas, moralement, possible à mes yeux. Si cela se présente, j’en tirerai les conclusions qui s’imposent. Par ailleurs, je n’ai pas renoncé à la musique mais pour l’heure, je n’ai pas beaucoup de temps pour y penser. Je dois trouver dans l’avenir une combinaison acceptable afin de pouvoir aussi continuer cette passion.

Dans cette nouvelle ère qui s’ouvre pour le Sénégal, qu’attendez-vous de la France ? Je pense que la France doit être fière du Sénégal. Nous méritons son attention, son aide, son soutien et sa coopération. Elle doit nous aider à consolider le changement. Wade a endetté notre pays. Cela va être un obstacle pour notre développement. En 2000, avec mon ami Bono (chanteur de U2, NDLR.), nous avions demandé à Jacques Chirac et à Lionel Jospin d’effacer la dette du Sénégal. Ils l’ont fait. Ce qu’on a pu faire pour Wade, Macky Sall le mérite. J’appelle la France à effacer la dette que Wade nous a léguée, ou au moins à l’alléger : cela aidera la nouvelle équipe au pouvoir à relever notre pays. Il y a urgence.  ;

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